Cette étude semble tout droit sortie d’un film de science-fiction. Si elle ne propose pas de s’implanter une puce dans le poignet pour ouvrir des portes ou être surveillé par un gouvernement obscur, il est tout de même question d’insérer du matériel électronique sous sa peau.
Si la pratique peut paraître effrayante, elle est en réalité de plus en plus banalisée ces dix dernières années. Les implants bioélectriques sont de plus en plus nombreux, ils permettent généralement d’aider des patients dans la prise d’un traitement sur le long terme.
Dans d’autres situations, il s’agit de capteur prenant des informations de santé comme le rythme cardiaque ou la tension artérielle. Mais comme tous les systèmes électriques, ils ont besoin de se recharger. C’est là que les scientifiques de l’Université de Lanzhou entrent en jeu.
Un chargeur sous la peau
Ils ont mis au point un chargeur sans fil qui peut se greffer sous la peau. Entièrement biodégradable, il peut recevoir et transmettre de l’énergie à un implant. Concrètement, l’utilisateur va passer une bobine en magnésium au-dessus de son implant sous-cutané pour le « recharger ». Une fois que la petite bobine à l’intérieur de la peau a reçu suffisamment d’énergie, elle pourra en transmettre à l’implant médical situé plus bas sous la peau.
Ce chargeur ne sert au final que de passerelle entre un appareil électrique externe au corps humain, et un implant placé en sous-cutanée. Dans leur étude, les scientifiques chinois expliquent avoir mené une première expérience sur des rats.
Ces derniers étaient fiévreux, il a alors été décidé de leur implanter un système anti-inflammatoire pour faire baisser leur température. Vidé de son énergie, ce système a été placé avec le chargeur mis au point par les scientifiques sous la peau des rats.
En rechargeant l’ensemble pendant quelques minutes, des molécules anti-inflammatoires ont commencé à se libérer et les rats ont vu leur température descendre petit à petit.
Des questions d’éthique
Si la prouesse scientifique est sans nul doute là, la communauté internationale ne s’est pas réjouie à l’unisson lors de la publication de cette étude. Pour plusieurs scientifiques et médecins, cette nouvelle avancée « va trop loin » dans les capacités de l’Homme à soigner le vivant.
D’autres, à l’opposé, pensent que cette avancée est l’une des meilleures choses qui pouvaient arriver au monde des bio implants. Ces derniers seront, qu’on le veuille ou non, de plus en plus nombreux à l’avenir, et il faudra trouver une solution pour les recharger efficacement. La présence d’un chargeur sous-cutanée peut être une solution intéressante.
Plusieurs scientifiques s’interrogent néanmoins sur les risques à moyen terme d’une recharge sans fil à travers les tissus de la peau. La circulation du courant électromagnétique entre les deux bobines pourrait faciliter le développement de plusieurs maladies, comme le cancer de la peau.
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