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Donald Trump ordonne une exécution par peloton d’exécution militaire, une première dans l’armée américaine depuis 1961

Les États-Unis diversifient leurs méthodes d’exécution… Un retour en arrière ?

C’est officiel. Le Pentagone a annoncé que Nidal Hasan, ancien commandant et psychiatre de l’armée américaine, sera exécuté par un peloton d’exécution militaire. Une décision recommandée par le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, et validée par Donald Trump en personne.

Cette affaire marque un tournant historique, car il s’agira de la toute première exécution militaire aux États-Unis depuis 1961, alors appliquée par pendaison. Pour retrouver la trace d’un peloton d’exécution au sein de l’armée américaine, il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale, lorsque Eddie Slovik a été tué pour désertion.

C’est désormais au secrétaire de l’Armée de terre de fixer la date et le lieu précis de l’exécution de Nidal Hasan, condamné à mort après avoir ouvert le feu sur dans un bâtiment médical surpeuplé de la base de Fort Hood, au Texas, le 5 novembre 2009, faisant 13 morts et 32 blessés.

Selon le protocole, le condamné sera attaché sur une chaise, une cible fixée au niveau de son cœur. Plusieurs tireurs armés de fusils exécuteront la sentence simultanément à courte distance.

Etats Unis Economie
© Vit Onoprienko / Shutterstock.com

Le gouvernement cherche d’autres méthodes que l’injection létale

Si ce procédé peut paraître obsolète, il est encore présent, bien que disparate, sur le sol américain. Cinq États l’autorisent légalement : le Mississippi, l’Oklahoma, la Caroline du Sud, l’Utah et l’Idaho. Ce dernier en a d’ailleurs fait sa méthode d’exécution principale en cas d’indisponibilité de produits d’injection.

En 2025, la Caroline du Sud a utilisé le peloton d’exécution pour la première fois dans le pays depuis 2010, et y a eu recours trois fois. Car depuis plusieurs années, les autorités font face à une pénurie critique de substances chimiques utilisées lors des injections létales. En cause, les géants pharmaceutiques européens et américains qui refusent désormais de fournir des produits qui appliquent la peine de mort, bloquant de nombreuses procédures.

L’administration Trump a donc élargi les méthodes autorisées à l’échelle fédérale : outre l’injection létale, la législation permet aussi de recourir à la chaise électrique, à l’asphyxie par le gaz azote ou au peloton d’exécution. Si l’injection reste la méthode la plus répandue, l’exécution loupée de Christa Pike, le 30 septembre dernier, a relancé le débat sur cette pratique dont les ratés se multiplient. La condamnée à mort a survécu à deux injections, et se trouve actuellement en soins intensifs dans le Tennessee.

À l’échelle internationale, le peloton d’exécution est encore utilisé dans des pays comme la Chine, la Corée du Nord, la Somalie ou le Yémen. Mais ces procédures restent très peu documentées.

La peine de mort aux États-Unis

Outre-Atlantique, la peine capitale est appliquée soit au niveau local par les 27 États qui la maintiennent dans leur législation, soit au niveau de la justice fédérale et de la justice militaire, qui disposent de leurs propres procédures. Près de 2 000 détenus se trouvent aujourd’hui dans les couloirs de la mort à travers le pays, un chiffre en baisse constante depuis une vingtaine d’années.

La peine de mort était historiquement appliquée par pendaison ou chaise électrique, mais l’injection létale a été privilégiée au cours des années 80.

  • Donald Trump a approuvé l’exécution par peloton d’exécution militaire de Nidal Hasan, auteur de la fusillade de Fort Hood en 2009.
  • L’armée et plusieurs États se tournent à nouveau vers cette méthode en raison des ruptures de stock de produits pour les injections létales.
  • Utilisé en Caroline du Sud en 2025, le peloton d’exécution est autorisé par cinq États dans le pays.

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