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Le porte-avions Charles-de-Gaulle se rapproche du détroit d’Ormuz : l’armée française se tient prête

Le Charles-de-Gaulle a franchi le canal de Suez ce mercredi pour rejoindre le sud de la mer Rouge. La France se positionne désormais aux portes du détroit d’Ormuz, prête à intervenir.

La situation évolue. Ce mercredi 6 mai, le groupe aéronaval français a franchi le canal de Suez pour se diriger vers le sud de la mer Rouge, en route vers le détroit d’Ormuz. Le Charles-de-Gaulle, unique porte-avions français, quitte ainsi la Méditerranée où il était positionné depuis le début du conflit.

Son rôle, jusqu’ici, n’était pas offensif. Déployé en Méditerranée orientale à partir du 28 février sur ordre d’Emmanuel Macron, alors qu’il se trouvait en mer Baltique pour des exercices de l’OTAN, il protégeait surtout les ressortissants français au Moyen-Orient, tout en rassurant les partenaires de la région, dont Chypre.

Ce repositionnement marque donc un changement de posture, même si Paris insiste sur son caractère défensif. « La situation dans le détroit d’Ormuz a un impact mondial. La France, qui n’est pas partie prenante au conflit, reste attachée au respect du droit international et de toutes les souverainetés », justifie le ministère des Armées dans son communiqué.

Une coalition de plus de quarante nations en attente du feu vert

Ce déplacement vise à raccourcir les délais d’intervention si une mission internationale venait à se déclencher. Car depuis plusieurs semaines, la France travaille avec le Royaume-Uni et leurs partenaires sur une « initiative multinationale », fruit d’une « planification ad hoc regroupant plus de quarante nations », dont l’objectif est de rétablir la navigation dans le détroit d’Ormuz. Le rapprochement du Charles-de-Gaulle doit permettre, selon le communiqué, d’« évaluer l’environnement opérationnel régional par anticipation du déclenchement de l’initiative » et d’« offrir des options supplémentaires de sortie de crise ».

La mission est strictement encadrée : il s’agit d’« intégrer les moyens des pays qui veulent inscrire leur action dans un dispositif défensif et adapté, respectueux de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer ». Le ministère précise également que ce mouvement est « distinct des opérations militaires initiées dans la région » et qu’il vise à « contribuer à la réassurance des acteurs du commerce maritime ». Concrètement, la France est prête, mais n’est pas en guerre.

Ormuz
© NASA

Contexte diplomatique sous haute tension

Ce déploiement intervient dans un contexte particulièrement incertain. Si Donald Trump a affirmé ces derniers jours qu’un accord avec l’Iran était proche, il a également brandi la menace de « bombardements d’une plus grande intensité » si les négociations n’aboutissaient pas.

Car sans trêve solide ni négociations de fond entre Téhéran et Washington, l’initiative multinationale peinera à se concrétiser.

  • Le porte-avions Charles-de-Gaulle a quitté la Méditerranée ce mercredi pour rejoindre le sud de la mer Rouge via le canal de Suez.
  • La France s’inscrit dans une coalition défensive de plus de quarante nations, prête à intervenir pour sécuriser le détroit d’Ormuz dès que les conditions diplomatiques le permettront.
  • Sans accord solide entre Washington et Téhéran, le déclenchement d’une telle mission reste toutefois incertain.

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