Hier soir, nous apprenions qu’Orange, Bouygues Telecom et Free s’unissaient pour racheter SFR. Les trois opérateurs ont en effet annoncé une offre conjointe non engageante visant à acquérir une grande partie du groupe Altice, principalement les activités de SFR.
Ce mercredi matin et, selon les informations du Parisien, Arthur Dreyfuss, PDG de la maison mère de SFR, a indiquĂ© aux salariĂ©s : « Nous vous confirmons avoir reçu hier soir une offre indicative pour une partie des actifs d’Altice France. Cette offre a Ă©tĂ© immĂ©diatement rejetĂ©e ». Un rebondissement majeur qui n’a pas encore Ă©tĂ© commentĂ© par les diffĂ©rentes parties.
Rappelons que selon les informations diffusées ce mardi 14 octobre, les trois opérateurs proposent un montage inédit qui partagerait les différents actifs de SFR. Ainsi, Bouygues Telecom mettrait la main sur l’activité B2B, tandis que l’activité B2C serait réparti entre Bouygues Telecom, Free et Orange. Enfin, les infrastructures et fréquences seraient partagées entre ces trois entreprises à l’exception du réseau mobile de SFR en zone non dense qui serait accordé à Bouygues Telecom.
Une opération très complexe
Il était également rapporté que la valeur d’Atlice France serait portée à 17 milliards d’euros pour les actifs visés, et dépasserait 21 milliards pour l’ensemble de l’entreprise.
Comme nous vous l’indiquions précédemment, l’offre conjointe reste non engageante et pourrait être suivie d’une phase de négociations, d’audits financiers et opérationnels approfondis ainsi que d’une consultation préalable des instances représentatives du personnel. L’issue dépendra également de l’approbation des autorités réglementaires compétentes, notamment pour valider la préservation du cadre concurrentiel en France.
Pour rappel, ce dossier est extrêmement complexe et au vu des dernières informations, il est encore loin d’être arrivé à une conclusion. Ainsi, les abonnés de SFR, qu’ils soient mobiles, internet ou fibre, se retrouvent au cœur d’un jeu de chaises musicales. Selon les négociations en cours, leurs contrats pourraient être transférés vers d’autres opérateurs. Près de 20 millions de clients mobile, mais aussi plusieurs millions connectés à l’internet fixe sont concernés.
On peut aussi imaginer une certaine inquiĂ©tude du cĂ´tĂ© du personnel de SFR quant Ă l’avenir de l’entreprise et sur la question potentielle d’un impact de cette opĂ©ration sur l’emploi. Leur futur est donc en train de se jouer dans les bureaux des opĂ©rateurs et au sein des directions des entreprises, et nul doute que de nombreux rebondissements interviendront au cours des jours, des semaines et des mois Ă venir. Pour y voir plus clair sur les Ă©changes en cours entre ces entreprise, n’hĂ©sitez pas Ă aller relire notre prĂ©cĂ©dent article ici.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.