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J’ai testé de marcher tous les jours en travaillant, mon expérience avec le Flexispot PortaGo

Un bureau surélevé, un tapis de marche… Peut-on joindre l’utile à l’utile en faisant de l’exercice tout en travaillant ? J’ai testé pour vous.

Comme une grande partie de la population française actuelle, la majeure partie de mon travail de journaliste se déroule devant un ordinateur, en télétravail. Ajoutons à cela le fait que je suis plutôt de nature casanière et on obtient la formule idéale pour générer des soucis de santé. Aussi, malgré des séances de sport ponctuelles casées tant bien que mal dans mon planning hebdomadaire, il devenait nécessaire de bouger davantage.

Cette révélation m’est apparue au plus fort de l’hiver, alors que je rechignais pour la troisième semaine consécutive à enfiler mes baskets pour aller faire quelques tours de stade. Alors, j’ai décidé de prendre les choses en main et j’ai contacté des marques de tapis roulant.

Supprimer les frictions

Comme pour d’autres activités perçues comme difficiles ou fatigantes, le plus dur dans le sport, c’est souvent de s’y mettre. La motivation n’est pas là et l’idée de s’habiller pour sortir s’agiter dans le froid est rarement excitante en comparaison d’un moment sous une couette ou un plaid. Une fois cette étape passée pourtant, les séances sont généralement gratifiantes.

Pour contrer cette flemme aigüe, une astuce consiste à supprimer au maximum les frictions. Toutes ces petites actions qui précèdent l’effort à proprement parler : s’habiller, sortir son matériel, etc. Par exemple, si votre tapis de yoga s’attrape en deux secondes, vous serez plus enclin à l’utiliser que s’il faut descendre le chercher à la cave.

Flexispot Portago Ecran
© Manuel Castejon / Presse-citron

Avec un tapis roulant, j’ai donc supprimé deux freins potentiels à mon activité physique : trouver un moment pour caler une séance et sortir. Plus besoin de regarder la météo ou d’organiser la journée en fonction, il me suffit de passer mon bureau en position debout et de monter sur le tapis pour marcher en travaillant. Même en pyjama, même pieds nus, même quand il pleut, que je suis malade ou que j’ai une réunion dans 20 minutes.

Les bienfaits de la marche

Quand on pense à de l’activité physique, on s’imagine courir, faire du vélo ou pousser de la fonte à la salle, mais la marche est pourtant une excellente partenaire de votre santé, quel que soit votre âge.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande de marcher au minimum 30 minutes par jour à allure rapide (5-6 km) afin d’évacuer le stress, de réduire les maladies cardiovasculaires, le cholestérol, l’hypertension, mais aussi d’améliorer les capacités cardio-respiratoires, la circulation sanguine et même la solidité des os. Et en bonus, vous brûlez des calories.

Par ailleurs, il n’est pas nécessaire de se tuer à la tâche pendant des heures. Une étude publiée par Lancet en 2016 a mis en lumière que 15 minutes d’exercice par jour permet de réduire de 14 % les risques de mortalité et d’allonger l’espérance de vie de trois ans. Mais quand on a déjà mis un quart d’heure pour se préparer, on a rarement envie de faire une séance à peine aussi longue.

Présentation du Flexispot PortaGo

C’est là qu’intervient Flexispot qui m’a prêté un PortaGo pendant un peu plus d’un mois pour mon expérimentation. C’est un tapis de marche pliant, ce qui réduit son encombrement et facilite son rangement. Si vous n’avez pas envie que votre salon ou votre bureau ressemble à un Basic Fit, vous pourrez facilement le glisser sous un canapé ou l’entreposer à la verticale dans un coin de la pièce.

Flexispot Portago Range
© Manuel Castejon / Presse-citron

Bref, le PortaGo est plutôt discret, mais il reste tout de même costaud avec ses presque 20 kg. Et c’est là une nouvelle friction potentielle. S’il n’est pas nécessaire de sortir, il faut tout de même mettre en place l’équipement. Dans ma configuration, cela signifie écarter ma chaise et installer le tapis sous mon bureau. Quelques secondes en tout et pour tout, mais manipuler cette masse pourrait représenter un effort conséquent, notamment pour les personnes âgées, ce qui réduit d’autant l’intérêt d’un tapis aussi compact.

Pour le reste, il correspond parfaitement à ce que j’en attendais. Il est stable, peut se régler de 1 à 6 km/h, se met en pause automatiquement lorsqu’on descend, affiche les informations essentielles en gros et surtout, il s’accompagne d’une télécommande. C’est elle qui vous permettra de régler la vitesse de défilement ou de le relancer après la pause.

Flexispot Portago Telecommande
© Manuel Castejon / Presse-citron

Il est en outre assez peu bruyant avec ses 55 dB, soit l’équivalent du volume d’une discussion. J’ai noté toutefois un bruit un peu plus prononcé lorsque le pied passe au niveau de la pliure.

Affiché au prix conseillé de 310 euros, le Flexispot PortaGo est régulièrement en promotion. Vous le trouverez par exemple à 260 euros sur le site officiel du 15 au 30 juin 2026.

Marcher devant son ordinateur

Au départ, mon objectif était simple : marcher dès lors que ma montre connectée m’indique que je n’ai pas rempli mes objectifs de pas horaires. Rapidement, voyant que cela me prenait trop de temps de mise en place au cumulé, j’ai finalement opté pour une approche différente : marcher au moins une heure dès que je reste assez longtemps devant mon bureau.

Au début, marcher en travaillant, c’est une habitude à prendre. On commence lentement, on trouve sa stabilité, quitte à s’aider un peu en gardant les poignets contre le bureau pour conserver un point d’ancrage fixe. Puis, ça devient un automatisme et on en oublierait presque que l’on marche. Tout du moins à faible vitesse.

Portago Desc Hiver Pc
© Flexispot

J’ai trouvé mon rythme idéal entre 1,5 et 2 km/h. À cette allure, j’arrive à conserver mon équilibre sans y prêter attention et à me concentrer sur mes articles. C’est peut-être un effet placebo, mais j’ai eu l’impression d’être plus productif lors de mes périodes de marche. Rien de très étonnant ici, il est de notoriété publique que marcher améliore la concentration, notamment en raison de l’accélération du rythme cardiaque qui procure une meilleure oxygénation du corps. Au-delà des 2 km/h, j’ai trouvé plus compliqué en revanche de maintenir une bonne stabilité et de ne pas être dérangé lors de mon travail.

On peut évidemment marcher en faisant autre chose, en jouant par exemple. Sur de nombreux titres, c’est totalement possible, spécialement les plus calmes, mais dans des modes compétitifs, ou lorsqu’une grande précision est requise, c’est une autre limonade. Après plusieurs dizaines d’heures passées à explorer le Japon au volant de ma Ford Fiesta sur Forza Horizon 6, j’ai toujours ce réflexe de tourner mon buste dans les virages un peu trop serrés. Et dans les épingles à cheveux, c’est mon corps tout entier qui se raidit. Autant dire que maintenir une foulée régulière dans ces conditions devient particulièrement difficile ; on pourrait en faire une discipline e-sport à part entière… ou une épreuve Intervilles.

Les conseils de l’OMS à atteindre

Si on entend souvent qu’il faut marcher 10 000 pas par jour, c’est en réalité une simplification basée sur le fait qu’un chiffre rond est plus simple à mémoriser. En vérité, dès 7000 pas, les risques pour la santé par rapport à un rythme de vie sédentaire sont déjà réduits de moitié, et les risques cardiovasculaires chutent dès 3500 pas environ.

Flexispot Portago Vitesse
© Manuel Castejon / Presse-citron

Sortons donc la calculatrice. Pour un homme d’1,75 m, une distance de 1,5 km correspond plus ou moins à 2100 pas. 2 km, 2800 pas. Voilà donc la fourchette du nombre de mouvements de jambes que j’effectue en une heure. C’est mieux que rien, mais on n’atteint pas les recommandations avec une heure de marche dans ces conditions. À 1,5 km/h, il me faudrait donc 3h20 pour atteindre les 7000 pas. Approximativement 2h30 à 2 km/h.

Plusieurs possibilités s’offrent alors à moi. Une longue session de marche pour atteindre l’objectif ou une découpe en plusieurs petites sessions. Dans le premier cas, j’ai trouvé cela fatigant, non pas en raison de l’activité, mais de la position debout continue. Dans le second, il faut alors à plusieurs reprises réorganiser le bureau, bouger la chaise, décaler le tapis… bref, cela demande une petite logistique. Pas grande, mais assez pour que la friction décourage.

Marcher en travaillant, ça donne quoi ?

Après un mois de cette pratique, je dois bien avouer être un peu mitigé sur l’utilisation d’un tapis de marche couplé à un bureau surélevé. Clairement, il m’a permis de pratiquer de l’exercice que je n’aurais pas pris le temps de réaliser sans lui. Mieux encore, et c’est là ma plus grande surprise, l’activité physique s’est avérée une précieuse alliée de ma concentration.

Portago Desc Reunion Pc
© Flexispot

Pour ce qui est des bénéfices, le constat est un peu plus contrasté néanmoins. C’est assurément un plus, dans le sens où il m’a permis de faire plus d’exercice sur cette période que je n’en aurais fait en temps normal, mais ce n’est pas la solution ultime pour autant. Il reste en effet quelques contraintes qui réduisent ses avantages et ont empêché de faire une réelle différence dans mon cas précis, puisque je pratique déjà une activité sportive régulièrement.

Si je prends un peu de distance avec mon cas personnel toutefois, je ne peux que constater qu’avoir un tapis de marche chez soi permet de faciliter la pratique et de réaliser de l’exercice supplémentaire. Car oui, si certains se plaisent à dire qu’en dessous d’une heure activité, les résultats n’existent pas, chaque mouvement que vous faites est déjà un effort supplémentaire que votre corps sera ravi d’effectuer pour se dépenser. Et en ce sens, il remplit tout à fait sa mission.

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Flexispot PortaGo

310 €
8.5

Avis global

8.5/10

On aime

  • La marche aide la concentration
  • Faire du sport sans sortir de chez soi
  • PortaGo : la télécommande pratique
  • PortaGo : plié, il se range facilement

On aime moins

  • Demande tout de même une mise en place
  • Garder son équilibre en faisant autre chose nécessite une petite vitesse
  • PortaGo : lourd à manipuler