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Hier soir, un astéroïde de la taille d’une maison a frôlé la Terre : y avait-t-il un risque réel ?

L’Agence Spatiale Européenne (ESA) garde un œil sur ce visiteur impromptu venu des confins de l’espace. Détecté un peu sur le tard par nos systèmes de surveillance, il a effleuré notre planète dans la soirée.

Après 2024 YR4 au mois de février 2025, 2025 TP5 en octobre de la même année, et 2025 MN45 en février 2026, nous vous présentons 2026 GD. Un astéroïde rocheux qui est passé « à proximité » de notre planète à environ 22 h 59 (heure de Paris) le 9 avril, à une vitesse avoisinant les 45 000 km/h. Découvert il y a trois jours auparavant, c’est un petit astéroïde, puisqu’il mesure 16 mètres de diamètre, soit l’équivalent d’une grande maison. Bien qu’une telle annonce puisse toujours susciter un peu d’inquiétude, il n’y a pas franchement de quoi paniquer.

2026 GD : un invité de dernière minute

Comme expliqué en introduction, 2026 GD n’a été repéré que lundi, principalement en raison de son petit gabarit et parce qu’il ne reflète que très peu la lumière du Soleil. Avec une distance de passage estimée à 250 000 kilomètres, soit environ 0,65 fois la distance Terre-Lune, cet astéroïde ne représentait aucune menace. Pas plus pour l’équipage d’Artemis II, qui doit effectuer son retour pendant la nuit.

Après avoir salué la Terre, il poursuivra sa course vers la Lune, s’en approchant encore davantage, pendant la nuit, à 02 h 12 du matin. Il suit une orbite elliptique d’environ 644 jours, influencée par les forces gravitationnelles du Système solaire, qui l’amènent périodiquement au-delà de l’orbite de Mars avant son retour dans notre voisinage.

Il reviendra se rapprocher de la Terre durant le mois de juillet 2031, lorsqu’il frôlera Vénus à une distance équivalente à 25 fois celle de la Terre à la Lune.

On estime qu’environ une centaine de petits astéroïdes passent entre la Terre et la Lune chaque année. La plupart d’entre eux mesure moins de 10 à 20 mètres, comme 2026 GD, et ne restent dans notre voisinage immédiat que très peu de temps avant de repartir.

Pourquoi figure-t-il alors sur la NEO Risk List (gérée par le Near-Earth Object Coordination Centre ou NEOCC) de l’ESA, s’il n’est pas problématique ? C’est simplement une question de classification et de nomenclature : un objet intègre ce catalogue lorsque les incertitudes sur son orbite laissent apparaître, parmi les trajectoires possibles, une probabilité d’impact non nulle sur le long terme. Ce, même si le danger demeure statistiquement négligeable. Selon les calculs de l’ESA, le risque d’impact avec la Terre reste infime : lors de ses prochains passages entre 2082 et 2124, l’astéroïde n’aura qu’une chance sur 124 378 de nous percuter. Pas de quoi fouetter un chat diriez-vous, mais on ne quitte pas des yeux un visiteur qui frôle régulièrement notre planète.

  • Ce soir, l’astéroïde 2026 GD est passer à 250 000 km de la Terre à 22h59 le 9 avril, sans risque d’impact.
  • Mesurant 16 mètres, il a été découvert récemment et suit une orbite elliptique de 644 jours.
  • Le risque d’impact est statistiquement négligeable, avec une chance sur 124 378 lors de ses prochains passages.

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