Meta veut devenir un acteur majeur du secteur de l’IA, comme OpenAI, Anthropic ou Google. Et pour atteindre cet objectif, la société de Mark Zuckerberg n’hésite pas à sortir son chéquier. Au mois de décembre, le groupe a, par exemple, officialisé le rachat de Manus, une startup IA créée en Chine, mais qui s’est relocalisée à Singapour, selon les explications de CNBC.
Le montant de la transaction aurait été de 2 milliards de dollars. Et celle-ci aurait permis à Meta de mieux se positionner dans le domaine de la productivité. En effet, Manus a développé un agent d’intelligence artificielle qui est capable d’exécuter des tâches complexes, comme du codage, des recherches ou encore des études de marché. Dans la presse, Manus est parfois surnommé le “prochain DeepSeek”.
Le plan était de continuer à proposer les produits de Manus à ses clients, tout en intégrant la technologie aux produits de Meta. Mais, malheureusement, ce plan tombe à l’eau. La raison ? La Chine a décidé de bloquer ce rachat, en affirmant qu’il n’est pas conforme avec ses régulations. Mais, selon CNBC, Meta avait, de son côté, indiqué qu’il s’est conformé à toutes les lois applicables. En tout cas, des sources du Wall Street Journal indiquent que Meta se prépare déjà à défaire cette acquisition.
Un coup dur pour Meta, qui n’a pas encore rattrapé les géants de l’IA
L’intelligence artificielle étant devenue un atout stratégique, il semble évident que la Chine ne souhaite pas que l’un de ses champions devienne la filiale d’un géant américain. Sinon, pour Meta, c’est un coup dur, car l’intégration des technologies de Manus à Meta AI aurait pu aider celui-ci à accélérer le développement de sa “superintelligence” et à rapprocher les performances et la qualité de ses produits de celles des chatbots proposés par OpenAI, Anthropic ou Google.
Pour rappel, après l’échec de ses modèles Llama, le groupe Meta a formé une toute nouvelle équipe formée d’experts recrutés chez les concurrents, et est reparti de zéro pour créer de nouvelles IA. Le premier modèle d’intelligence artificielle de cette nouvelle équipe est Muse Spark. Ce dernier a fait un bond spectaculaire, par rapport aux anciens modèles Llama de Meta, mais ne rattrape pas encore les leaders de l’intelligence artificielle.
Ce qu’on en pense
Le rachat de Manus aurait été une sorte de raccourci pour muscler l’intelligence artificielle de Meta. De plus, les produits de cette startup auraient permis à Meta AI de se positionner comme un concurrent de Claude. Manus est, en effet, très tourné vers la productivité. Cette startup indique qu’elle a fait en sorte que son produit ait des capacités d’IA “plus fiables et utiles dans un éventail croissant de cas d’utilisation réels.”
- En 2025, Meta a officialisé le rachat de la startup Manus, créée en Chine, mais relocalisée à Singapour
- Celle-ci a développé des outils de productivité basés sur l’IA que Meta comptait intégrer à ses produits
- Mais ces plans vont tomber à l’eau, puisque la Chine a décidé de bloquer le rachat
- Meta, qui développe une superintelligence pour rattraper les leaders de l’intelligence artificielle, aurait pu utiliser cette acquisition comme une sorte de raccourci pour faciliter l’atteinte de ses objectifs
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