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A quoi sert ce tatouage invisible, développé par le MIT ?

Une méthode de tatouage visible uniquement à la lumière infrarouge pourrait permettre de trouver une solution pour les vaccinations massives des pays en développement.

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tatouage invisible
© Unsplash / Lucija Ros

Si les tatouages trouvent leurs raisons d’exister dans les traditions, la mode et les symboliques personnelles, ils pourront bientôt devenir un véritable outil pour la médecine. Au MIT, des chercheurs mettent au point un tatouage avec de l’encre invisible, qui permettra à l’avenir de pouvoir être utilisé dans le monde de la médecine.

À l’échelle mondiale, le nombre de vaccins est en forte hausse avec l’essor des pays en développement. Mais pour les superviseurs de ces initiatives, les difficultés à identifier les individus déjà vaccinés prennent une taille colossale. L’administration papier ou numérique pourrait bientôt faire place à une identification physique, grâce à des tatouages réalisés au moment de la piqûre, et identifiable grâce à un simple smartphone.

Des tatouages invisibles pour aider la médecine

La solution a été trouvée par des chercheurs du MIT, qui ont répondu à une demande de la fondation de Bill et Melinda Gates. Le fondateur de Microsoft, qui a déjà eu à faire à des initiatives de vaccinations de masse contre la polio et la rougeole, avait demandé à l’université de trouver une alternative aux identifications classiques utilisées, qui avaient de quoi être instables.

« Dans les régions où les cartes de vaccination papier sont souvent perdues ou n’existent pas du tout et où les bases de données électroniques sont inconnues, cette technologie pourrait permettre la détection rapide et anonyme des antécédents de vaccination des patients pour garantir que chaque enfant soit vacciné », a déclaré le chercheur Kevin McHugh, dans un article publié dans la revue Science Translational Medicine mercredi 18 décembre dernier.

tatouage invisible MIT

© Second Bay Studios / MIT News

La solution trouvée prendrait donc la forme d’un tatouage, invisible, réalisé au moment de chaque vaccination. De minuscules cristaux semi-conducteurs, détectables sous la lumière infrarouge, pénétreraient la peau et pourraient rester de longs mois.

Pour le moment, les phases de tests n’ont concerné que des rats, qui ont pu garder une trace de ce « tatouage » pendant plus de 9 mois. Chez les humains, cette méthode pourrait garantir une identification pendant plus de 5 ans. À terme, cette solution permettrait d’élargir son utilité à d’autres informations sur les données biologiques. Espérons seulement que si la technique est amenée à être déployée à grande échelle, celle-ci permettra uniquement d’améliorer la façon dont nous effectuons les soins médicaux, sans dépasser vers d’autres utilisations.

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