La Station spatiale internationale (ISS), qui fêtera cette année ses 25 ans de présence en orbite, est le fruit d’une collaboration unique entre les États-Unis, la Russie, le Canada, le Japon et l’Europe. Depuis son lancement, elle a déjà accueilli plus de 240 astronautes et réalisé plus de 3 000 expériences scientifiques.
Si l’engagement de l’administration Biden-Harris a permis de prolonger les opérations de la station spatiale jusqu’en 2030 (contre 2015 initialement), elle n’ira pas plus loin. “La Station spatiale internationale entre dans sa troisième décennie, la plus productive, en tant que plateforme scientifique révolutionnaire en microgravité”, se félicitait Robyn Gatens, directeur de la Station spatiale internationale, dans le communiqué sobre de la NASA.
Un crash contrôlé prévu pour janvier 2031
L’ISS, qui orbite à environ 400 km au-dessus de la Terre, ne peut pas rester indéfiniment dans l’espace. En effet, elle subit une légère traînée atmosphérique qui réduit petit à petit son altitude. Pour éviter qu’elle ne devienne incontrôlable et qu’elle ne retombe de manière aléatoire (et dangereuse) sur la planète, la NASA a prévu de la désorbiter de façon contrôlée.
Le plan consiste à séparer les modules de l’ISS qui ne sont pas essentiels – ou qui présentent un risque de contamination – et à les faire brûler dans l’atmosphère. Redescendre tous les éléments intacts sur Terre coûterait trop d’argent, les modules restants seront orientés vers un point précis au milieu de l’océan Pacifique sud, appelé point Nemo, où ils s’écraseront.

Situé dans l’océan Pacifique Sud, le point Nemo est le pôle maritime d’inaccessibilité, c’est-à-dire le point de l’océan le plus éloigné de toute terre émergée. Il sert déjà de cimetière pour les débris spatiaux depuis 1971 puisque 260 objets y ont été crashés, dont la station Mir qui n’est autre que l’ancêtre de l’ISS.
La date prévue pour la fin de l’ISS est janvier 2031, selon le dernier rapport publié par la NASA. Cela correspond à une prolongation de 15 ans par rapport à la durée initiale prévue, qui était de 2015. La NASA a décidé de maintenir l’ISS en activité jusqu’en 2030 pour continuer à bénéficier de ses avantages scientifiques et technologiques moyennant un coût raisonnable.
Comment va se passer la désintégration ?
Sur le blog de la NASA, on peut découvrir les détails sur le processus de désorbitation et de désintégration de la station spatiale. D’abord, “la traînée atmosphérique naturelle de la Terre sera utilisée autant que possible pour abaisser l’altitude de la station lors de la mise en place de la désorbitation”.
Ensuite, “les opérateurs de la station spatiale effectueront une grande combustion de rentrée” dans le but de diriger les éléments de l’ISS vers le fameux point Nemo. Un vaisseau annexe, capable de pousser la station spatiale à pleine puissante, devra intervenir.
“Au fur et à mesure que les débris continuent de pénétrer dans l’atmosphère, la peau externe des modules devrait fondre et exposer le matériel interne à un chauffage et à une fusion rapides”, détaille l’agence spatiale américaine. Selon cette dernière, “les impacts environnementaux de ces débris dans la zone d’impact prévue devraient être faibles”.
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