Les jeunes désormais plus exposés aux arnaques sur internet que leurs ainés

Selon une étude, les Millenials (ou Génération Y), pourtant nés avec internet, ne sont pas les plus aptes à se protéger des escroqueries qui foisonnent sur la toile.

« C’est jeune et ça ne sait pas ». Ce bon vieux cliché a tellement la vie dure qu’il pourrait même s’appliquer aux générations qui ont grandi avec internet, les fameux Millenials, nés entre 1980 et 2000.

Une étude du Better Business Bureau, un organisme présent aux USA et au Canada chargé de promouvoir les notions d’équité et d’éthique commerciale, indique que les digital natives seraient désormais plus susceptibles d’être victime d’escroqueries sur internet que les internautes de la génération précédente.

L’étude (disponible ici au format PDF), citée par le Washington Examiner, rapporte que 69 % des victimes d’escroquerie ont moins de 45 ans. Plus étonnant, le niveau d’étude ne semble pas avoir d’influence sur cette exposition aux arnaques en tous genres qui fleurissent sur internet : les jeunes adultes qui vont à l’université sont particulièrement crédules, indique la recherche : « Les étudiants peuvent être des cibles faciles pour les escrocs et les voleurs d’identité. Ils sont assez âgés pour avoir de l’argent, assez jeunes pour être vulnérables et sont probablement sans surveillance, car beaucoup d’entre eux viennent juste de quitter le foyer familial », selon Heather Massey du Better Business Bureau. BBB affirme d’ailleurs que 78% des victimes d’escroquerie détiennent un diplôme d’études secondaires ou supérieures.

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Le phishing en première ligne

Les arnaques par hameçonnage (phishing), qui consistent à diffuser de faux messages contenant des liens destinés à récupérer des données sensibles, ciblent maintenant les téléphones cellulaires ainsi que les courriels et les médias sociaux.

« Les Millennials passent beaucoup de temps sur Facebook ou d’autres réseaux sociaux, où ils peuvent être plus facilement ciblés avec ces messages », indique Jim Hegarty, CEO de Better Business Bureau.

Les collégiens et lycéens utilisent aussi fréquemment des renseignements de nature délicate, comme les cartes d’étudiant, les numéros de sécurité sociale et les renseignements bancaires.

Une statistique étonnante, et qui va à l’encontre de la croyance généralisée selon laquelle les plus jeunes sont particulièrement à l’aise et vigilants avec internet, alors que leurs aînés seraient les plus susceptibles de tomber dans des arnaques. Une preuve que les nouvelles technologies et l’évolution des méthodes d’escroquerie mettent tout le monde en danger.


Un commentaire

  1. Ce résultat est dans doute en partie tronqué par le fait que les personnes « âgées » (plus de 45 ans) utilisent peu les réseaux sociaux et payent moins sur Internet que les plus jeunes (ex : ma mère qui n’achète jamais sur internet : aucun risque de piratage ; ) ).

    Il faut comparer ce qui est comparable : combien de + de 45 ans utilisent internet comme les – de 45 ans ? Parmi cette population, à quel pourcentage s’élève ceux qui se font avoir ?

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