[Journée de la Femme] Nous les femmes, par Yael Rozencwajg

Article écrit par Yael Rozencwajg[1] pour Presse-citron à l’occasion de la Journée de la Femme. Je commencerai ce post par pourquoi on ne parlerait pas des hommes cette fois-ci? Mise à part la question purement originelle de ce demi-chromosome qui nous séparent: merci de m’expliquer POURQUOI nous sommes encore et toujours (aussi souvent) sous-estimées? Au

Article écrit par Yael Rozencwajg[1] pour Presse-citron à l’occasion de la Journée de la Femme.
Je commencerai ce post par pourquoi on ne parlerait pas des hommes cette fois-ci?
Mise à part la question purement originelle de ce demi-chromosome qui nous séparent: merci de m’expliquer POURQUOI nous sommes encore et toujours (aussi souvent) sous-estimées?
Au passage, merci Eric d’avoir pris cette initiative si naturelle soit-elle : quelle preuve de galanterie et de respect que de donner la parole aux femmes à l’occasion de cette journée mondiale qui nous est dédiée.
Trève de blabla pour moi cette journée a de nombreuses significations.
Rendez-vous compte qu’il a fallu décréter « une journée entière pour les femmes ».
Pourtant les femmes ne sont pas une minorité ?! Pourtant les femmes savent chanter, les femmes savent jouer de la comédie, de nombreuses femmes savent faire des métiers difficiles comme gérer des entreprises, les femmes savent gérer des crises politiques…
Cette journée est importante, d’abord pour nous les femmes, de se sentir libres, et reconnues en temps que telles.
Il nous a fallu beaucoup de temps pour repousser les limites des droits des femmes dans les pays riches, en Europe, aux Etats-Unis, restent que dans de grands espaces mondiaux et notamment en Afrique, au Moyen-Orient ou encore en Asie nous en sommes toujours à la remise en question des fondements de la vie.

Oui messieurs vous avez chacun une mère qui vous a mis au monde…

Et sans vouloir rentrer dans la polémique, vous avez toujours autant besoin de nous qu’à votre naissance…
Non nous ne pourrons pas vivre les unes sans les autres et vice versa.
D’abord pour la question sinéquanone que vous connaissez, mais aussi pour faire avancer le monde.
Je pense à Kamel qui voulait « humaniser la mode » au travers de son site Internet « Style and the city » seulement je lui réponds ce jour même qu’il faudrait d’abord humaniser les gens.
Je pense à Eric (du Medef) et à Guillaume (Lance-toi) qui m’ont posé la question « mais où sont les femmes » durant la journée dédiée aux jeunes entrepreneurs Yescamp. Alors je vous réponds messieurs : nous sommes là, faites-nous un peu plus de place, nous sommes vraiment là tout près… Vous verrez vous serez aussi motivés de travailler avec nous qu’avec votre équipe de poilus.
Et à nous les femmes (jeunes ou plus âgées), ok nous sommes pas toujours programmées pour être de la meilleure humeur qui soit, entre nos chiffons, notre forme, ou encore je ne sais quelle raison qui fait que nous sommes pas toujours à 100% de nos capacités; mais activez-vous les nanas, le temps passe vite 🙂 et là il s’agit de faire avancer le monde pas de votre manucure !

Mais comment ça il n’y a pas de femmes entrepreneurs?

Nous sommes peut être trop occupées à nous occuper de vous les hommes, toute notre vie est dédiée à l’entrepreneuriat en surmontant les épreuves si difficiles soient-elles. Souvent en concurrence directe avec vous messieurs, sans l’esprit fonceur, ou de multiples sacrifices, nous n’avons donc pas autant de place que vous dans le train de cette vie ?
Du matin au soir, chaque jour qui passe nous donnons le meilleur parce que la vie ne serait tout simplement pas ce qu’elle est sans vous et nous.
Suis-je donc la seule femme sur cette planète à penser ainsi ?
(Et Korben tu sors en refermant bien la porte derrière toi… )


Yael Rozencwajg, (femme) entrepreneur, et chef d’entreprise, agence YOPPS et accessoirement nana du Web qui vous invite au partage, à la paix et à l’amour.


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17 commentaires

  1. Mais, il ne s’agit que de temps. Nous les femmes, n’avons pas encore réalisé combien nous menons le monde.
    Dans queques décennies, la moitié du monde économique, financier et politique sera géré par les Femmes… Et déjà, Messieurs, depuis l’origine, le premier coeur qui bat en vous, le premier souffle qui vous réchauffe, la première tendresse qui vous console, la première nouriture qui vous rassasie, c’est celui d’une Femme… Votre mère… Quand on sait que les premières années de la Vie sont les piliers de chaque être humain, on peut prendre conscience de toute la Puissance (et nous la toute puissance)de la Femme en ce monde.
    N’attendons pas que les Hommes nous laissent de la place, mais prenons tout simplement Notre place…

  2. Rien ne m’énerve plus que des choses dans le genre « journée de la femme » : hommes et femmesz sont égaux, que diable !
    Pourquoi pas une journée de l’homme, alors ? parce qu’une telle journée est dédiée à la « valoriser la femme » (comme si vous, medames aviez besoin de ça…)
    La journée de la femme est une hypocrisie sans nom qui sous-entend que les femmes sont inférieures aux hommes !
    Vous comprendrez aisément que je ne serais pas différent vis-àvis des femmes aujourd’hui, car, c’est tous les jours, que les femmes sont nos égales !
    À bon entendeur…

  3. Tout a fait al.jes

    L’égalité entre les sexes au niveau légal et pénal est très importante mais ça doit fonctionner des deux côtés, un homme, aussi bon parent soit-il, sera toujours défavorisé face à une femme pour obtenir la garde.

    Sand, vous parlez de la grossesse, c’est exact, mais une voiture sans essence ça n’avance pas.

    La journée de la femme est une belle connerie, les personnes qui se sentent lésées doivent se battre et pas attendre qu’on leur ouvre le chemin.

  4. « une équilibriste, une funambule pressée, qui avance sur le fil étroit du temps. Je tiens dans la main droite le lien de mon amour de mère, dans la main gauche le lien de mon indépendance financière, entre mes dents le lien de mon amour de femme et mes rêves bien serrés entre mes deux cerveaux. Avec tout ça, j’essaye d’avancer. Cela donne une sorte de danse frénétique et comique » : oui, c’est ça l’égalité des sexes… Parce que ça ressemble pile-poil au quotidien des hommes. Qui slaloment entre boulot, famille, amis, amours…
    Ce n’est facile pour personne. Et le mec qui peut rester tard au boulot sans se préoccuper de la garde de ses enfants, n’est-il pas, quelque part, cautionné par la personne qui s’occupe des petits ? Perso, quand je bosse tard ou que je pars en déplacement, je bosse tard, parce que je suis obligée et que j’aime ça aussi, et il me semble normal de ne pas tout avoir à la fois. Les enfants, à ce moment-là, c’est l’affaire de la personne qui les garde. Je travaille pleinement concentrée, au prix de mon rôle de mère. Et les hommes font les mêmes sacrifices.
    Ayant connu des conditions d’extrême précarité financière (donc pas de fric pour faire garder les enfants, etc), j’ai fait le tour de la question… Eh bien c’est dur, mais j’ai vu des mecs galérer tout pareil. Et devoir presque s’excuser d’être des mecs.
    Quant aux mecs qui n’ont pas d’enfants… Eh bien c’est peut-être aussi un sacrifice : le boulot avant le reste ?
    Je comprends donc parfaitement votre point de vue, qui est très pertinent, mais j’y apporte une observation obstinément égalitaire : les hommes font les mêmes sacrifices, car ils savent, du fond de leurs tripes, qu’il est difficile de tout concilier, comme nous le savons nous-mêmes… Et leur quotidien n’est pas simple.
    Alors travaillons, aimons, luttons. Mais jamais l’un contre l’autre.
    Je pense que nous n’avons pas le droit d’exiger un traitement de faveur ou une compréhension particulière sous prétexte que nous sommes des femmes : ça revient à entériner une infériorité qui n’existe pas.
    Lé réussite se paie : les hommes la paient, qu’on ne s’y trompe pas… Eux aussi ils font des sacrifices…
    Alors je suis libre ET je suis une femme, n’en déplaise à Colette, avec un niveau de sacrifice égal à celui des hommes qui m’entourent. Parce que, tout au fond de moi, je sais que nous sommes égaux, et que nous avançons côte-à-côte, et pas en guerre.
    Je suis donc libre : libre d’être la plus aimante des compagnes sans avoir jamais repassé ses fringues, libre de cuisiner parce que je le fais très bien sans jamais avoir eu l’impression de m’asservir, libre de n’avoir jamais admis la double-journée de boulot (voire triple car j’ai cumulé pendant 4 ans activité professionnelle + études universitaires+ enfants, donc je sais ce qu’est un quotidien de lutte) parce que jamais je n’ai considéré qu’il me revenait d’assumer les tâches ménagères à plus de 50 %… Le tout sans faire la guerre. Parce que l’égalité est évidente.
    L’homme d’aujourd’hui n’est pas notre ennemi. C’est notre partenaire, notre prochain. Lui aussi a une place à prendre à nos côtés : j’aime le fait d’avancer main dans la main et en paix, sans mettre sur la défensive nos égaux 🙂

  5. @Malico : c’est bien ce que je pense… Nous avons la chance de vivre dans une société moderne qui permet à la femme de prendre sa « juste » place : ni trop, ni pas assez.
    Le processus est en court mais dans la plupart des pays occidentaux seulement. Il reste quand meme les bons 2/3 de la planète pour qui il faut encore une « journée de la Femme »…

  6. C’est vraiment pénible tous ces discours moralisateurs qui essayent de nous expliquer que, non la femme n’est pas inférieur, qu’elle passe au contraire son temps à « servir les hommes ».

    On est où là, chez les bisounours?

    C’est pas en créant des journées de la femme que son statut va changer dans la société, ni en venant gémir et faire la leçon sur un blog.

    Quelqu’un qui passe son temps à se plaindre est automatiquement perçu comme faible, autant dire que toutes ces initiatives sont hautement contreproductives.

    Alors oui il y a des différences de statut social dans notre société et de grandes avancées ont déjà été faites dans ce sens, mais sûrement pas à coup de jérémiades.

    Regardez plutôt comment Yunnus essaye de faire évoluer la place de la femme dans des société dans lesquelles les femmes sont là, pour le coup, réellement asservies (rien à voir avec le couplet « nous passons peut être trop de temps au service des hommes »).
    C’est en accordant des micro crédit (presque exclusivement) aux femmes les plus pauvres qu’il tente de leur permettre de se sortir de la pauvreté en montant leur affaire (aussi modeste soit elle) et ainsi être considéré pour leur travail et non pas pour ce qu’elles sont.

    Alors si on pouvait s’inspirer de ce genre de choses plutôt que de sans cesse venir s’apitoyer sur notre sort, tout le monde y gagnerait.

  7. @David BONIN dit comme ça je le prends comme un compliment …
    @Malico si cette journée existe c’est bien parce qu’il y a de nombreux problèmes que ni vous ni moi sommes capables de gérer.
    @La Peste 100% d’accord

  8. « POURQUOI nous sommes encore et toujours (aussi souvent) sous-estimées? »

    Ben oui, pourquoi ? Pourquoi les femmes ont-elles en moyenne un salaire inférieur pour un même poste ? Est-ce uniquement la faute aux méchants machos ? Ça me paraît un peu simpliste. Certaines femmes ne sont-elles pas de pires ennemies à leur propre cause que la plupart des hommes ? Je ne sais franchement pas mais ça m’intéresse de comprendre les causes.

  9. @ al.jes : L’égalité ? Nous y tendons probablement en France… Dans d’autres pays du monde, loin de là ! J’irais jusqu’à dire que parfois la force physique donne la primauté à la gente masculine.

  10. Jean-Baptiste on

    Juste une petite précision qui tient uniquement de la forme. Pourquoi franciser sine qua non en « sinéquanone »?

  11. @ Julie+Navarro : La force physique n’y est pour rien, c’est le déterminisme culturel qui a placé l’homme au dessus de la femme, et nous sommes égaux à la naissance (pour exemple, saches que dans certaines îles du pacifique, avant que notre civilisation occidentale ne vienne tout foutre en l’air, des peuples où hommes et femmes étaient égaux de part les déterminismes culturels existaient, et mêmes des peuples où les femmes étaient considérées comme supérieures aux hommes !)
    Je pense que c’est parce qu’on est dans un système patriarcal (dans le sens où les hommes sont vus comme supérieurs aux femmes), parce qu’on répètes aux filles qu’elles serons toujours plus faibles que leurs homologues masculins, et parce qu’on « insulte » un garçon qui montre le moindre signe de faiblesse de « femmelette », qu’on en arrive à penser que les femmes ont une force physique à celles des hommes…
    Pour donner un exemple, je suis nul en sport, et du coup, on me mettait toujours avec les filles en cours de sport, à l’école… du coup, les filles s’investissaient moins en sport, car elles se disaient que c’était normal (si tout le monde le dit : ça doit être vrai), et les autres garçons, qui ne voulaient pas subir mon sort car il était présenté comme dégradant, s’investissaient davantage…
    Et c’est la même chose, quand à l’école on dit que les filles sont « plus intelligentes » ou qu’elles « travaillent plus », ou encore, au lycée, que la L est « une filière de filles » etc… et j’ai entendu beaucoup de conneries dans ce genre !
    Je pense que nous sommes égaux dans les faits, mais que le déterminisme culturel que nous subissons nous fait croire que nous sommes différents sur des points que les chromosomes X ou Y ne « contrôlent » pas…

    Voilà, si j’avais pas été assez clair la première fois sur ce que j’entendais par « hommes et femmes sont égaux ».

    PS : un dernier pour la fin, pour nous montrer à quel point notre culture veux nous faire avaler ces conneries d’inégalités des sexes : les règles de grammaires concernant le pluriel nous disent que « le masculin l’emporte sur le féminin »…

  12. Bonjour

    Je ne suis pas sûre de comprendre ton article. je ne comprends pas en quoi un homme a « besoin des femmes » ; ca n’est pas un gamin…
    Et le respect ne s’acquiert pas en rappelant qu’un homme est sorti du vagin d’une femme. Enfin il me semble.

    Pour al.jes ; non la journée internationales des femmes (DES, il n’y a pas UNE femme) n’est pas là pour valoriser qui que ce soit. Ca c’est du marketing type fête des mères. Le 8 mars est là pour rappeler les discriminations dont les femmes sont victimes (93% des emplois précaires sont exercés par des femmes en France, 1 femme sur 3 victime de violences sexuelles au cours de sa vie etc). Ca n’est pas du tout une journée de fête 😉 quoi qu’en disent les fleuristes.

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