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Incendies : où en sont les flammes dans la forêt de Fontainebleau ? Voici l’étendue des dégâts

L’emblématique massif forestier de Seine-et-Marne est en proie depuis ce week-end à un incendie d’une « ampleur exceptionnelle ». Attisé par une canicule étouffante, le brasier a déjà dévasté des centaines d’hectares. Le point complet sur la situation ce lundi 13 juillet 2026.

Le premier bilan provisoire donne le vertige : entre 800 et 1 000 hectares de forêt ont déjà été parcourus par les flammes. Le sinistre, qui a démarré à Noisy-sur-École avant de se propager vers les célèbres gorges d’Apremont, touche l’un des écosystèmes les plus précieux et visités d’Île-de-France.

Le sous-préfet de Fontainebleau, Yannis Bouzar, a prévenu : l’intervention va s’inscrire dans la durée et devrait s’étaler sur une à deux semaines. Près de 400 sapeurs-pompiers sont mobilisés au sol, appuyés par plus de 80 engins lourds. Des renforts nationaux arrivent en outre des autres régions. De même, les agriculteurs de la région prêtent main-forte en urgence, armés de leurs tracteurs et de tonnes à lisières pour ravitailler les camions de pompiers en eau.

Et pour la première fois de l’histoire de la région parisienne, deux avions Dash, deux hélicoptères bombardiers d’eau, ainsi que deux Canadairs, ont été mobilisés. Selon le colonel Olivier Compta, qui dirige les opérations, ces largages aériens ont permis d’éviter in extremis l’évacuation totale des villages de Noisy-sur-École et du Vaudoué.

Un terrain très difficile à manœuvrer

Les pompiers sont confrontés à de véritables difficultés, car le massif des Trois-Pignons et le secteur des gorges d’Apremont sont marqués par un chaos rocheux et des reliefs escarpés. Leurs engins lourds ne peuvent pas pénétrer au cœur de ces zones accidentées, forçant les troupes au sol à progresser à pied avec des lignes de lance à incendie rétractables.

Et pour ne rien arranger, la météo complique sévèrement la stratégie opérationnelle : en plus des températures extrêmes liées à la vigilance rouge canicule, les secours doivent composer avec des vents changeants et instables. Enfin, le sol de Fontainebleau, par endroits très tourbeux avec de nombreuses racines, emprisonne la chaleur. Le feu s’y infiltre en profondeur, et serpente sous le chaos rocheux. Ainsi, les parcelles doivent être intégralement noyées sous des tonnes d’eau pour sceller le sol.

À noter que plusieurs départs de feu ont eu lieu à peu près en même temps, de quoi pousser les autorités à privilégier une origine criminelle.

Des évacuations ciblées ont eu lieu

Face à la progression fulgurante des flammes attisées par la chaleur, les autorités ont dû procéder à des évacuations ciblées et préventives dès dimanche soir. Une quinzaine d’habitations particulièrement exposées ont été évacuées dans le village du Vaudoué, tandis que d’autres, situées en lisière de forêt à Noisy-sur-École et Achères-la-Forêt, ont été placées sous la protection directe des lignes de lances des sapeurs-pompiers.

  • Attisé par la canicule, l’incendie d’une ampleur inédite a déjà parcouru entre 800 et 1 000 hectares de forêt dans les secteurs de Noisy-sur-École et des gorges d’Apremont.
  • Le relief rocheux escarpé, les vents tournants et un sol humifère où le feu couve en profondeur rendent l’accès et l’extinction extrêmement difficiles pour les 400 pompiers mobilisés.
  • Malgré le déploiement inédit d’avions bombardiers d’eau, les autorités estiment que les opérations de noyage et de sécurisation prendront entre une et deux semaines.

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