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5 chiffres édifiants sur le smartphone (les réseaux sociaux) et les enfants

Une enquête a récemment été menée auprès de 1 000 parents français et de leurs enfants, âgés de 4 à 13 ans, concernant les smartphones et les réseaux sociaux.

Quand bien même les réseaux sociaux sont interdits aux enfants de moins de 13 ans, nombreux sont ceux à profiter bien avant l’âge “légal” de TikTok, Instagram et autres Snapchat. Cela (entre autres) grâce à nos précieux smartphones et tablettes, que certains parents confient à leurs enfants dès leur plus jeune âge. Selon une récente étude menée par ExpressVPN, auprès de 1 000 parents français et de leurs enfants âgés de 4 à 13 ans, les habitudes de certains seraient particulièrement dangereuses pour la sécurité en ligne.

4 enfants sur 10 passent plus d’une heure par jour sur les réseaux sociaux

Selon l’étude, pas moins de 60% des enfants français annoncent préférer l’interaction humaine à l’interaction virtuelle. Un rapide calcul permet d’indiquer que pour 4 enfants (interrogés) sur 10, c’est exactement l’inverse, et plus de 40% des interrogés indiquent passer au moins 1 heure par jour à surfer sur les réseaux sociaux et/ou à jouer en ligne, souvent depuis un smartphone ou une tablette.

Du côté des parents, 30 % ont suggéré que permettre à leurs enfants de se connecter en ligne est le seul moyen de les occuper tout en ayant du temps à consacrer à eux-mêmes. On s’offre un peu de tranquillité au prix de quelques minutes (heures) d’écran donc.

Presque 100% des plus de 14 ans sont équipés d’un smartphone

Si certains enfants sont équipés d’une tablette/d’un smartphone dès leur plus jeune âge (certains disposent d’un smartphone/d’une tablette dès 4 ans !), c’est à l’adolescence que le smartphone se démocratise. Si jadis, les adolescents grandissaient avec la télévision, les jeunes grandissent aujourd’hui avec un smartphone, et plus de 95% d’entre eux en seraient équipés… dès l’âge de 14 ans.

De quoi ouvrir pleinement la voie à de nombreuses activités en ligne, aux réseaux sociaux… et à toutes les dérives qui en découlent. Plus de 39% des parents déclarent toutefois qu’ils surveillent l’activité de leurs enfants sur internet au quotidien. Ouf !

Le “grooming”, la préoccupation numéro 1 des parents

Le grooming, c’est cette pratique visant, pour certains adultes malveillants à utiliser les réseaux sociaux, les forums de discussion et/ou les sites de jeux vidéo pour entrer en contact avec de jeunes utilisateurs, en prétendant être eux-mêmes des enfants…

Selon ExpressVPN, 82% des répondants ont indiqué que leur plus grande crainte était que leurs enfants soient victimes de grooming, devant le cyberharcèlement (78%) ou encore l’usurpation d’identité en ligne (54%).

Pour les enfants, la principale préoccupation en ligne est de rencontrer quelqu’un de grossier ou de vulgaire (34 %), mais aussi d’être confronté à des vidéos effrayantes et/ou à des images choquantes.

YouTube, la plateforme préféré des plus jeunes

Parmi les plateformes les plus utilisées par les plus jeunes, on retrouve en tête de liste un certain YouTube (35%). Et pour cause, la plateforme de Google héberge des tonnes de vidéos en tout genre (notamment pour les plus jeunes), avec en prime un système de recommandations qui parvient sans cesse à abreuver les enfants (et les adultes) de contenus supplémentaires. A cela s’ajoutent les très addictif “Shorts”, ces courtes vidéos au format vertical.

Parmi les autres plateformes très prisées des plus jeunes, on retrouve également Facebook, le réseau étant lui aussi doté d’une solide section vidéo. On n’échappe pas à l’incontournable Snapchat (25%), mais également à Instagram.

Les enfants rois des mensonges sur les réseaux sociaux ?

Parmi les activités en ligne de nombreux enfants, on retrouve un dénominateur commun : le mensonge. En effet, pour profiter des réseaux sociaux, près de 3 enfants sur 10 indiquent avoir menti sur leur âge, et 1 enfant sur 10 admet avoir menti au sujet de son adresse.

Selon les auteurs de l’étude, outre le fait de se protéger et d’outrepasser certaines restrictions, le fait de mentir sur les réseaux sociaux pourraient également constituer une envie “de se conformer à des normes sociales ou à la pression que les réseaux sociaux exercent sur eux, ce qui pourrait en fin de compte nuire à leur santé mentale.

A noter toutefois que 58% des enfants indiquent n’avoir jamais menti sur les réseaux sociaux.

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