Une montre à gousset, un plat à gratin en terre cuite, un appareil photo argentique oublié dans un tiroir. Ces objets offerts à une proche ne relèvent pas toujours du hasard. Il s’avère en effet que derrière ces dons familiaux ou amicaux se cache une motivation très précise chez les personnes âgées.
Selon L’Internaute, ce comportement porte même un nom, le “Swedish death cleaning”, un concept théorisé par l’essayiste suédoise Margareta Magnusson. Cette pratique, fréquente après 70 ans, consiste à réduire progressivement ses possessions en prévision de la fin de vie, afin d’éviter à ses proches d’avoir à tout trier après un décès.
D’après nos confrères, transmettre un objet n’a donc absolument rien d’anodin. Offrir un bijou ou un ustensile de famille permet ainsi de faire circuler une histoire, un souvenir, une part de soi. Ce besoin de transmission ne concernerait d’ailleurs pas uniquement les personnes âgées, il pourrait apparaître dès 40 ou 50 ans selon l’auteure.
Une autre étude publiée dans The Gerontologist va encore plus loin, car elle estime que construire un héritage matériel aide à donner du sens à sa vie. Ce geste favoriserait dès lors une forme d'”immortalité symbolique”, avec le sentiment de continuer d’exister à travers la mémoire des proches.
Notons enfin que distribuer ses objets de son vivant permet aussi de garder la main sur leur destin. Plutôt que de laisser le hasard décider, chacun choisit qui héritera de quoi. On l’aura compris, nous sommes ici très loin d’un désintérêt pour les biens matériels.
D’autres études psychologiques intéressantes
Pour rappel, nous évoquions aussi récemment le cas des personnes qui marchent avec les mains derrière le dos. Cette posture traduirait ainsi une forme d’assurance. Plusieurs psychologues cités par le magazine Psychologies évoquent une véritable “posture de contrôle”. Associée à un dos droit et un pas ferme, cette derrière projetterait confiance et autorité, un signal souvent perçu comme un marqueur de leadership dans un cadre professionnel.
Mais l’explication la plus convaincante serait ailleurs. Les spécialistes y voient justement un besoin de calme et de réflexion qui s’apparenterait à une sorte de “pause mentale”. Loin d’un simple réflexe physique, ce geste favoriserait donc la concentration et la clarté d’esprit. C’est pour cela que tant de personnes l’adoptent naturellement lorsqu’elles cherchent à résoudre un problème ou à démêler leurs pensées.
Il faut par ailleurs savoir que le langage corporel de la marche intéresse de longue date les spécialistes en psychologie. Les Australiens Allan et Barbara Pease, auteurs de The Definitive Book of Body Language, notent par exemple que les personnalités influentes marchent généralement d’un pas rapide. Selon ces experts, notre façon de nous déplacer trahirait directement notre état d’esprit du moment.
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