L’Indian Premier League est à l’instar de la Champions League de football en Europe, une compétition de taille en Asie – certainement la plus populaire de tous les événements sportifs existants. Pourtant, au-delà de sa médiatisation, la coupe des meilleures équipes de cricket indiennes n’avait encore jamais connu d’aussi gros investissements que ceux enregistrés à la fin du mois de mars, par des investisseurs bien étrangers du domaine : des Américains.
Mardi 24 mars, en amont du début de l’Indian Premier League de 2026, deux investissements de taille ont été annoncés coup sur coup par des consortium internationaux, rehaussant en quelques heures le record du plus gros chèque investi dans le sport national du pays le plus peuplé du monde. Les transactions sont d’un tel ordre qu’elle porte le cricket et son avenir à un rang « aussi important que la NBA » déclarait Sourav Ganguly, légende du cricket indien.
Deux équipes de cricket indien rachetées pour des fortunes
La première transaction record concerne l’équipe des Rajasthan Royals, pour un montant estimé à 1,63 milliard de dollars. C’est un consortium comprenant les hommes d’affaires américains Kal Somani et Rob Walton (ex-président de Walmart) qui en est à l’origine. Quelques heures plus tard, l’équipe championne du titre, les Royal Challengers Bengaluru (RCB) ont été cédés pour 1,78 milliard de dollars. Le consortium comprend cette fois-ci Bolt Ventures, du milliardaire américain David Blitzer, et le gestionnaire d’actifs Blackstone.
Au fil des années, la valorisation des équipes de cricket indienne a explosé. Comme le rapportait Fortune, les Rajasthan Royals avaient été rachetés en 2008 par le magnat de l’alcool Vijay Mallya, pour un montant de 111,6 millions de dollars, quand le Rajasthan avait été vendu pour 67 millions de dollars. Le monde du capital-investissement commence à prendre d’assaut ces équipes, en plus des autres ligues sportives où les opérations financières sont en forte hausse ces dernières années.
Le cricket en Inde profite notamment de l’Indian Premier League, passée de 8 à 10 équipes sélectionnées depuis 2021, et qui permis de faire gonfler la valorisation de ses clubs. En plus de ceux mentionnés pour leurs récents rachats, on peut aussi citer deux nouvelles franchises, les Gujarat Titans et les Lucknow Super Giants, qui ont été vendues respectivement pour 670 millions et 940 millions de dollars. À titre de comparaison, l’équipe de cricket britannique à la plus forte valorisation, la London Spirit, pèse pour 370 millions de dollars.
Le cricket aux JO 2028
Si le cricket indien voit la valorisation de ses équipes exploser, c’est avant tout grâce à l’Indian Premier League.« Au cours des deux dernières décennies, l’IPL s’est transformée en une puissance sportive mondiale qui a métamorphosé le cricket indien et généré d’énormes retombées économiques pour l’Inde », a déclaré Kumar Mangalam Birla, le président du groupe Aditya Birla. « Le RCB, l’une des franchises les plus prestigieuses du sport moderne, nous offre une plateforme exceptionnelle pour étendre notre influence sur la scène sportive internationale. »
Après une brève participation dans les droits de diffusion pour la période 2023-2027, Disney s’est retiré du marché indien pour laisser place à une entité appelée JioStar, née d’une fusion entre l’ancienne entité Disney Star et Reliance Viacom18. Aux États-Unis, le cricket reviendra en 2028 à l’occasion des Jeux olympiques de Los Angeles. En attendant, le pays continuera d’organiser sa propre compétition, le Major League Cricket, comprenant six équipes à Los Angeles, New York, San Francisco, Seattle, Dallas et Washington, D.C.
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