La conduite autonome est en réalité divisée en cinq catégories. Du niveau 1 (régulateur de vitesse adaptatif, park assist, freinage d’urgence automatique, etc.) au niveau 5 (véhicules complètement autonomes comme ceux de Waymo). En France, elle est autorisée jusqu’au niveau 2, comme le prévoient les normes européennes ; une situation complètement opposée à celle des États-Unis, où les conducteurs peuvent l’exploiter sans entrave. Toutefois, il se pourrait que le cadre réglementaire évolue dès l’année 2025.
Un paysage réglementaire en mutation
Si on parle beaucoup de l’Autopilot de Tesla (qui se retrouve assez régulièrement critiqué outre-Atlantique), le constructeur n’est pas le seul à proposer son système de conduite autonome. Mercedes a son DRIVE PILOT, Audi son AI Traffic Jam Pilot ou Ford son BlueCruise. Ces systèmes, aussi avancés soient-ils, sont bridés en Europe, où l’intervention humaine reste encore indispensable.
Impossible pour un automobiliste de rouler un trajet entier en laissant son volant de côté, la voiture le rappellera nécessairement à l’ordre pour qu’il repose les mains dessus. Néanmoins, les rouages de l’administration européenne se sont mis en branle pour faire évoluer la situation.
En effet, l’UNECE (Commission économique pour l’Europe des Nations Unies) a esquissé, dans un document daté du 6 février, une volonté assez nette de réforme des règles encadrant la conduite autonome dès l’année 2025. Même si aucune décision officielle n’a pour le moment été prise, des discussions sont attendues dans les prochains mois pour que dès l’an prochain, le niveau 2 de conduite autonome ne soit plus la limite.
Une autonomie complète, mais surveillée
Comme on pouvait s’y attendre, l’approche européenne en la matière différera radicalement de celle des États-Unis. Chez nos amis américains, le laisser-faire est total, et quiconque possède une voiture autonome peut pleinement utiliser ses capacités.
Le cadre envisagé dans le Vieux Continent se veut un peu plus resserré, imposant tout de même une vigilance de la part du conducteur, qui doit être capable de reprendre le contrôle de son véhicule à tout moment. Pas de sieste à bord de sa Tesla, comme on a pu le voir au Canada il y a quelques années !
En réalité, ce sera le véhicule lui-même qui détectera si le conducteur est assez attentif. Il sera impossible de s’occuper à une autre activité à bord et l’autonomie complète sera bloquée si le niveau d’attention est jugé trop faible.
Une approche plus nuancée et équilibrée qui témoigne d’une volonté de s’ouvrir à l’innovation tout en garantissant une certaine sécurité d’usage. Tesla n’a pas perdu de temps et est déjà en phase de tests intensifs afin d’adapter sa technologie aux futures normes européennes. On peut déjà parier que l’introduction de la conduite autonome dans l’Hexagone fera parler d’elle ; que ce soit par ses défenseurs ou ses détracteurs.
- Les normes européennes restreignent l’usage de la conduite autonome au niveau 2.
- Ces normes pourraient évoluer en 2025, sur volonté de l’UNECE.
- Le cadre réglementaire prévu sera tout de même moins souple que celui des États-Unis.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Bien noter que l’UNECE n’est pas une instance “européenne”: c’est une institution des Nations Unies, sans aucun lien institutionnel avec Bruxelles.