Longtemps attendue, la taxe sur les géants du numérique est désormais appliquée en France depuis début décembre. Pour rappel, ce dispositif s’applique aux compagnies dont le chiffre d’affaires est supérieur à 25 millions d’euros dans l’Hexagone et à 750 millions d’euros dans le reste du monde. Elle pourrait rapporter jusqu’à 500 millions d’euros par an à l’État.
Pour autant, le gouvernement est toujours désireux de parvenir à un accord global pour taxer les grandes entreprises technologiques et des discussions sont toujours en cours sous l’égide de l’OCDE.
Les GAFA sont très remontés contre ces nouvelles taxes
Certains pays ont également souhaité agir en amont et c’est le cas des membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN). Les bénéfices des compagnies technologiques sontt visés par de nouvelles taxes à l’échelle de cette organisation régionale qui compte 650 millions d’habitants. L’idée est de contrer les stratégies d’évitement fiscal mises en place par les géants de la Tech. Alors que les entreprises locales sont soumises à l’imposition, leurs concurrents étrangers mettent en place des tactiques visant à se soustraire à l’imposition.
Le journal japonais Nikkei précise ainsi que la Thaïlande prévoit une taxe sur la valeur ajoutée de 7 % sur les ventes des plateformes numériques étrangères qui n’ont pas de filiale locale et gagnent plus de 57 000 dollars par an. De son côté, l’Indonésie a imposé le même type de taxe en l’élevant à 10 %. Elle s’applique notamment aux services de streaming. Enfin, Singapour et la Malaisie ont mis en places des régimes fiscaux numériques du même type cette année.
En réaction, l’Asia Internet Coalition, un groupe de pression qui rassemble les géants du numérique tels que Google, Facebook, Amazon, Apple ou encore Aibnb, n’a pas caché son mécontentement. Selon ce dernier, une absence de consensus mondial dans le domaine fiscal risque de freiner les investissements et l’accès aux innovations pour de nombreuses communautés. Certains observateurs craignent aussi que ces taxes ne fassent baisser la consommation et au final les recettes publiques, ce qui est l’inverse de l’effet recherché.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Pourquoi vous ne soulignez jamais que la France taxe le chiffre d’affaires des GAFA alors que c’est le bénéfice qu’il devrait taxer comme l’on fait ces pays asiatiques
@Saidou désolé mais on doit taxe le chiffre d’affaire.
Officiellement les entreprises du GAFAM ne font pas de bénéfice en France (c’est leur optimisation fiscale), et c’est comme ça qu’elles évitent les taxes.
La filiale française touche le chiffre d’affaire, mais se fait facturer des frais de gestion/marketing un peu bidon d’une filiale située dans un paradis fiscal. Et donc c’est cette filiale qui fait tous les bénéfices.