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Quel est le job le plus exposé à l’IA ? Réponse de l’Organisation Internationale du Travail

L’Organisation internationale du Travail publie une étude sur l’impact de l’intelligence artificielle générative sur l’emploi.

  • Selon l’OIT, le travail de bureau est le plus exposé aux risques d’automatisation par l’intelligence artificielle générative
  • Pour les autres catégories professionnelles, les risques ne concernent qu’un petit nombre de tâches
  • De ce fait, pour ces catégories, l’IA pourrait plus améliorer des emplois qu’en détruire

L’arrivée de l’intelligence artificielle générative va apporter d’importants changements dans le monde du travail. Certains craignent que cette technologie puisse causer un chômage de masse, tandis que d’autres mettent plutôt en avant l’aide que l’IA générative va apporter aux travailleurs. Dans une étude publiée récemment, l’Organisation internationale du Travail a essayé de mesurer l’impact que l’IA générative aura sur la quantité et sur la qualité des emplois. Cette étude évoque les bénéfices que la technologie pourrait apporter au monde du travail, sans ignorer les risques. Elle indique également quelle est la catégorie professionnelle la plus exposée.

Selon l’OIT, c’est le travail de bureau qui est le plus exposé à l’IA. En effet, dans cette catégorie professionnelle, près d’un quart des tâches sont considérées comme très exposées, tandis que la moitié des tâches sont moyennement exposées. Mais l’agence des Nations Unies assure que pour les autres catégories (comme les cadres, les techniciens, etc.), l’exposition élevée à l’intelligence artificielle ne concerne qu’une petite partie des tâches.

Plus d’emplois “augmentés” que d’emplois détruits ?

S’il est difficile de prédire l’avenir, l’ILO pense que l’intelligence artificielle générative est plus susceptible d’améliorer les emplois que de les détruire. “[…] l’impact le plus important de cette technologie ne sera probablement pas la destruction d’emplois, mais plutôt les changements potentiels de la qualité des emplois, notamment l’intensité du travail et l’autonomie”, lit-on dans son communiqué.

Dans les pays à revenus élevés, 5,5 % de l’emploi total est potentiellement exposé à l’automatisation. Dans les pays à faible revenu, ce taux est de 0,4 %. En revanche, l’IA pourrait potentiellement “augmenter” (améliorer) 10,4 % de l’emploi dans les pays à faibles revenus, et 13,5 % de l’emploi dans les pays à revenus élevés.

L’agence de l’ONU prévient néanmoins que l’impact que l’IA aura sur le marché de l’emploi dépendra de la façon dont les gouvernements vont gérer cette évolution technologique. “Le dialogue avec les travailleurs, la formation et une protection sociale adéquate seront essentiels pour gérer la transition. Dans le cas contraire, seuls quelques pays et acteurs du marché bien préparés risquent de bénéficier de la nouvelle technologie”, explique l’OIT.

Tout dépendra des gouvernements

Pour arriver aux conclusions de cette étude, l’OIT a utilisé GPT-4 (la version améliorée de ChatGPT) pour calculer le niveau d’exposition des différentes tâches à l’automatisation par l’intelligence artificielle. Puis, l’organisation a estimé l’impact de l’IA sur le marché de l’emploi à l’échelle mondiale. Dans ses conclusions, l’étude souligne le fait que l’IA n’est ni bonne ni mauvaise, et que l’impact socioéconomique de cette technologie dépendra surtout de la gestion des changements en cours.

Si les résultats sont assez optimistes par rapport à ceux d’autres études sur le sujet, l’OIT précise également que les décideurs politiques ne doivent pas considérer ces données comme une “voix apaisante”. Il s’agit plutôt “d’un appel à exploiter les politiques pour faire face aux changements technologiques qui nous attendent.”

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2 commentaires
2 commentaires
  1. La bonne blague : ” l’IA pourrait plus améliorer des emplois qu’en détruire ” faut vraiment vivre aux pays des Bisounours pour croire cela… L’IA le travailleur parfait qui n’a pas besoin d’être payé , ne se plains pas , n’a pas besoin de vacances… les industriels se jettent dessus et des emplois disparaisse déjà à cause de l’IA . . . .

  2. Le problème n’est pas que l’IA fasse un meilleur travail que l’humain (n’oublions pas que l’IA générative est entraînée sur internet…) mais que les entreprises préfèrent un mauvais travail non payé qu’un bon travail payé.
    Pour un temps en tout cas, car mauvais travail = mauvais service = fuite de clients.
    Et n’oublions pas que même si l’IA n’est pas payée, elle coûte en frais de fonctionnement et en investissement.

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