La gestion de l’identité numérique commence au berceau

Avec YouTube, et, dans une moindre mesure, Flickr, Facebook est certainement le site « 2.0 » qui a pénétré le plus rapidement toutes les couches de la société, pour devenir aujourd’hui, et plus encore demain, un service adopté en masse par le grand public, dont l’influence va bien au-delà de la sphère techno-geek. Ce qui ne va

Avec YouTube, et, dans une moindre mesure, Flickr, Facebook est certainement le site « 2.0 » qui a pénétré le plus rapidement toutes les couches de la société, pour devenir aujourd’hui, et plus encore demain, un service adopté en masse par le grand public, dont l’influence va bien au-delà de la sphère techno-geek.

Ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes, notamment liés à la confidentialité : bien malin qui, à part quelques experts, pourrait dire ce que Facebook fait exactement avec ma vie, et quel est réellement le niveau de confidentialité de ce que nous diffusons sur le premier réseau social mondial.

D’où la frilosité de certains : je rencontre régulièrement des gens qui se privent des avantages incontestables que peut apporter Facebook au prétexte qu’ils ne savent pas exactement ce qui est fait avec leurs données et au final, qui voit quoi, et qui de fait refusent pour ces raisons de s’y inscrire. Je peux difficilement leur opposer des arguements valables à part les inciter à le faire, et à effectuer tous les réglages proposés sur leur compte.

Bref, la confiance ne règne pas vraiment.

D’autres, au contraire, ne sont pas aussi précautionneux qu’il le faudrait et se retrouvent à exposer à leur insu des morceaux de vie privée qui théoriquement n’auraient rien à faire sur le web, surtout quand Google passe par là et indexe la photo de leur dernière cuite.

De fait il y a une vraie distorsion entre le haut niveau de technicité et l’étendue des fonctions d’un service comme Facebook et le faible niveau de connaissance et d’expertise qu’en a le grand public, et ceci risque de poser quelques problèmes dans les années à venir. Tant que les réseaux sociaux étaient des trucs de geeks ou de professionnels, chacun savait où il mettait les pieds et avançait en connaissance de cause. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Au fur et à mesure de la prise de conscience collective par le grand public, la gestion, et le contrôle de son image sur internet va devenir un sujet de plus brûlant, et si la messe est dite pour les plus âgés (quoique…), il m’apparaît de plus en plus comme une évidence que nous devons éduquer et préparer nos enfants à adopter les bons comportements dès qu’ils commencent à marquer le web de leur empreinte, volontairement ou pas.

J’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer ici : le contrôle de son identité numérique devrait idéalement commencer au berceau, avec celui de l’identité réelle, en appliquant les mêmes règles qui président à organiser notre vie privée. Pour commencer, je pense qu’il n’est pas inutile – quand cela est possible – d’enregistrer sans attendre au moins un nom de domaine avec le prénom et le nom de son enfant afin de protéger déjà un peu son identité et préparer les années futures, quand il fera le vrai saut sur la toile. Il y a de grandes chances pour qu’il vous en soit reconnaissant un jour où l’autre.

D’autres bonnes pratiques sont à prendre en compte et à inculquer à nos marmots, et feront l’objet d’un billet plus détaillé prochainement.


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61 commentaires

  1. Ou, si c’est possible, réserver le nom de domaine du nom de famille et créer un sous domaine pour chaque membre, dont les enfants. C’est un peu moins cher, surtout si l’on a une famille nombreuse 🙂
    La gestion de l’identité numérique devrait être une préoccupation constante chez les personnes connectées, mais celles à qui j’en parle autour de moi y sont pour l’instant peu réceptives (le pompon revenant à un homme politique pour qui on a travaillé et pour qui ressortait sur Google, lorsqu’on tapait son nom, la condamnation de son fils pour trafic de drogue !!)

  2. Je suis tout à fait d’accord avec vous ! Une amie m’a raconté qu’avant son entretien, son futur manager l’avait googlisé, a retrouvé son blog et ses informations personnelles, s’est renseigné sur son parcours. Non seulement il faut contrôler son image mais également penser à bien référencer les sites contenant ses infos (son site ou son blog).

  3. Maintenant quand un couple apprend qu’il va avoir un bébé, il réserve la crèche, l’inscription en maternelle, son compte facebook, twitter, gmail, … 🙂

    Et effectivement la gestion de toutes ces « identités » demande une certaine formation. Même pour des utilisateurs avertis, c’est pas toujours évident.

    Bientôt des cours de gestion d’identité numérique à l’école ?

  4. « D’autres, au contraire, ne sont pas aussi précautionneux qu’il le faudrait et se retrouvent à exposer à leur insu des morceaux de vie privée qui théoriquement n’auraient rien à faire sur le web, surtout quand Google passe par là et indexe la photo de leur dernière cuite. »

    Je suis assez d’accord, cela pose un gros problème, surtout lorsque d’autres postent des photos te concernant. Cela ne m’est jamais arrivé mais certains amis ont déjà eu des photos qu’ils auraient voulu garder personnelles déployées sur le réseau avec impossibilité de les enlever. C’est selon moi le plus gros problème : on peut contrôler nos actes mais pas ceux des autres ^^

  5. J’ai posé la question il y a quelques jours sur le blog d’Hellotipi de savoir si il fallait créer un profil public ne contenant que « Prénom, Nom, Avatar » :
    http://www.hellotipi.com/blog/.....hellotipi/

    59 commentaires longs (record du blog il me semble)
    Résultat du vote:
    50% défavorables, 40% favorables, 10% ne savent pas quoi en penser

    Beaucoup de flou artistique donc autour de cette question de la diffusion des données perso sur le web.

    Par exemple, en tant que père j’évite de diffuser des photos de mes enfants sur les réseaux ouverts pour la simple et bonne raison que j’ai envie de leur lancer un maximum de choix plus tard sur les photos qu’ils souhaiterons diffuser (ou non)

    C’est difficile pour nous de nous rendre compte du sentiment que cela peut donner mais imaginez que les photos de vous gamin le cul à l’air au bord de la mer soit disponible sur Google (+taggée à votre nom/prénom): Je ne suis pas certain qu’on s’en foutrait tous.

  6. @Dvins d’ailleurs j’ai toujours été étonné que cette fonctionnalité sur Facebook (le tag de photos) soit tolérée, il me semble qu’elle va à l’encontre du droit à l’image non ?
    Surtout si je suis taggé sur une photo où je me ballade bourré et à poil (cherchez pas, c’est qu’un exemple :))

  7. @Julien : ouais je n’ai jamais trop compris (ou jamais trop cherché :D)
    Mais en effet, ça peut poser de graves problèmes. Surtout à l’embauche puisqu’il est clair qu’une des premières choses que fera un recruteur est de googliser nom/prénom/pseudo récupérés pour voir ce qui se passe… Ca peut être vraiment gênant, c’est pourquoi j’essaie toujours de faire attention.
    Par contre je sais qu’on peut se « détagguer » si on aime pas la photo (mais pas l’enlever…)

    Bref ça pose quelques questions mais je ne pense pas que quelqu’un ait encore trouve LA réponse pour gérer son identité numérique parfaitement, sinon, qu’il me fasse signe tout de suite 😀

  8. @Dvins de toute façons, le problème sera bientôt désuet puisque dans quelques années (mois ?) Google pourra te retrouver automatiquement sur les photos grâce à la reconnaissance faciale, sans même avoir besoin d’être taggé !

  9. J’ai 40 ans et j’ai l’impression de maitriser à peu pres mon identité numérique (si,si), notamment perce que ma vie est « stabilisée » aujourd’hui.
    Mais je me demande souvent ce qu’il en serait aujourd’hui si Facebook avait existé il y a 20 ans.

    J’ai une règle d’or: j’essaye de ne jamais diffuser quoique ce soit que je n’assumerai pas dans tous les contextes (famille, boulot…)

    Pour ce qui est de facebook, ce qui me déplait c’est que les options par défaut t’exposent, et que nombreux sont ceux qui ne le savent pas.

    Je me suis fendu d’un billet il y a quelque temps sur le sujet:

    http://jeromechoain.wordpress......-facebook/

  10. @Steph @Ju’ : Je ne suis pas d’accord.. Les enseignants ne sont pas du tout formés à ce genre de choses… Ou alors il faudrait des profs spéciaux ^^
    Mais je pense qu’il s’agit plutôt d’une question d’éducation ! La famille qui laisse libre accès à l’ordinateur pour ses enfants devrait d’abord se renseigner sur la manière de s’en servir et aider les plus jeunes !

  11. @Dvins: tu as raison en théorie. Mais il y a beaucoup de parents qui sont complètement largués. Et on ne peut vraiment pas leur en vouloir.

    Ces notions sont très difficiles à appréhender quand on en baigne pas un peu dedans.

  12. Oui oui en effet, je sais que beaucoup de parents sont largués mais je pense que c’est mieux d’impliquer les familles que de rejeter ça sur le système scolaire qui est aussi largué à ce niveau là ^^

  13. Excellent article, bravo.
    Il est clair que c’est affolant de voir le nombre d’informations personelles que l’on peut trouver sur les gens avec facebook si ceux ci ne sécurisent pas un minimum leur compte. Ce qui est le cas de pas mal de personnes « débutantes » ou « occasionnelles ».

  14. @Dvins : Je suis d’accord avec toi pour aider les familles à s’impliquer.. Mais je suis persuadé que si j’aborde le thème en famille, la plupart me dirons d’abord : qu’ils s’en moquent complètement et deuxièmement qu’ils n’y a rien sur Internet qui puissent être à leur encontre !
    Les dernières campagnes de prévention sur les dangers de l’Internet est très réussie. Et c’est vrai que le point de vue de l’image d’une personne n’est pas pris en compte ! C’est bien dommage.

    FaceBook est aujourd’hui hyper complet… Il y a encore quelques mois je tapais mon nom sur Google et Facebook ne ressortait pas dans les résultats ! Aujourd’hui ce n’est plus le cas. J’espère que cela ne va pas faire de même dans Google Image !

  15.  » D’autres, au contraire, ne sont pas aussi précautionneux qu’il le faudrait et se retrouvent à exposer à leur insu des morceaux de vie privée qui théoriquement n’auraient rien à faire sur le web, surtout quand Google passe par là et indexe la photo de leur dernière cuite.  »

    Exactement, je confirme !

    Cela me fait penser un peu à  » Copain d’avant  » ou  » journal du net réseaux  »

    C’est incroyable le nombre d’informations que l’on peut savoir en quelques secondes sur une personne.

    D’ailleurs je n’ai toujours pas compris l’utilité de FaceBook. Et puis un réseaux ça se constitue sur des bases sérieuses, réel, le tout accompagné si possible d’une grande confiance.

    Je ne vois pas trop comment on peut ajouter tout cela de manière virtuelle ?

  16. Un nom de domaine par enfant soit 12 € x enfant x an … j’ai compris ! c’est un post publicitaire caché pour gandi !

    Je plaisante hein. Sujet interessant en tout cas. L’école de mes gamines est radicale, aucune photo des enfants, même de groupe sur leur site web.

  17. Me fait toujours marrer de lire des geeks dire qu’un appli geek touche des non geeks 🙂
    Désolé Eric, mais Fesse-bouc ne touche pas le grand public.
    Une grosse partie des internautes à la rigueur mais déjà faudrait rappeler le % de fr_FR par exemple connectés au Net / ensemble de la population fr_FR (on note le côté geek là :P).
    Et encore, pour les geeks, ben non.
    Je ne suis pas le meilleur exemple mais perso, les réseaux sociaux, ça me passe au-dessus de la tête, sûrement parce que IRL, j’ai plus d’activité.
    donc le coup de l’identité numérique hein…
    Imaginons qu’un… TDC ? enregistre l’identité de mon fiston, en cas de souci, je pense que la Loi prévaudra, à moins qu’il ne porte le même nom+prénom que lui, ce qui, je l’affirme, est impossible 🙂
    L’identité numérique, contrairement à l’identité… normale (?) est celle que l’on se donne, car étant par nature virtuelle, elle n’existe pas et n’est pas indispensable.
    On dirait presque du Bourdieu ou du BHL 🙂

  18. @jcfrog : je confirme… pas tout à fait d’accord avec @Gilles : parmi les gens que je connais qui sont sous Facebook, la grosse majorité ne sont pas des « Geeks »… ou des initiés à l’informatique.

    Et c’est même le contraire : les vrais « Geeks » que je connais sont encore réfractaire à Facebook… alors que les autres ne se posent aucune question, s’inscrive direct, et l’utilisent tous les jours…

  19. Il faut effectivement éduquer ses enfants (et plus agés) afin qu’ils ne postent en toute innocence des photos qui pourraient se révéler génantes (jeunes filles en maillot, soirées très alcoolisées).
    Idem pour les renseignements.

    Un seul mot résume tout EDUCATION. Mais peu de mobde la pratique.

  20. Un immense besoin de légiférer surtout !
    Et Facebook illustre à merveille le désenchantement que nous vivons… Place à l’individualisme de la névrose. Facebook c’est une illusion, une sorte de béquille psychologique.

  21. Oui tu as raison Eric ! Reste à soumettre à à Darcos maintenant 🙂 Mais si l’éducation française prenait en compte la réalité la nouvelle réalité numérique pour le mettre en phase avec les programmes élaborés, ça se saurait ! Qui vient de dire que le système éducatif made in France était minable ? Un nom ! Bon , je vais chez Ikea pour la peine …

  22. @Julie (27) : Je ne suis pas d’accord. Il faut EDUQUER. Ne pas laisser l’Etat décider de ce qui est bon pour toi. Il s’agit de RESPONSABILISER les utilisateurs et de les EDUQUER. Ne démissionne pas.
    But de l’article d’Eric.

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  25. Moi je fais partie des gens qui n’utilisent pas facebook car j’ai le sentiment de ne rien contrôler.

    Dans la vie courante, on mesure les informations que l’on donne sur soi, et on adapte nos propos selon nos interlocuteurs.
    Je ne raconte pas mon week end de la même manière à mon patron et à un collègue proche.

    De l’autre côté, avec Facebook ou twitter, l’information que je donne sur moi est la même pour tous ceux qui me suivent.

    La difficulté est là : on se présente de la même manière à tout le monde. Et donc, on ne peut pas partager de choses trop intimes sous peine d’exposer notre vie privée à notre patron ou à notre prochain recruteur.

    Je prédit donc que la prochaine étape pour les réseaux sociaux sera de permettre de diffuser de l’information plus finement en choisissant de manière précise les personnes ou groupes de personnes qui auront accès à cette information.

  26. « Je prédit donc que la prochaine étape pour les réseaux sociaux sera de permettre de diffuser de l’information plus finement en choisissant de manière précise les personnes ou groupes de personnes qui auront accès à cette information. »
    Pas sur que ce soit dans l’interet des éditeurs de reseaux … dont le modele économique repose sur la pub ! restreindre la diffusion, c’est restreindre les prospects. D’un autre coté ça permet aussi de mieux cibler …

  27. La question de l’id. numérique fait de plus en plus débat : nb de commentaires chez hellotipi, ou ici (et ailleurs), développements autour de Lou et Maxime, les 2 ados de Planète Facebook (Envoyé spécial), etc..
    C’est d’ailleurs pour des dérives comme ça qu’on parle aussi de plus en plus d’éducation à l’id. numérique (et plus généralement à la culture informationnelle).
    On parle des jeunes comme des digital natives, à l’aise avec leur PC, mais je ne suis pas sûr que cela soit juste. J’ai pour ma part des étudiants qui font n’importe quoi, et qui en parlent sur FB, et qui diffusent les photos, etc.. Ca a l’intérêt de transformer les ‘friends’ en little sisters, mais la googlisation de plus en plus répandue chez les RH (et encore, là aussi j’ai un doute) annihile le droit à l’oubli et aux erreurs de jeunesse.
    A l’inverse, chez les ‘vieux’, on a bien compris les enjeux de l’id. numérique (et de la réputation num.) : cellule de veille pour l’Education Nationale ou autour de la personne de Nicolas Sarkozy.
    Au train où vont les choses (propagation du phénomène, des dérives et des interrogations), je pense qu’effectivement, nous aurons dans moins de 10 ans des modules d’éducation à l’id. num, comme nous en avons eu pour la prévention routière, l’alcoolisme ou l’éducation sexuelle. C’est d’ailleurs l’objet de ma thèse et de mon site web.
    (rhoo comme c’est joliment bien amené…)

  28. Question: on fait comment lorsqu’on a un homonyme pour réserver son nom de domaine ?

    Sinon, pour le reste, on se dirige vers une séparation entre les « avertis » et le reste du monde, la plèbe… une nouvelle forme de ségrégation.

  29. Post très intéressant et sujet devenu absolument incontournable avec le Web 2.0 et les réseaux sociaux. En fait au delà des geek, tout le monde découvre ce qu’implique pour individu de mettre en ligne des informations sur Internet : ça laisse toujours des traces. Et donc par rapport aux réseaux sociaux, il y a bien 2 stratégies à adopter suivant que le réseau social est professionnel ou personnel. D’un côté, les informations qu’on laisse sur LinkedIn par exemple (CV, expériences, connaissances professionnelles, travaux réalisés) vous permettent de mettre en avant votre valeur professionnelle et c’est donc du bonus pour se rendre visible et se faire recruter. De l’autre les informations mises en ligne sur Facebook ne sont pas destinées à servir votre e-reputation. Ce sont des données pour la grande majorité qui sont censées rester dans votre seul réseau de connaissances directes. Le hic c’est que c’est en pratique très difficile à contrôler parfaitement ce que Facebook rend visible de vous au delà de votre propre réseau. Rien n’empêche quelqu’un hors de votre réseau mais qui vous connaît de flagger une photo de vous avec votre nom (même si Facebook est censé vous notifier et vous faire valider ce flag). Donc pour éviter que ces données très personnelles échappent à votre contrôle, le mieux est d’être discret sur les aspects que l’on juge les plus sensible (religion, politique, préférences sexuelles, lieux de résidence, …) Si au contraire c’est une « fierté » que vous souhaitez clamer haut et fort, plus aucune hésitation. Pour conclure, le maître mot c’est que c’est vous et VOUS SEUL qui devez contrôler ce que vous mettez en ligne.

  30. Je transfère le lien à mes filles pour leur faire prendre conscience des risques et opportunités de Facebook.
    Elles vont donc attendre ton deuxième volet Eric et moi aussi !

  31. @ JM : Oui Google indexe le contenu de Facebook !!!
    @ lapel : Facebook c’est un peu comme le roller, il faut y aller doucement et s’approprier la technique pour progresser. C’est aussi comme ça que tu ne balances pas toute ta vie à la vue des esprits voyeurs…

  32. Non, Google n’indexe pas le contenu Facebook, uniquement la partie laissée « publique » par des utilisateurs peu précautionneux.
    A ce sujet, j’essaie d’inculquer à mes étudiants les notions de protection de vie privée et de gestion de l’image (notamment numérique)… Je prends souvent l’exemple du recrutement et je me suis vue opposer très récemment par un étudiant en Master 2 que, je le cite, « si un recruteur se base sur mes photos de soirées trop arroséespour pas me recruter, ben c’est que le boulot qu’il me propose n’est pas pour moi ».
    Bienvenu dans le monde du travail 😉

  33. Eric

    @JM, Julie Navarro, Sophie Gironi : Google n’indexe en effet que la partie publique des profils Facebook, mais c’est justement là que cela peut poser problème et c’est ce que je souligne dans ce billet : tout le monde n’a pas le niveau de connaissance de Facebook pour savoir ce qui doit être public ou privé. Ca s’acquiert rapidement avec un peu d’habitude, mais en attendant que vous ayez tout bien verrouillé, Google est passé par là…

  34. moi je propose le tatouage d’un code barre à la naissance + une puce RFID contenant toutes les informations du nouveau né, accompagné d’une puce GPS (on ne sait jamais : enlevements…)
    à ceci donc seront créés automatiquement : numéro de sécu, numéro de tél, adresse email, nom de domaine, numéro de compte bancaire et carte bancaire, numéro de véhicule motorisé, numéro de passeport…

    effrayant non ?!

    même pas !

  35. @DrHouse : la balise ARVA, y a rien de mieux ! En implant sous-cutané, c’est discret en plus.
    Plus sérieusement, il y a bien une fracture numérique sur l’usage des outils sociaux. Les dérives sont très nomreuses (meurtres plus ou moins virtuels, affaire Motrin, photos de Bono, etc..)

  36. @drHOUSE : les puces RFID, Gps, caméra,… tout cela on y arrive. On est de plus en plus contrôlé et personne ne dit et/ou ne se rend compte de rien.
    Et c’est pas avec des articles comme cela qui prône les réseaux sociaux (même s’il est dit qu’il faut se protéger) que cela va s’arranger.
    Et que des profs les éduque n’est pour moi pas une solution (contrôle de la méthode des personnes de « se protéger », on les « conseille » fortement de faire d’une certaine manière).
    Peut-être que certain trouveront cela radical mais on en reparlera dans 10/15 ans, peut-être même moins.

  37. Et j’aimerais aussi savoir quels sont les avantages incontestables qu’apporte facebook. Surtout aux gens qui ne font qui exposer leur vie.
    D’ailleurs, je voudrais, en fait, savoir quels sont les avantages de tous les réseaux sociaux de ce type (twitter, fb,..), mais alors vraiment!

  38. @quelqu’un: imagine que les pages jaunes (blanches en l’occurrence), t’offrent le possibilité de donner la liste des gens qui ont le droit de lire ton numéro.
    C’est ça le réseau social.
    Simplement tu peux ajouter une photo , ton email et quelques autres trucs si t’as envie…

  39. @quelqu’un : imagine qu’en lieu et place de pages blanches, tu as 10 sites au lieu d’un. Que pour avoir leur coordonnée, tu dois mettre les tiennes. Que pour suivre l’évolution de ces gens (Twitter = Loft Story) tu dois rester le Q sur ta chaise devant l’ordi.
    En fait, ça remplace ta vie IRL par une vie numérique et après tu passes aux infos comme quoi tu es à la mode 🙂
    Mais la vie IRL existe toujours et quand tu sors de chez toi, tu crois que tout le monde est en numérique.
    Ça sert à ça les réseaux sociaux sur le Web.
    Sinon le coup de l’étudiant qui répond « Si un employeur se base sur mes photos de soirées, etc. » ça amène une autre comparaison : si un employeur se base sur mon écriture pour me recruter…
    Se baser sur une vie numérique (forcément différente de la réalité pour une majorité de gens), c’est aussi aléatoire qu’utiliser la graphologie dans le recrutement.
    Après, qu’on soit pour ou contre, ça existe et on DOIT le prendre en compte (malheureusement).
    Sinon, pour arrêter le léger HS : oui éduquer les enfants à ce qu’ils donnent comme info, mais c’est pas nouveau le « Donne pas ton numéro de CB/tél/âge » car il y avait déjà ça il y a 10 ans sur AIM (le soft) je crois me souvenir.

  40. C’est un sujet très intéressant mais aussi très complexe je pense.

    J’avais déjà suivi ta réflexion, Eric, lors d’un article « Parole de blog ».

    Il est vrai que l’identité numérique est une notion a prendre en compte, pourtant est-ce vraiment accessible et faisable par tous ?

    Un tel sujet mérite, dans tous les cas, de nombreux débats.

  41. Personnellement, je ne pourrais probablement jamais me servir de mon nom pour en faire un nom de domaine. C’est quand même pas de bol.

    Mon nom de famille est en français une partie de l’anatomie humaine, en anglais un adjectif couramment utilisé, et en Allemand le nom d’un fleuve.

    Dois-je revendiquer mon droit à la propriété privée pour autant et revendiquer de pouvoir posséder main.fr ou main.com ? ^^

  42. Oui tu as raison Eric, je pense que les services comme le « fossoyeur numérique » dont nous avons parlé il y a 2 ans deviendront incontournables pour :
    – centraliser toutes les traces numériques d’un individu et donc les contrôler
    – Pouvoir les supprimmer
    Cette offre est monétisable (elle l’est aux US en tous les cas).

    Une boite à monter 😉

    /Olivier

  43. Ces fossoyeurs sont-ils seulement capables ?
    Les données sont stockées dans des silos très différents. Certains ne sont accessibles que sur réquisition du juge, à considérer que les données soient conserver sur le territoire français.
    On voit que les moteurs du type 123People sont très limités, alors des effaceurs, j’ai un doute, que la technologie ne tardera pas à lever, quant à la Loi…
    S’ils sont une solution, il ne fat pas que ça soit la seule : la prévention a aussi son rôle à jouer dans la gestion de l’identité numérique. Prévention à destination des usagers, des éducateurs mais aussi des acteurs économiques et gouvernementaux.

  44. Pour avoir fait une grosse étude sur le phénomène Facebook, il faut savoir tout d’abord qu’aucune de vos données, conversation ne reste anonyme. Tout ceci est utilisé a des biens publicitaires, professionnelles… Mais il ne faut pas penser que le reste des sites et logiciel genre Msn vous garantissent une sécurité d’information. Le web c’est génial mais trop de dérives, attention à vous

  45. Y a de quoi devenir parano avec ces réseaux sociaux, outre la vie privée ce fait-on des vrais amis sur Facebook? Elle est la question car ce site et là pour élargir notre cercle de connaissance et d’amis à travers le monde. A t’on besoin d’internet pour connaitre du monde. Moi je préfére vivre une vie réel même si elle est pleine d’embuche plus tot que de partager une vie qui n’est pas la mienne. Juste pour suivre une mode et dire génial j’ai 1000 amis sur Facebook.

  46. Ce post confirme la dérive actuelle : l’objectif de l’être ne sera plus d’exister en tant qu’être mais en tant qu’identité numérico-virtuelle. Cela me rappelle une conférence à je ne sais plus quel salon, où une jeune et fervent marketeuse expliquait que son objectif était de suivre, disons, de traquer chaque client de sa naissance à sa mort. Je ne suis pas franchement webophobe, puisque j’ai détenu une des premières adresses Compuserve en France, mais, là, on assiste à une évidente dérive dans laquelle le moyen, le web, les réseaux supposés « sociaux » devient la fin (et le début, en l’occurrence la naissance). On oscille entre inquiétant et lassant.

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