Les drones grand public se partagent en deux catégories. Les drones classiques, et les drones FPV. Dans la deuxième famille, on trouve des drones pilotés via des casques VR, afin de pouvoir voir en direct la vue depuis le drone et ainsi le guider. Contrairement aux drones traditionnels, ces aéronefs se pilotent de façon totalement manuel, avec aucun contrôle de l’assiette. Le pilote peut à la fois prendre des trajectoires plus fluides et plus proches de celles d’un avion de voltige, tout comme il peut beaucoup plus facilement crasher son appareil.
Ses prises de vues sont encore différentes de celles des drones traditionnels, qui gardent toujours leur ligne d’horizon droite. Les plans sont plus aériens et sur YouTube, nombreux sont les clips à avoir engendré des millions de vues pour leurs points de vue renversants. DJI, le spécialiste des drones grand public, a senti l’intérêt venir. Là où la plupart des drones FPV sont fabriqués de façon artisanale, la firme chinoise s’est lancée dans l’industrialisation du drone FPV. Il y a un an et demi, elle présentait son premier modèle. Mais le volume des ventes semblent être discutable.
Très cher, assez gros et loin d’être aussi poussé en termes de maniabilité qu’un drone fabriqué de façon artisanale, le DJI FPV n’a pas trouvé sa cible. Aujourd’hui, DJI revient avec un deuxième opus, appelé Avata. Plus compact, il a été pensé par les ingénieurs pour être à la fois plus pertinent pour les pilotes amateurs et professionnels, tout comme accessibles aux novices. Différents modes permettent de configurer les commandes et le niveau de difficulté à sa guise. Le format ressemble davantage à celui de drones FPV comme on les imagine.
Pour le coup, DJI n’a pas fait table rase du passé. Plusieurs équipements de la première génération de son drone sont de la partie. On pense notamment au contrôleur à une main, qui permet de diriger le drone en faisant des gestes. Aucun concurrent ne propose une telle expérience qui peut s’avérer plus ludique. D’autant plus que du côté du casque de visualisation, les utilisateurs pourront profiter d’une résolution de 1080p à 100 fps. Une image fluide, avec un décalage de seulement 30 millisecondes.
Fonctionnalité plutôt bien pensée, DJI fait maintenant appel à la réalité augmentée. Des éléments viennent se greffer à l’image captée par la caméra. L’une des plus pratiques certainement est un point ciblant précisément l’endroit où le drone a décollé. Avec un pilotage à la première personne, ce genre d’information est importante à vraiment avoir “sous les yeux”. Même si le drone de DJI peut voler en stationnaire, il n’empêche qu’il n’est pas aussi simple à piloter qu’un drone grand public classique, où le pilote n’a qu’à actionner un joystick pour que le drone avance tout droit, monte, descende, ou tourne sur lui-même.
En cas d’atterrissage difficile, où le drone venait à atterrir sur son dos, DJI a pensé à tout. Un mode “tortue” offre la possibilité de remettre sur le bon côté l’appareil. Face au DJI FPV sorti en mars 2021, ce nouveau DJI Avata est aussi plus solide avec des protections autour des hélices. Des protections qui servent aussi à autre chose : “La protection d’hélices intégrée permet à Avata de rebondir lors d’une collision contre un objet, rester en l’air et continuer son vol”, a écrit DJI dans son communiqué.
Avec une portée pour le casque de 10 kilomètres, les pilotes ne devraient pas rencontrer de problème en plus de son autonomie de 18 minutes. Un avertisseur est aussi présent sur l’appareil en cas d’avion ou d’hélicoptère à proximité.
DJI Avata : entre le DJI FPV est le Mini 3 Pro
Fini le drone FPV uniquement conçu pour la vitesse (le DJI FPV peut aller jusqu’à 140 km/h et atteindre les 100 km/h en moins de 2 secondes). Le nouveau Avata revient sur le maître-mot qui relie l’ensemble des produits DJI : l’image. Le but du nouveau drone est de pouvoir offrir le maximum de possibilité pour la prise de vue. L’aspect plus compact de l’appareil offre à son propriétaire la possibilité de filmer à l’extérieur comme à l’intérieur. Son poids est de seulement 410 grammes (contre 795 grammes pour le DJI FPV), sous un format plus petit que le DJI Mini 3 Pro. C’est dire…
En vol horizontal, l’appareil pourra atteindre les 97,2 km/h au maximum, ce qui est déjà bon pour un drone. La caméra, quant à elle, propose de la 4K à 60 images par seconde, ou de la 2,7K jusqu’à 120 images par seconde. De quoi permettre des ralentis sur des définitions d’image tout à fait honorables. Le capteur de 48 mégapixels ouvre à f/2.8 et inclut trois types de corrections pour varier les types de plans numériquement : normal, large et ultra-large. En comparaison, le DJI PFV ne permettait pas de proposer du 2,7K à 120 images par seconde.
Plus globalement, le modèle fait mieux que la première version de drone FPV chez DJI mais n’est cependant pas à la hauteur d’un Mini 3 Pro en termes d’images. On note l’absence du support de photo au format RAW par exemple. L’autonomie reste plus petite (le Mini 3 Pro permet d’offrir 34 minutes).
Quant au prix, il est de 579 euros pour le drone uniquement, et 1 429 avec le casque et le contrôleur de mouvement. Un pack “Fly More” est aussi disponible, pour 249 euros supplémentaires et ajoute notamment deux batteries et une station de recharge.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Orthographe et syntaxe perfectibles