- À l’IFA de Berlin, on ne comptait plus les stands d’aspirateurs-robots
- De nouveaux acteurs, majoritairement en provenance de Chine, semblent avoir trouvé la poule aux oeufs d’or
- Il s’est vendu un demi million d’aspirateurs-robots en France en 2022
En 2022, ils étaient l’appareil de petit électroménager le plus vendu en France. Avec 500 000 unités écoulées, les aspirateurs-robots ont le vent en poupe. Alors oui, la croissance en volume n’est pas extraordinaire en 2022 (+8,4%) si on la compare à celle de 2020 (+28%), année marquée par les confinements et une surconsommation dans l’ensemble de l’industrie Tech. Mais en valeur, le marché des aspirateurs-robotos continue de croître fortement (+35%).
Plus perfectionnés, les aspirateurs-robots peuvent aussi laver, rincer, sécher et ne nécessitent que très peu d’entretien (vider l’eau sale et remplir le bac d’eau propre). Complètement connectés, on peut les programmer ou les contrôler à distance. Des petits bijoux de technologie qui rendent le quotidien des Français plus confortable.
En 2021, 5% des Français avaient franchi le pas. Il reste donc un océan de nouveaux acheteurs à convaincre dans l’Hexagone comme en Europe. Pour conquérir ce marché florissant, la Chine a donc envoyé ses meilleurs soldats.
En dehors d’iRobot, racheté par Amazon, et de marques spécialisées (Rowenta, Dyson etc.), l’essentiel des acteurs sont chinois. Comme dans les autres industries, ils n’hésitent pas à casser les prix sans trop sacrifier les performances. De quoi séduire les plus hésitants, démocratiser le produit et, surtout, rentrer dans les foyers européens, histoire de récolter quelques données ici et là.
Une stratégie classique mais rodée
S’il n’existait qu’un symbole de la stratégie chinoise, ce serait Roborock. Fondée en 2014 l’entreprise chinoise s’est vite imposée comme une référence des aspirateurs-robots. Entre 2016 et 2021, le chiffre d’affaires annuel de l’entreprise a été multiplié par 24.
En 2021, Roborock réalisait déjà 40% de ses ventes à l’extérieur de la Chine. Cette part de son activité commerciale a augmenté de 221% cette même année– notamment en Europe. Jusqu’à prendre la place de numéro 1 à iRobot.
La recette de Roborock est comparable à celle de Xiaomi dans le smartphone. La phase 1 consistait à proposer des appareils techniquement aussi avancés que les références du marché, pour un tarif sacrifié, quitte à ne dégager aucune marque. Objectif : faire entrer la marque dans les esprits, et dans les foyers.
Phase 2 : asseoir son leadership. La marque a su profiter de la période de Covid pour augmenter significativement ses ventes jusqu’à prendre la place de n°1 (en volume) à iRobot. Une fois bien installée, elle a alors commencé à augmenter ses prix, histoire de dégager plus de marges et dégager des bénéfices plus importants. De quoi aussi financer les projets futurs en développement un pôle R&D plus musclé.
Entrer dans les foyers européens
Car prendre la place de n°1 est une chose, la garder en est une autre. Le nombre de nouveaux acteurs, eux aussi venus de Chine, ne cesse d’augmenter. Les stands du salon de l’IFA en témoignent. Dreame, Ecovacs, Yeedi, ils poussent comme des champignons, bien décidés à se faire une place dans vos foyers. Sur le podium mondial, iRobot est pris en étau entre Roborock (n°1) et Ecovacs (n°3). Derrière, Yeedi commence à se faire un nom. Et à l’IFA, les nouveaux venus Dreame et SharkNinja, entament leur phase 1.
Pendant ce temps Roborock réfléchit à un autre point d’entrée dans les foyers européens. À l’IFA, la marque présentait son premier lave-linge/sèche-linge équipé d’une technologie de séchage à température modérée. Et de venir concurrencer des ténors comme Samsung et LG sur le blanc. Une mission ambitieuse mais pas impossible.
Enfin, le géant chinois Midea, qui produit déjà bon nombre d’appareils électroménagers en marque blanche (Bosch, Sharp, Brabantia) vient de débarquer aux Etats-Unis et compte aussi s’imposer en Europe. Sa force ? Il est déjà le numéro 1 chinois de l’électroménager et l’un des acteurs majeurs au monde.
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