- Une étude américaine publie une liste des entreprises les plus populaires chez les jeunes diplômés
- Aucun géant de la tech (même Google) n’y figure
- À cause des licenciements et de l’incertitude économique, ceux-ci auraient revu leurs priorités
Sur le classement américain du site Glassdoor, Google fait (toujours) partie du Top 10 des meilleurs employeurs en 2023, aux États-Unis. En France, la firme de Mountain View est même numéro 1. Cependant, il est possible que le point de vue des jeunes soit un peu différent, et que ceux-ci rêvent moins de travailler chez les géants de la tech, par rapport aux travailleurs plus âgés. C’est en tout cas ce qui est suggéré par une étude américaine réalisée par la plateforme Handshake.
Cette plateforme aide les jeunes diplômés à entrer sur le marché du travail et de ce fait, elle a donc des données à exploiter pour déterminer quelles sont les aspirations de ces jeunes (du moins, aux États-Unis). Et alors que la promotion de 2023 s’apprête à sortir des universités américaines, Handshake publie les résultats d’une étude sur les recherches d’emploi de ces jeunes.
Les GAFAM moins attractifs ?
Et ce qui saute aux yeux, c’est qu’aucun GAFAM ou acteur majeur des nouvelles technologies ne figure sur la liste des 10 entreprises populaires après de ces futurs diplômés. “[…] les diplômés de 2023 sont encore plus susceptibles que leurs prédécesseurs d’être intéressés par des emplois qui nécessitent des compétences techniques. Mais les grandes entreprises technologiques n’ont pas constaté de hausse correspondante du trafic de recherche”, commente la plateforme Handshake.
Celle-ci explique que les recherches pour les grandes entreprises technologiques ont même diminuée de 15 % par rapport à celles de la promotion de 2022. La promotion de 2023 s’intéresserait plutôt à de grandes entreprises dans des domaines tels que la vente au détail, la finance ou les industries manufacturières. Et les dépôts de CV ont aussi augmenté auprès de ces entreprises.
Dans la liste des entreprises les plus convoitées par la promotion 2023, il y a :
- Raytheon, avec une hausse de 209 % de l’intérêt
- Nike, avec une hausse de 103 %
- Toyota, avec une hausse de 101 %
- Lockheed Martin, en hausse de 92%
- Chevron, en hausse de 72 %
- Capital One, en hausse de 64 %
- Morgan Stanley, en hausse de 60 %
- Boeing, en hausse de 56 %
- Bank of America, en hausse de 42 %
- La NASA, en hausse de 29 %
Inflation, licenciemets
Il s’agit pourtant d’une promotion qui s’intéresse aux nouvelles technologies, selon les données. Cependant, à en croire la Handshake, ces jeunes ont “ajusté” leurs priorités en raison des licenciements et des incertitudes économiques. De ce fait, ils ne rêvent plus de travailler pour de grands noms avec une forte perspective de croissance, et ils sont moins exigeants en ce qui concerne les villes ou les industries. Les priorités de la promotion de 2023 seraient désormais la stabilité et le salaire.
Évidement, ces données sont à considérer avec prudence, puisqu’elles concernent les États-Unis, et non la France. Cependant, elles illustrent bien les importants changements qui ont eu lieu dans le monde, au cours des 12 derniers mois. Les géants de la tech, qui avaient bien résisté à la crise du COVID, sont rattrapés par le contexte macroéconomique. De ce fait, des sociétés comme Meta ou Google ont dû licencier pour serrer la ceinture.
Et par ailleurs, à un moment où on s’apprête à vivre une révolution de l’IA, Handshake donne aussi un aperçu de l’opinion des jeunes aux États-Unis sur l’impact de cette technologie sur le marché du travail. Selon l’étude, 60 % de ces jeunes de la promotion de 2023 pensent que l’IA générative aura un impact dans leurs domaines d’activités. Et 40 % s’inquiètent de l’impact de celle-ci sur leurs futures carrières.
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