Donald Trump retourne en Chine les 15 et 16 mai prochains, après plusieurs mois de retard sur le calendrier initial. 9 ans après sa visite en novembre 2017, le président américain fera sa première rencontre à Pékin avec Xi Jinping le temps de son deuxième mandat. Les reports ces dernières semaines étaient notamment du fait des tensions au Moyen-Orient et des opérations militaires américaines en janvier au Venezuela.
Alors que les derniers préparatifs sont en cours, des invitations de dernière minute ont été envoyées à quelques dirigeants d’entreprise américaine pour rejoindre la délégation du président. Avec lui, un dîner d’État est prévu en compagnie de Xi Jinping, ont indiqué deux sources à Reuters ce vendredi 8 mai. Selon ces mêmes contacts, l’agence de presse a signalé que l’invitation de dernière minute était liée à un désaccord au sein de la Maison-Blanche sur la taille de la délégation et les CEO à inviter.
Une délégation plus petite qu’en 2017
Nous ne connaissons pas encore le nombre exact de patrons qui embarqueront à bord d’Air Force One, en direction de Pékin. Mais d’après cinq sources interrogées par Reuters, le groupe sera encore plus petit qu’il ne l’était en 2017, où Donald Trump avait choisi 29 représentants. À titre de comparaison, la dernière délégation du Premier ministre britannique Keir Starmer comptait 60 chefs d’entreprise et personnalités culturelles en janvier. Un mois plus tard, le chancelier allemand Friedrich Merz avait emmené 29 grands noms de l’industrie.
La liste de la Maison-Blanche comprendrait tout de même plusieurs noms déjà connus. Le premier, et certainement le plus important pour cette visite d’État, est celui du patron de Boeing. L’avionneur américain doit rencontrer Xi Jinping pour signer une commande massive de 500 avions de type 737 MAX, et une dizaine de gros porteurs. Jamais la Chine n’a commandé autant d’avions aux Américains… depuis 2017.
Des attentes limitées
En outre, le patron de Nvidia, Jensen Huang, pourrait faire partie de la liste. Dans une interview à CNBC mardi, il déclarait qu’il participerait au voyage « s’il était invité ». Son importance est moindre puisque les efforts de l’entreprise pour vendre des puces en Chine ont été bloqués. Début mai, le patron de Nvidia jetait un pavé dans la mare en déclarant que les parts de marché en Chine étaient proches de 0 %, alors qu’en décembre 2025, Donald Trump autorisait la vente de la puissante H200 à Pékin, en l’échange d’une taxe d’exportation de 25 % reversée au Trésor américain.
Les attentes commerciales limitées entre Washington et Pékin expliquent en grande partie pourquoi la délégation de Donald Trump en Chine sera restreinte. Aux côtés du patron de Boeing et de l’éventuelle présence du patron de Nvidia, on devrait voir Tim Cook, le CEO d’Apple (jusqu’au 1er septembre), le CEO de Qualcomm (dont la Chine est son marché principal), de Citigroup, ou encore de Semafor, d’après les sources interrogées par Reuters.
En 2017, parmi les 29 dirigeants d’entreprise américaine, une dizaine étaient du secteur gazier et énergétique.
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