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Sexe ou smartphone ? Les résultats de ce sondage devraient nous inquiéter

Selon ce sondage, 29 % des américains adultes préfèrent être privés de sexe, que de smartphone.

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La majorité des personnes qui liront cet article ne le nieront plus : on est tous accro à nos smartphones, à leurs applications et à leurs fonctions sociales. Cependant, le niveau de dépendance varie d’une personne à une autre. Et pour certains, cela commence à être inquiétant. En effet, des personnes admettent désormais qu’elles préféreraient être privées de sexe qu’être privées de smartphone.

C’est ce qui ressort d’un sondage américain mené par l’entreprise Delvv sur 355 personnes âgées de plus de 18 ans, dont les résultats ont été relayés par Digital Trends. Selon celui-ci, plus 29 % des américains adultes préfèreraient abandonner le sexe pendant trois mois que d’abandonner leurs smartphones durant une semaine.

Inquiétant, non ? Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Selon Felice Gabriel, fondateur de Delvv, ce sont surtout les jeunes adultes, cette fameuse génération Y, qui sont concernés. Il évoque deux causes principales de cette dépendance aux smartphones : le FOMO ou « fear of missing out » ou la peur de rater des infos, des notifications ou des messages, ainsi que la peur  de s’ennuyer.

> Lire aussi :  "Réagir peut tout changer", la campagne contre les violences sexistes et sexuelles

« Les couples n’auront plus aucun rapport sexuel en 2030 »

Et si vous pensez qu’il s’agit d’une exception culturelle américaine, vous vous trompez. En effet, au Royaume-Uni, la technologie ferait aussi écran aux rapports sexuels.

En juin, le Telegraph publiait un inquiétant article sur le même sujet (sexe vs. technologie). Il cite le chercheur David Spiegelhalter, qui explique : « Les gens font de moins en moins l’amour. Des couples sexuellement actifs de 16 à 64 ans ont été interrogés et la valeur médiane (du nombre de relations sexuelle, ndlr) était 5 fois plus élevée le dernier mois de 1990, puis 4 fois plus élevée en 2000 et trois fois plus élevée en 2010 ». Et pour ce statisticien anglais, c’est bien la technologie qui est à blâmer. Par exemple, dans les années 90, une fois la télévision éteinte, il n’y avait plus rien à faire. Mais aujourd’hui, après la télé, on regarde les notifications, on lit sur nos smartphones, etc.

> Lire aussi :  La méthode surprenante de HBO pour éviter le harcèlement sexuel

(Sources : 1 / 2 )

7 Commentaires

7 Commentaires

  1. paskal

    20 juillet 2016 at 17 h 42 min

     » Par exemple, dans les années 90, une fois la télévision éteinte, il n’y avait plus rien à faire. » => le sexe par défaut ???

  2. TiPunK

    20 juillet 2016 at 19 h 54 min

    Joyeuse Nomophobie !

  3. renaud

    21 juillet 2016 at 13 h 28 min

    vivement la démocratisation de la réalité virtuelle, qu’on aie plus de choix à faire ni de cas de conscience 🙂

  4. Ludicweb

    21 juillet 2016 at 14 h 19 min

    On a une idée de la répartition des avis en fonction du sexe des sondés?
    Il serait intéressant de savoir si ce sont les femmes ou les hommes qui sont majoritaires dans ces 29%

  5. Sup

    21 juillet 2016 at 15 h 12 min

    Je ne vois pas en quoi c’est inquiétant.
    Au moins le smartphone s’adresse directement à l’intellect, pas aux obsolètes pulsions animales vides de sens.

    • Blob

      22 juillet 2016 at 12 h 28 min

      Smartphone, intellect ?! Ah bon…

  6. Claude

    26 juillet 2016 at 21 h 45 min

    En y réfléchissant deux minutes, ça n’est pas forcément une mauvaise chose, la population mondiale doit trouver un moyen de se réguler, c’est une question de ressources disponibles, tôt ou tard il faudra faire moins d’enfants et ça commence par faire moins l’amour.

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