Passer au contenu

Elle voit “RIP” s’afficher sur le téléphone de son voisin, l’équipage de son avion American Airlines fait faire demi-tour au pilote

Le 3 juillet dernier, la passagère d’un vol entre Porto Rico et Dallas a fait faire demi-tour à un avion commercial American Airline à cause d’un message douteux sur le téléphone de son voisin.

Lorsque le moindre soupçon de menace pèse sur un vol commercial, la réaction des équipages est aujourd’hui immédiate, quitte à créer des situations ubuesques. L’un des vols American Airlines entre Porto Rico et Dallas du 3 juillet dernier, en est la parfaite illustration.

Le vol AA987 venait à peine de s’arracher du tarmac de Porto Rico quand une passagère, visiblement inquiète par ce qu’elle venait d’apercevoir sur l’écran du téléphone de son voisin, a alerté les membres de l’équipage. Le motif de son signalement : trois lettres qui lui ont glacé le sang : « RIP ». Ces trois lettres, qui signifient « Rest In Peace » (« Repose en paix » en français) font penser à la passagère qu’elle est menacée. Elle imagine même y voir l’indice d’un risque d’attentat à la bombe et se prend de panique.

Le traumatisme du 11 septembre planant toujours au dessus des têtes des américains, les compagnies aériennes privilégient le principe de précaution. Une fois averti de la découverte de la passagère, l’équipage transmet l’information au commandant de bord qui, après une brève analyse de la situation, prend une décision radicale : faire immédiatement demi-tour et ramener l’appareil à Porto Rico. À bord, l’ambiance se tend : les agents de sécurité sont mis en alerte, les passagers, eux, se retrouvent au cœur d’une confusion grandissante sans comprendre l’objet réel de ce retour impromptu.

À l’atterrissage, la sécurité de l’aéroport et la Transportation Security Administration (TSA) inspectent minutieusement l’avion ainsi que les effets personnels des passagers concernés. Les deux principaux protagonistes (la passagère à l’origine du signalement et son voisin incriminé) sont longuement interrogés par les forces de l’ordre.

Après l’enquête express menée par les autorités, il s’avère que le fameux message « RIP » ne cachait aucune menace. Bien au contraire, il s’agissait d’une tout autre histoire : l’homme en question venait d’apprendre la mort d’un proche et échangeait des messages de condoléances avec sa famille.

Excès de prudence ?

Nelman Nevárez, directeur des opérations d’Aerostar, gestionnaire de l’aéroport de Porto Rico, confirmera par la suite qu’il ne s’agissait que d’« une confusion gérée conformément aux protocoles de sécurité ». Aucun objet suspect, aucune menace, aucune conséquence judiciaire. Pour American Airlines, qui s’est fendue d’un communiqué sur « l’excès de prudence » de son équipage, la sécurité passe avant toutn même au prix d’un retard de trois heures et demie avant de redécoller vers Dallas. Les deux passagers sont donc repartis libres, mais l’incident relance le débat sur la frontière entre vigilance et paranoïa dans un secteur soumis à une pression sécuritaire constante.

  • Une passagère cause le demi-tour d’un avion American Airlines après avoir aperçu « RIP » sur le téléphone de son voisin, pris comme une menace.
  • La sécurité a immédiatement inspecté l’appareil et interrogé les passagers concernés : il s’agissait d’un simple message de deuil.
  • L’avion a repris sa route après trois heures de retard, l’incident étant considéré comme un excès de prudence.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech