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Midjourney AI : l’utilisation d’œuvres de 16 000 artistes sans consentement devant la Justice

Alors que les oeuvres de plus de 16 000 artistes ont servi sans le consentement des ayant-droits à entraîner Midjourney, l’IA spécialisée dans la génération d’images écope d’une class action aux États-Unis.

La génération d’images par l’IA continue de soulever des questions éthiques et juridiques importantes, en particulier en ce qui concerne les droits d’auteur. Récemment, Midjourney, l’un des leader du secteur, s’est retrouvé au coeur de la controverse. On a en effet appris que les œuvres de plus de 16 000 artistes auraient été utilisées sans leur consentement pour entraîner son logiciel d’intelligence artificielle.

Midjourney ne serait d’ailleurs pas la seule entreprise à s’être comportée de la sorte, puisque Stability AI, Runway AI et DeviantAr sont également cités. De quoi provoquer une onde de choc dans le monde artistique et soulever un vif débat sur l’utilisation éthique des œuvres d’art dans l’entraînement des modèles d’IA – et le cadre juridique nécessaire. Parmi les artistes affectés, on trouve des noms notables tels que David Hockney, Bridget Riley, Damien Hirst, Tracey Emin, Rachel Whiteread et Anish Kapoor.

Les artistes peuvent-ils remporter la bataille contre les plateformes d’IA ?

Ces derniers (ou leurs ayants droit en fonction des cas) estiment qu’il s’agit d’un viol manifeste du droit d’auteur. Rejoints par d’autres artistes américains, ils ont formé une class action en Californie contre Midjourney, Stability AI, Runway AI et DeviantArt.

“Bien que la défense présente ses produits d’images IA de manière élogieuse, la réalité est plus sombre et problématique : les produits d’images IA sont principalement appréciés comme des moyens de contourner les droits d’auteur, promettant aux clients les avantages de l’art sans les coûts associés aux artistes”, peut-on lire dans la plainte.

Le sujet est évidemment délicat. Il est possible dans une certaine mesure pour les artistes humains de reproduire le style d’autres artistes sans que cela ne puisse occasionner de plainte autour du droit d’auteur.

Toute la question est de savoir si les productions artistiques d’une IA entraînée à partir d’oeuvres d’artistes en libre accès sur internet est, ou non, de nature différente. Or, il n’existe pour l’heure rien dans le droit américain (ainsi que celui d’autres pays dans le monde) qui ne protège réellement les artistes contre l’utilisation de leurs oeuvres dans le cadre de l’entraînement d’intelligences artificielles, ou la reproduction d’oeuvres en utilisant leur style ou en le combinant à d’autres.

Une enquête menée par la Design and Artists Copyright Society (DACS) révèle que 89 % des artistes et agents souhaitent la mise en place de lois encadrant l’IA générative notamment sur la question de la protection de leurs œuvres.

  • Midjourney et d’autres firmes IA sont accusées de s’être appuyées sans consentement sur les œuvres de plus de 16 000 artistes, dont des Français, pour entraîner leurs modèles.
  • Des artistes de renom comme David Hockney et Damien Hirst figurent parmi les affectés, suscitant une action collective en justice aux États-Unis.
  • La controverse soulève des questions importantes sur les droits d’auteur et la protection de la propriété intellectuelle à l’ère de l’IA.

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