Spot, un chatbot pour parler de harcèlement sexuel au travail

Parler de problèmes de harcèlement sexuel sur le lieu de travail peut se révéler complexe. Une start-up mise sur la machine pour aider les gens à se confier plus facilement.

Les personnes en position d’autorité sont toujours susceptibles d’avoir un biais humain ou moral au moment de recevoir une plainte pour agression sexuelle. C’est pour cela qu’est né Spot, le premier chatbot capable de parler avec des victimes de harcèlement sexuel au travail.

Un bot utilisant l’interview cognitive

« Un robot comme Spot peut être meilleur qu’un humain pour poser les bonnes questions. Il utilise les mêmes techniques que la police utilise pour aider les victimes d’un crime à se souvenir de ce dont il s’est passé. C’est le premier robot d’interview cognitive » explique Julia Shaw l’une des créatrices à Forbes.

Le robot interroge sur ce qu’il s’est passé, qui l’a fait, s’il y a des témoins… les réponses peuvent être anonymes ou non. Si un utilisateur passe plus de 10 minutes avec Spot, les réponses sont collectées sur un PDF qui peut être envoyé aux ressources humaines ou à n’importe qui d’autre.

220 chats sur les trois premières semaines

D’un point de vue statistique, ses créateurs considèrent Spot comme un succès. Trois semaines après son lancement, il a déjà été utilisé à 220 reprises de façon « intensive » et plus de 3.000 personnes ont visité le site. Les créateurs vont bien entendu chercher à les optimiser, ce type d’outils se nourrissant en grande partie des usages qui en sont fait.

Toutefois, d’autres technologies ont aussi été mises au point par l’entreprise pour compléter le robot. Une application qui permet de faire un rapport directement ou encore Callisto une plateforme pour les étudiants qui veulent déposer une plainte cryptée. Celles-ci sont à terme destinées aux forces de l’ordre, mais c’est un processus qui est encore en cours de développement.

Plusieurs entreprises ont déjà émis le souhait d’intégrer un service de ce type directement en interne. « Si un employeur pouvait identifier ainsi que le nom d’un employé revient systématiquement dans des déclarations anonymes, alors il pourrait faire quelque chose », explique l’un des fondateurs.

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