Google part à la chasse aux infos incorrectes et aux propos haineux

Après Facebook, c’est au tour de Google de faire le ménage.

La firme de Mountain View travaille avec une dizaine de milliers de contractants du monde entier afin d’évaluer ses résultats de recherche. Et comme l’a noté le site Search Engine Land, Google a récemment modifié le fonctionnement de cette équipe d’évaluateurs. Il leur a doté d’un nouvel outil pour signaler des résultats « vexantes-offensantes » qui apparaissent sur le moteur de recherche.

Google a décidé de ne pas utiliser le terme « fake news », jugé trop vague par Paul Haahr, un ingénieur de la firme de Mountain View cité par Search Engine Land. « Les informations manifestement inexactes, cependant, dit-il, nous voulons les cibler ».

Le nouveau bouton « vexantes-offensantes » ou « Upsetting-Offensive » avec lequel les évaluateurs de Google peuvent signaler un résultat de recherche cible notamment :

  • Le « Contenu qui favorise la haine ou la violence envers un groupe de personnes en fonction de critères tels que la race ou l’appartenance ethnique, la religion, le sexe, la nationalité ou la citoyenneté, le handicap, l’âge, l’orientation sexuelle ou le statut d’ancien combattant »
  • Le contenu avec des « insultes raciales ou des terminologies extrêmement offensantes »
  • La violence
  • Les guides qui incitent à des « activités nuisibles »
  • Et les contenus que les personnes dans une région peuvent trouver « extrêmement bouleversants ou offensants »

Dans le document à destination de ses évaluateurs, Google donne quelques exemples de contenus à signaler ou à ne pas signaler.

Pour une requête sur l’Holocauste, il encourage ces contractants à signaler la page d’un site néonazi. Mais pas celle d’History Chanel. « Bien que l’Holocauste est potentiellement un sujet vexant, ce résultat est une source d’information historique factuellement correcte, explique la firme. De plus, la page n’a pas pour objectif de promouvoir la haine ou la violence envers un groupe de personnes […] ». Donc, quelque part, Google demande quand même à ses évaluateurs de favoriser les sources d’informations correctes.

En décembre, après l’élection de Donald Trump (la polémique concernant les « fake news » avait commencé), les médias ont justement pointé du doigt un résultat de recherche sur l’Holocauste dans lequel cette page néo-nazie était en première place.

Un résultat signalé ne sera pas systématiquement rétrogradé

Cependant, même si un résultat de recherche est signalé avec ce nouveau bouton, l’évaluateur n’aura pas d’impact direct sur son classement. Les informations qui sont envoyées par ceux-ci à Google servent seulement à entraîner l’algo du moteur à détecter ce type de résultats (et à les rétrograder automatiquement).

A LIRE : Facebook s’allie aux médias français pour tacler les articles trompeurs


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2 commentaires

  1. En d’autres termes, Google souhaite mettre en avant les sites d’informations mainstream détenus par les patrons du CAC40 (http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/ppa), ceux-là même qui sont les principaux annonceurs qui achètent de la pub auprès de Google au détriment des modestes sites de ré-information sur internet qui commencent à prendre de l’ampleur.
    C’est le début de la fin de la liberté sur le net…

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