Et si la guerre en Ukraine avait servi de détonateur, voire de prétexte parfait, pour une régulation bien plus poussée du bitcoin et des cryptomonnaies ? Pour échapper à l’effet des sanctions financières décidées contre leur pays, il semble en effet que certains Russes recourent à des cryptoactifs. Le bitcoin a vu son cours progresser modestement, tandis qu’une cryptomonnaie de type stablecoin nommée Tether était en explosion la semaine dernière.
L’Europe veut ouvrir la voie d’une régulation mondiale des cryptos
De fait, un haut responsable européen ne cachait pas son inquiétude en estimant que les cryptomonnaies pouvaient être « une voie de contournement possible ». Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a embrayé sur le sujet en expliquant qu’il était urgent, au regard de ce qui se passe en Ukraine, que l’Europe adopte la loi MiCA (markets in crypto-assets), un texte de régulation à l’échelle de l’Union.
Et justement, ce dossier est en train de bouger. Le Parlement européen a prévu de voter le 14 mars prochain sur ce sujet. Dans un fil Twitter publié ce lundi, Stefan Berger, un député membre de la commission des affaires économiques et monétaire, a déclaré qu’elle allait se prononcer à cette occasion.
Heute habe ich den finalen MiCA-Entwurf eingereicht. Der ECON-Ausschuss wird am 14. März 2022 hierüber abstimmen
➡️ Thread #MiCA— Stefan Berger (@DrStefanBerger) March 7, 2022
Le député, lui même rapporteur, précise : « Avec MiCA, l’UE peut établir des normes mondiales. Par conséquent, toutes les personnes concernées sont maintenant invitées à soutenir le projet soumis et à voter pour MiCA. Un soutien fort à ce projet serait un signal puissant du Parlement européen en faveur d’un secteur financier neutre sur le plan technologique et favorable à l’innovation. »
Si l’ensemble est encore assez flou, l’élu promet de fournir un « sécurité juridique » pour le secteur et des « structures de surveillance fiables », pour les crypto-actifs. Sur le papier, cela sonne bien, mais cette idée ne colle pas vraiment avec l’esprit fondateur du bitcoin qui entendait justement se passer de ce type du tutelle.
Les États-Unis passent aussi à l’action
Les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là pour les défenseurs des cryptomonnaies. Aux États-Unis aussi, une offensive se prépare. Selon Le Journal du Coin, là encore, l’invasion russe est utilisée pour soutenir l’idée d’une régulation.
Interrogé début mars par le Congrès américain, Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine (FED) n’a pas fait mystère de son inquiétude. Oui, la situation actuelle en Russie « souligne vraiment la nécessité d’une action législative sur la finance numérique, y compris les cryptomonnaies ».
Le dirigeant se fait encore plus précis en expliquant qu’un nouveau cadre réglementaire est nécessaire afin « d’empêcher ces cryptomonnaies non adossées de servir de véhicule au financement du terrorisme et au comportement criminel général, à l’évasion fiscale et autres ».
De fait, alors qu’un texte de loi a déjà été déposé par des parlementaires démocrates, la Maison-Blanche serait aussi en train de préparer certains décrets présidentiels. L’idée est notamment de placer l’ensemble des crypto-actifs sous la surveillance d’agences fédérales. Ce qui peut s’entendre du point de vue de l’État mais devrait déplaire aux tenants du bitcoin car il remettrait en cause l’aspect décentralisé de ce dernier.
Et justement, à l’image de ce que font déjà les géants de la Tech, les grandes entreprises américaines du secteur commencent à s’organiser pour faire pression. Nos confrères de La Tribune rapportaient le mois dernier que les premières licornes de l’industrie allouaient désormais plusieurs milliers de dollars en dépenses de lobbying dans l’espoir d’influencer l’élaboration des nouveaux textes en leur faveur.
Trois acteurs cumulent l’essentiel des dépenses en 2021 : Robinhood : 1,35 million de dollars dépensés, suivi de Ripple Labs (900 000 dollars), et Coinbase (790 000 dollars).
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