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L’IA et sa révolution : Huawei dévoile la clé pour surpasser les limites actuelles

Pour Huawei, transcender les limites actuelles de l’IA nécessitera à terme de la doter d’un corps physique.

Une proposition plus qu’audacieuse, qui nous vient tout droit des chercheurs du Noah’s Ark Lab de Huawei, basé à Paris. Dans un rapport préliminaire, ces derniers ont introduit le concept d’embodied artificial intelligence (E-AI), que l’on pourrait traduire par intelligence artificielle incarnée. De leur point de vue, c’est la prochaine étape pour que l’intelligence artificielle générale (IAG) puisse un jour penser et agir comme un être humain.

Vers une intelligence véritablement interactive

Aujourd’hui, l’IAG est la vision ultime de la recherche en IA. En d’autres termes, il s’agit d’une intelligence artificielle capable d’effectuer toute tâche nécessitant des fonctions cognitives propres aux humains ou aux animaux.

Pour les chercheurs de Huawei, augmenter simplement la puissance de calcul et le volume de données brassées par ces algorithmes n’est pas la bonne voie à emprunter pour atteindre un jour l’IAG.

Ils expliquent : « Nous avançons que la véritable compréhension, va au-delà de la simple vérité factuelle, mais englobe également la valeur des propositions qui orientent nos actions. Elle ne peut pleinement être atteinte qu’à travers des agents d’IA émotionnellement intelligents, vivant dans le monde réel et apprenant par leur interaction avec lui ».

En d’autres termes, pour comprendre leur monde environnant, les IA devront nécessairement interagir avec lui, c’est-à-dire sous une forme physique, un corps en bonne et due forme.

Défis technologiques et projets futuristes

Le concept est, pour l’heure, très ambitieux, et parvenir à intégrer une IA dans un corps physique est un projet qui se heurte encore à de nombreux obstacles. Les modèles de langage à grande échelle (LLM) alimentant les chatbots actuels sont très volumineux et entièrement gérés à distance. Les implémenter dans un objet d’une taille normale paraît aujourd’hui être une tâche difficilement réalisable.

Les chercheurs de Huawei ne sont pas les seuls à s’être engagés dans cette voie. Boston Dynamics (l’entreprise à l’origine d’Atlas, le robot acrobate), Tesla, ou Figure et son robot humanoïde ont déjà intégré de l’IA dans leurs projets de robotique.

Il est indéniable que l’approche avancée par Huawei contient une part de vérité. Dans le développement de la robotique, la distinction entre les robots développés pour effectuer des tâches physiques spécifiques et des robots conçus pour des tâches cognitives était auparavant plus nette. Aujourd’hui, cette distinction tend à s’estomper à mesure que les barrières techniques tombent. Si l’IAG implémentée dans un corps complètement fonctionnel n’est pas encore d’actualité, elle pourrait arriver plus vite que l’on pense.

  • Une équipe de chercheurs de Huawei suggère que la prochaine étape que devra franchir l’IA pour évoluer et de s’incarner dans un corps physique.
  • Une approche qui permettrait aux systèmes d’intelligence artificielle d’interagir avec leur environnement pour le comprendre davantage.
  • Pour le moment, cette approche ambitieuse reste encore freinée par des obstacles techniques, bien que certains projets soient déjà très avancés, comme les robots de Tesla, Boston Dynamics ou Figure.

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