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J’ai remplacé mon iPhone par le smartphone pliant Galaxy Z Flip 5 : mon avis après 3 mois

Année après année, doucement mais sûrement, le smartphone pliable fait son trou. Si bien que désormais la question est de plus en plus légitime. Est-ce que je saute le pas ? Je l’ai fait pendant trois mois. Voici mon retour d’expérience.  

Qui aurait pu prédire cela en 2019 ? Cette année-là, Samsung se lance dans le grand bain du smartphone pliable avec son Galaxy Fold, premier du nom. La suivante, le constructeur sud-coréen étoffe son offre en proposant la gamme Flip, un pliable plus « abordable » et plus compact.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette genèse a failli tourner au fiasco. En effet, des problèmes de fragilité d’écran ont failli tuer dans l’œuf les nouvelles ambitions du géant sud-coréen. Quatre ans plus tard, la situation a bien changé.

Depuis, à chaque nouvelle itération d’une gamme, Samsung, a su, petit à petit, rectifier le tir. Si bien que désormais, le constructeur asiatique propose des produits capables de rivaliser avec les meilleurs smartphones haut de gamme. Au point de définitivement les remplacer dans quelques années ? Et pourquoi pas… De nombreux éléments plaident pour le moment en faveur de ce scénario.

Le pliable, nouveau moteur de croissance de l’industrie ?

Motorola razr40 ultra
Le principal concurrent en France du Z Flip 5 est actuellement le Motorola razr40 Ultra. – © Motorola

Tout d’abord, à l’exception pour le moment d’Apple, tous les grands constructeurs se positionnent actuellement sur ce nouveau créneau. Xiaomi, Huawei, Honor, Oppo, Vivo et plus récemment Google. Bien que tous ne daignent pas pour le moment commercialiser leurs produits en France, ce n’est pas le cas de Motorola et de OnePlus. Deux marques qui nous ont récemment fait forte impression avec le Razr 40 Ultra et l’Open.

Pour la firme de Cupertino, comme d’habitude, les rumeurs vont bon train, mais aucune information officielle n’est à se mettre sous la dent pour le moment. Cependant, nous ne serions pas étonnés si Apple dégainait, dans un futur plus ou moins proche, sa vision du smartphone pliable.

Il faut dire que le marché des smartphones fait grise mine depuis presque deux ans. 2023 sera probablement la pire année du secteur depuis 10 ans. Bien évidemment, la crise du pouvoir d’achat y est pour quelque chose. Mais ce n’est qu’une partie de l’explication.

Écran, processeurs, capteurs photos… Le smartphone “classique” semble inéluctablement atteindre son plafond de verre technologique à petit trot. La course aux pixels et à la puissance ne seront bientôt plus des arguments assez convaincants pour nous faire débourser autant d’argent. En tout cas sur les modèles premium.

Apple iPhone pliable
Les rendus du brevet d’Apple sur les écrans pliables selon The Elec © LetsGoDigital

De leur côté, les modèles pliables de Samsung, dont les Galaxy Z Fold et Galaxy Z Flip, se vendent de mieux en mieux et ce segment connaît actuellement une croissance à deux chiffres. Selon le cabinet d’étude IDC, près de 22 millions de modèles pliables devraient s’écouler en 2023 dans le monde, soit une hausse de plus de 50 % par rapport à l’année précédente.

Naturellement, ce secteur part de loin, et il reste encore du chemin à parcourir  avant de venir concurrencer frontalement en volume les smartphones classiques. Mais tout de même ! Le smartphone pliable est actuellement une bouffée d’oxygène dans un secteur plus que moribond.

Au-delà des chiffres, le smartphone pliable possède un indéniable argument de séduction massive. Il redéfinit fondamentalement la manière dont nous utilisons au quotidien un smartphone. Une nouvelle expérience d’utilisation à rebours de ce que nous vivons maintenant depuis près de 15 ans. C’est pour cette raison que nous avons voulu bousculer nos habitudes. J’ai donc échangé pendant trois mois mon iPhone 14 Pro contre un Samsung Galaxy Z Flip 5.

Je ne cherche pas ici des querelles de clocher

Disons-le d’emblée, le but ici n’est pas de venir opposer frontalement Apple et Samsung, et encore moins iOS et Android. En effet, si j’ai troqué mon iPhone 14 Pro (512 Go) contre un Galaxy Z Flip 5, c’est simplement parce que c’est mon portable personnel.

D’ailleurs, ces deux téléphones ont été lancés sensiblement au même prix pour la même capacité de stockage. Soit 1460 euros pour l’iPhone et 1340 euros pour le Samsung. En faisant cet échange, je réduis donc au maximum un biais de départ, puisque je troque un smartphone premium contre un smartphone pliable premium. De plus, il ne sera pas question ici d’un test technique. Nous avons déjà eu l’occasion de le faire longuement cet été avec le Galaxy Z Flip 5.

Samsung Galaxy Z Flip 5G
© Samsung

Enfin, si je ne m’attarde pas sur les écosystèmes, iOS et Android, c’est avant tout car je connais bien les deux, leurs avantages et leurs limites. Du coup, je ne me suis pas senti perdu lors de cette transition.

En passant d’un smartphone classique à un pliable, je souhaitais avant tout expérimenter les nouveaux usages que cela pouvait m’offrir. Et ainsi me confronter à un format qui bouscule toutes mes vieilles habitudes. Après trois mois d’utilisation, voici mes impressions.

Prendre le temps de s’acclimater

Cela peut paraître d’une évidence sans nom. Et pourtant, j’ai bien mis un gros mois avant de m’habituer au format du Galaxy Z Flip 5. Entre son écran de couverture de 3,4 pouces et sa dalle intérieure de 6,7 pouces, on ne sait plus au début où donner de la tête. C’est normal, nous sommes formatés depuis plus de 10 ans.

Auparavant, nos libertés de mouvements, et d’usages, étaient quelque peu plus étendues. Le trentenaire féru de nouvelles technologies que je suis a eu entre les mains de multiples formats depuis le début des années 2000. Des téléphones à clapet comme le Motorola Razr v3i, des téléphones à faire pivoter comme le Sony Ericsson W550i ou encore des modèles coulissants comme l’inoubliable BlackBerry Torch.

test galaxy z flip5 design
© Presse-citron

Depuis l’avènement du premier iPhone, les smartphones ont pris, dans une écrasante majorité, une ligne directrice commune. Un bloc monolithique sur lequel on interagit en tactile. De ce fait, quand on commence à vivre au quotidien avec un Galaxy Z Flip 5, on est forcément décontenancé.

Quand dois-je le garder fermé et que puis-je faire rapidement avec lors de cet usage ? Pour quelles activités dois-je utiliser le smartphone en format paysage et en portrait ? Sachant que son ratio de 21:9 est pour le moins déstabilisant au début. Autant de questions qui ont mis quelques semaines avant de trouver des réponses.

Un écran externe pour de nouveaux usages

Au bout du premier mois, j’ai commencé à être intimement convaincu d’une chose. Cette dalle externe n’était pas là pour jouer les potiches. En plus de mes notifications, j’ai pris un réel plaisir à consulter rapidement mon agenda, à jeter un œil sur la météo ou encore à prendre de volée un appel. Si l’on met le côté sportif de côté, le Galaxy Z Flip 5 rend presque inutile l’utilisation d’une montre connectée.

samsung galaxy z flip5 ecran externe
© Presse-citron

Encore mieux, cette année de vraies applications ont été adaptées et peuvent donc être affichées sur cet écran. C’est le cas de YouTube, de Netflix, de WhatsApp ou encore de Google Maps. Et c’est loin d’être inutile. Depuis des années, nos smartphones nous obligent à les utiliser sur un seul écran pour tous les usages. Avec le pliable, on commence à avoir le choix.

Galaxy Z Flip 5 - écran applications - YouTube
© Presse-citron

Dans un métro bondé, nous avons pu regarder discrètement un contenu sur Netflix. Lors d’une balade, on peut consulter régulièrement un itinéraire en gardant simplement le smartphone dans le creux de la main. Utiliser ces applications sur un plus petit écran n’a rien de régressif, bien au contraire.

Parfois, nous n’avons pas nécessairement besoin d’un écran de 6 pouces pour réaliser telle activité dans tel contexte. Et si l’on veut profiter d’une plus grande dalle, c’est simple comme bonjour. Il suffit d’ouvrir le smartphone. Immédiatement le contenu regardé sur l’écran externe se lancera sur le principal.

Galaxy Z Flip 5 - écran applications - vidéo
©Presse-citron

Il est simplement dommage que pour le moment, trop peu d’applications puissent être utilisées de la sorte. Cet écran extérieur est un formidable outil et Samsung devrait user de persuasion pour que de plus nombreux développeurs s’en emparent.

La vie en 21:9, ça change beaucoup

Depuis quelques années, les smartphones haut de gamme se sont peu à peu tournés vers le format 18:9. Ce ratio permet aux constructeurs  d’élaborer des smartphones moins larges, et donc plus faciles à manipuler d’une main, tout en proposant plus d’informations visuelles en hauteur.

Mais ce n’est pas tout. De plus en plus apprécié par les producteurs, le 18:9 met mieux en valeur les contenus des plateformes de SVOD et augmente l’immersion sur certains jeux. Avec le Galaxy Z Flip 5, nous avons boxé pendant trois mois dans une catégorie encore supérieure, le 21:9.

test galaxy z flip5 interface
© Presse-citron

D’emblée, ce ratio ne m’a pas tout de suite plu. Biberonné depuis bien longtemps au 16:9, puis au 18:9, il a fallu, là aussi, que je prenne mes marques. Et encore une fois, tout est question de nouvelles routines. Pour une navigation sur Google ou sur un site, le Galaxy Z Flip 5 apporte plus de visibilité grâce à un rendu plus condensé et plus long. Résultat, j’ai vite pris l’habitude moins scroller car j’arrivais plus rapidement à mon but. La lecture des articles et des mails est également plus agréable.

Galaxy Z Flip 5 - écran lecture web SoFoot
©Presse-citron

Grâce à sa hauteur de 16 cm, le Galaxy Z Flip 5 offre également une nouvelle expérience de navigation sur les réseaux sociaux. Lire un thread sur X ou passer du temps sur TikTok se fait avec un confort visuel vraiment nouveau. Cela saute rapidement aux yeux.

Galaxy Z Flip 5 - écran format portrait
© Presse-citron

Pour du loisir, le format paysage prend logiquement tout son sens, surtout sur des contenus pouvant être affichés en plein écran, sans bande noire. C’est bien simple, les deux smartphones qui m’ont procuré autant de plaisir lors d’un film ou d’une série ces deux dernières années sont le Sony Xperia 1 V et ce Galaxy Z Flip 5. Soit deux produits possédant un écran de 21:9.

Z Flip 5 Écran - film
© Presse-citron

Alors certes, l’intégralité des films et des séries n’est pas encore adaptée à ce format, ni YouTube d’ailleurs, mais leur nombre augmente considérablement année après année. De plus en plus de blockbusters récents le sont. Pendant trois mois, j’ai pu sans problème par exemple me régaler devant « The Killer », le dernier David Fincher sur Netflix, faire mon retard sur la saison 3 de « The Mandalorian » et frissonner devant « La Chute de la maison Usher » pendant Halloween.

Z Flip 5 Gaming
© Presse-citron

Pour du gaming, le son de cloche fut le même. La surface visuelle supplémentaire en largeur permet de bien mieux apprécier les graphismes sur certains jeux indépendants. Et sur d’autres, cela favorise la concentration, et les réflexes, puisque notre perception est plus large. Ce fut notamment le cas lors de mes longues sessions sur des jeux de voitures ou sur des FPS.

L’attraction de la soirée ( et de la journée)

Que ce soit avec mes collègues, mes amis ou ma famille, le Galaxy Z Flip 5 a clairement réussi pendant toutes ces semaines son effet « whaou ». Dès que je le sortais, on voulait l’essayer, l’ouvrir, tester l’écran externe, regarder une vidéo en format paysage… Bref, on voulait s’approprier succinctement ses nouveaux usages. Et chaque fois, le dernier rejeton de Samsung a réussi son casting en beauté.

Il faut dire que pour cette 5 ème itération de son Z Flip, Samsung a soigné sa copie. Tout d’abord en corrigeant le plus gros défaut esthétique de la gamme. Désormais, le smartphone se referme totalement sur lui-même. Grâce à une nouvelle charnière, l’espace vide présent entre les deux écrans à complètement disparu. Il se pose à plat sans aucun problème et sans bouger, même du côté des capteurs photo.

Samsung Galaxy Z Flip 5 - iPhone 14 Pro
@Presse-citron

Avec son manteau extérieur en verre, le Galaxy Z Flip 5 est diablement élégant et il attire l’œil. Bien qu’il ne se prédestine pas à un public spécifique, la gent féminine ne tarissait pas d’éloges à son propos. Souvent, on l’a comparé à une sorte d’écrin à bague de fiançailles. Pour le design, Samsung a réussi son coup, cela fut un véritable plébiscite pendant trois mois.

test galaxy z flip5 charniere
© Presse-citron

Côté masculin, les réactions étaient tout aussi élogieuses tout en soulignant un problème que je connaissais bien. L’encombrement que peut prendre un smartphone dans une poche de jean. Se balader avec un iPhone ou un smartphone de plus de 6 pouces dans un pantalon, à la longue, c’est un petit enfer.

Ce n’est pas esthétique tout d’abord, peu confortable, surtout en vélo, et cela déforme à la longue mes bons vieux Levi’s 511. Après presque un an d’iPhone 14 Pro, certains de mes pantalons portent clairement les stigmates de ce transport.

Cela peut paraître secondaire, mais je peux vous assurer qu’au quotidien cela change beaucoup. On se sent vraiment plus léger. D’autant, que le Z Flip 5 ne pèse que 187g. Plié, il ressemble à un rectangle de 8,5 cm sur 7,1 cm. Certes, il prend plus de place en épaisseur (1,5 cm) qu’un smartphone premium, mais c’est un maigre défaut par rapport au confort de transport qu’il propose.

Le meilleur smartphone pour voyager

Durant le mois de septembre, j’ai eu la chance de partir trois semaines en Corée du Sud. Heureuse coïncidence ? Pas vraiment, c’est lors de l’organisation de ces vacances que j’ai eu l’idée de ce test au long cours. Je suis donc parti avec lui, sur ses terres, afin de voir si c’était un bon compagnon de voyage.

Pas de spoil, tout est dans le sous-titre. Toutes les qualités précédemment citées font de lui le meilleur smartphone que j’ai pu prendre pour voyager.  Déjà, l’encombrement est minimum et il tenait sans mal dans la poche de mon short. Ensuite, son écran 21:9 fut particulièrement utile pour se repérer sur place. En format paysage, nous pouvions avoir une belle vue d’ensemble pour nous repérer sur Kakaomap, l’équivalent coréen de Google Maps.

Galaxy Z Flip 5 - voyage
©Presse-citron

Et en format portrait, il nous permettait d’afficher lisiblement le dédale de rues des quartiers d’Itaewon à Séoul et  de Gwangalli à Busan. D’autant que même sous un soleil de plomb, les deux écrans restaient bien visibles. En matière de luminosité, le Galaxy Z Flip 5 est à son zénith.

L’autre particularité du smartphone que j’ai grandement apprécié lors de ce voyage, ce fut bien évidemment l’expérience photo. Grâce à son format pliable, le Galaxy Z Flip 5 peut se poser sur différents types de surface. Lors d’une journée de randonnée dans le parc national de Seoraksan, situé au nord-est du pays, j’ai pu prendre plein de jolis souvenirs grâce à son écran de façade qui permet d’avoir un retour. On trouve au smartphone la position idéale, on lance un retardateur, on se place et on prend la pose.

Galaxy Z Flip 5 - expérience photo voyage
©Presse-citron

Cette faculté de contorsionniste est vraiment appréciable, car elle augmente, mine de rien, notre créativité. En prenant des précautions, il est possible de déposer le Flip 5 partout. Sur un bord près de la mer, sur une marche d’escalier dans la montagne ou même sur le sol. Et surtout, plus besoin d’avoir un trépied ou des accessoires pour immortaliser des souvenirs à plusieurs. Il suffit juste d’un peu d’imagination.

Lors d’un coucher de soleil dans la baie de Suncheon, au sud-ouest du pays, pas une âme n’était présente pour nous prendre en photo. Grâce à son format, le Galaxy Z Flip 5 m’a tout de même permis de ne pas repartir bredouille de ce magnifique spectacle.

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©Presse-citron
Galaxy Z Flip 5 - expérience photo
© Presse-citron

L’expérience en selfie est également différente. Plus la peine ici de tenir à bout de bras un imposant smartphone pour se photographier. Il suffit de lever le bras plus naturellement, ce qui donne plus d’équilibre, et de faire un grand sourire.

Galaxy Z Flip 5 - expérience photo voyage selfie
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En utilisation classique, le smartphone de Samsung change également la donne. C’est notamment le cas lorsque j’ai pu prendre en plein écran des photos de paysages. Il devient possible de capturer sous de nouveaux angles toute la beauté d’une cascade ou encore l’immensité du panorama.

Attention, parfois, aux souvenirs de vacances…

Sans contestation, le Galaxy Z Flip 5 bonifie l’expérience photographique sur smartphone. On se sent plus libre dans ses mouvements, les prises de vue sont plus confortables et on s’amuse à chercher de nouvelles perspectives. Pour autant, Samsung n’arrive pas encore à proposer une expérience aussi aboutie que sur les smartphones les plus premium en termes de rendu.

En effet, le Z Flip 5 garde les mêmes deux capteurs que son prédécesseur le Flip 4. À savoir, un capteur grand angle 12 MP (f/1,8) et un ultra grand-angle de 12 MP (f/2,2), lui aussi. S’il est tout à fait compréhensible que l’intégration d’un téléobjectif doit pour le moment être un véritable casse-tête d’ingénierie sur un smartphone pliable, c’est dommage que Samsung  ne propose pas un rendu aussi léché que sur sa gamme Galaxy S23.

Galaxy Z Flip 5 - expérience photo voyage grand angle
© Presse-citron

 

Galaxy Z Flip 5 - expérience photo voyage grand angle monument
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Attention, les photos sont de très bonne facture. Le piqué est bon, les contrastes sont bien gérés, même en ultra grand angle et la nuit les algorithmes font un excellent travail. Cependant, lorsque j’ai souhaité regarder sur ordinateur mes souvenirs de vacances, j’ai pu remarquer deux couacs.

Galaxy Z Flip 5 - expérience photo voyage colorimétrie
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Galaxy Z Flip 5 - expérience photo voyage grand angle soleil
©Presse-citron

Parfois, on observe un manque de détails sur certaines zones de l’arrière-plan. De plus, la colorimétrie des tons bleus est parfois trop prononcée. Ce sont des petits détails, certes, mais ceux-ci confirment que pour le moment le Galaxy Z Flip 5 est techniquement à la hauteur d’un excellent smartphone aux alentours de 1000 euros. Comme le récent Xiaomi 13T Pro. Sans pour autant tendre vers la perfection d’un Galaxy S23 Ultra ou de notre bon vieux iPhone 14 Pro resté dans le tiroir.

Enfin, j’ai remarqué que je n’ai jamais utilisé le capteur propre au selfie de 10 MP situé en haut de l’écran interne. En effet, pour prendre ce type de cliché, je n’ai utilisé le Galaxy Z Flip 5 qu’en mode fermé, et donc avec ses capteurs dorsaux. Hormis pour le déverrouillage facial et quelques appels visio, il ne me fut pas d’une grande utilité. Je ne veux pas dire ici qu’il faut supprimer ce capteur loin de là, mais peut-être plus concentrer ses efforts sur les autres.

Jamais sans mon chargeur…

Depuis leur avènement, les smartphones à écran pliable souffrent de deux défauts majeurs. La fragilité de l’écran et l’autonomie. Si Samsung a réussi sans équivoque à résoudre le premier, le second, peine à disparaître.

C’est simple, lors de ma première semaine d’utilisation, je ne suis jamais sorti sans chargeur. Après avoir vécu quatre journées de suite avec un smartphone qui s’éteint entre 19 et 20 h, je me suis vite ravisé.

Avec sa batterie de 3 700 mAh, le Flip 5 tiendra à peine la journée si vous le sollicitez activement comme j’ai souvent pu faire. Après, il faut bien avouer que je ne l’épargnais pas. Du gaming dans les transports, du streaming vidéo à midi, des réseaux sociaux en veux-tu en voilà et pas mal de mails et d’appels. Lors de jours plus calmes, il a su tenir jusqu’au couché, mais jamais plus. Du coup, la charge filaire de 25W était l’excroissance du smartphone, elle était toujours avec moi.

Galaxy Z Flip 5 - préhension
© Presse-citron

En vacances la journée, ce ne fut pas un problème. J’avais toujours sur moi un sac, un tot bag ou une banane. Pareil pour mes journées au bureau, je laissais toujours traîner un chargeur d’appoint au cas où.

Par contre, le soir pour sortir ou les week-ends pour flâner, ce fut plus problématique. C’est toujours embêtant de devoir réfléchir à bien charger son smartphone avant de sortir ou d’emporter dans de sa veste un chargeur. Si le Flip 5 ne nous encombre pas dans la poche, c’est dommage qu’il nous oblige à faire autrement. D’autant que la charge n’est vraiment pas rapide. Il faut compter près d’une 1h30 pour une charge complète, sur un smartphone de ce prix, c’est extrêmement frustrant.

Mon avis après trois mois d’utilisation du Galaxy Z Flip 5

Se lancer dans le grand bain du pliable peut être délicat au début. Il faut le savoir. Notre petit train-train quotidien est chamboulé, notre préhension n’est plus la même et nos réflexes d’usage sont à redéfinir. C’est normal, passer d’un monde à l’autre est un véritable changement de paradigme dans notre rapport au smartphone.

À savoir, un écran externe aussi utile que le principal, une immersion dans nos loisirs totalement nouvelle et une expérience photo jouissive. Avec le pliable, c’est l’usage qui est révolutionnaire et non le composant utilisé. Bien évidemment tout n’est pas parfait. Et heureusement ! Le secteur du pliable n’en est qu’à ses débuts et ce sont les erreurs de jeunesse qui permettent de rapidement s’améliorer. Globalement, je reproche au Galaxy Z Flip 5 trois choses.

Son autonomie trop moyenne et sa charge trop lente. Après, je plaide coupable. Ce fut tellement un plaisir d’utiliser ce nouveau format que je ne lui ai pas fait de cadeaux. Mon temps d’écran était en moyenne de 6h30 par jour.

Dommage également que Samsung n’ait pas la même ambition photo que sur ses plus récents smartphones de sa gamme S. Au moins sur le capteur principal. Selon moi, il ne devrait pas y avoir de différence, d’autant que ces deux produits ne se vampirisent pas sur le catalogue. Enfin, l’écran externe devrait pouvoir profiter de plus d’applications. En plus d’être un plaisir à utiliser, cette dalle scinde littéralement nos usages. On se surprend soi-même à faire certaines activités en ayant le téléphone fermé.

Et le prix ? Vu le niveau d’ingénierie d’un tel produit, je ne trouve pas que son prix soit si excessif. C’ est peut-être un frein, je le conçois, mais plus une technologie se démocratise, plus son prix baisse. Pour rappel, le Z Flip, premier du nom, a été commercialisé en 2020 à 1500 euros. Meilleur à tout point de vue, le Z Flip 5 est lui à 1340 euros.

Quoiqu’il arrive, le smartphone pliable s’impose peu à peu comme une alternative crédible aux modèles classiques. Si vous sautez le pas, vous êtes désormais prévenu. Il faut s’accorder du temps et sortir de sa zone de confort pour que ce format ouvre alors tout le champ de ses possibles.

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2 commentaires
2 commentaires
  1. J’ai adoré le style d’écriture. Le test est dans une justesse certaine ! Il me fait de l’œil ce petit flip5. C’est lui ou le 13 ultra de xiaomi !

  2. Pour une utilisation complète de l’écran externe, il est indispensable d’utiliser Multistar/Good lock. Les possibilités sont démultipliées !

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