L’affaire n’en finit plus de rebondir. L’éditeur Boréal indique, ce mercredi 21 octobre, qu’il met fin à sa collaboration avec l’écrivain Thélyson Orélien. D’après la maison d’édition canadienne, ce dernier a bien utilisé l’intelligence artificielle pour rédiger son roman C’était ça ou mourir. Jusqu’à présent, la société défendait son auteur, mais ce n’est plus le cas.
Cité par Le Parisien, Boréal indique :
De nouveaux éléments, confirmés au cours des derniers jours, indiquent que l’intelligence artificielle a été utilisée dans le processus d’écriture de C’était ça ou mourir, alors que l’auteur nous avait assuré, à plusieurs reprises, ne jamais y avoir eu recours pour la création de son roman.
L’éditeur ajoute avoir « commandé une analyse externe approfondie » sur « l’ensemble des versions de travail du roman ». Son constat est accablant :
Les résultats obtenus cette semaine ont révélé des traces de balises d’IA dans les métadonnées de certains documents. Nous ignorons toujours dans quelle mesure l’IA a été utilisée dans la création de C’était ça ou mourir, et sans doute n’aurons-nous jamais de réponse définitive à cet égard » mais « pour nous, la question fondamentale est celle de la confiance entre auteurs et éditeurs.
Pour rappel, cette affaire a été lancée suite aux accusations du compte X « Balance ton Claude » qui a affirmé avoir repéré un recours massif à l’IA dans ce texte. Depuis la diffusion de ce communiqué par l’éditeur, l’écrivain a réagi dans Libération. Il reconnaît désormais avoir eu recours à l’IA pour des recherches historiques, mais réfute l’avoir employée pour rédiger son roman : « Le livre a été écrit par moi (…) J’ai dit que le livre a été écrit par moi, ce n’est pas comme si c’est l’IA qui l’a écrit. Cette histoire c’est mon histoire […]. »
Pour approfondir cette affaire et son impact sur le monde de la littérature, n’hésitez pas à aller relire notre édito ici.
Ce qu’il faut retenir :
- L’éditeur Boréal met fin à sa collaboration avec Thélyson Orélien, l’accusant d’avoir utilisé l’IA pour son roman.
- Des analyses externes ont révélé des traces d’IA dans les métadonnées des documents liés à son livre.
- L’auteur admet avoir utilisé l’IA pour des recherches, mais nie l’avoir utilisée pour rédiger son roman.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.