La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) tire la sonnette d’alarme : dans un récent rapport, elle soulève des préoccupations majeures à propos de Tesla. L’élément principal : le système d’assistance à la conduite Autopilot. Celui-ci ne serait pas suffisamment sûr et l’utilisation de cette technologie, si elle n’est pas suffisamment encadrée, ne garantit pas un comportement sécurisant des véhicules sur la route. Un rapport qui fait échos aux paroles rapportées par un ancien employé de Tesla dans une interview de la BBC.
Évaluation et implications du rappel
En réaction, Tesla a rappelé plus de deux millions de véhicules, produits entre 2012 et 2023 : Model Y, Model S, Model 3 et Model X. Selon la NHTSA, le système Autosteer, composant-clé de l’Autopilot, ne serait pas assez performant pour empêcher les comportements dangereux de manière automatisée.
“Dans certaines circonstances où Autosteer est activé, l’importance et la portée des contrôles de la fonction peuvent ne pas être suffisantes pour empêcher le conducteur d’utiliser la fonction d’assistance à la conduite avancée SAE de niveau 2“. Voici ce qu’a expliqué Tesla dans son rapport de rappel public le 13 décembre. L’entreprise promet donc une mise à jour logicielle pour rectifier le problème.
Celle-ci prévoit d’intensifier les alertes pour encourager les conducteurs à rester vigilants et responsables dans leur manière de conduire leurs véhicules.
Contexte et conséquences des accidents
La décision n’a pas été prise à la légère, puisque la NHTSA a examiné de manière approfondie Tesla et le rôle de l’Autopilot dans bon nombre d’accidents, dont certains mortels.
C’est donc une cinquantaine d’enquêtes qui ont été ouvertes pour passer au crible la nature de ces incidents et déterminer le rôle de l’Autosteer dans ceux-ci. Une preuve certaine que cet ensemble technologique n’est pas sans risques.
Elon Musk, de son côté, s’est contenté d’affirmer à de nombreuses reprises que ses voitures étaient capables d’atteindre une autonomie complète. Visiblement, ce n’est pas encore le cas, et la marge de progression reste plutôt large. Le pilote automatique, aussi développé soit-il, ne peut toujours pas remplacer le cerveau humain. Le chemin à parcourir reste encore long avant que la conduite autonome puisse être considérée comme fiable à 100 %.
- La NHTSA, en produisant un rapport sur Tesla, a souligné le rôle négatif de l’Autopilot et de l’Autosteer dans certains accidents sur le sol américain.
- En réponse, Tesla a rappelé plus de deux millions de véhicules pour résoudre le problème.
- Plusieurs accidents, certains mortels, ont mis en lumière le besoin d’amélioration de ces technologies pour que la conduite autonome 100 % fiable soit un jour une réalité.
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