Pour lancer une grande aventure, rien de tel qu’un dragon. Cette créature légendaire n’a jamais quitté notre inconscient collectif. Star du grand écran, elle a fait trembler les spectateurs dans Le Hobbit : La Désolation de Smaug, fait rire tous les fans d’animation avec le petit Mushu dans Mulan, ou encore attendri toute une génération avec Krokmou dans la saga Dragons. Et puis il y a la dragonne de Shrek, gardienne redoutable du donjon de la princesse Fiona, qui finit par fondre devant les compliments de l’Âne. Au fil des décennies, le cinéma et la pop culture ont fait du dragon un incontournable. Mais dans les contes, son rôle reste le même : c’est l’épreuve ultime, celle qui transforme le simple aventurier en héros de tout un peuple. Dragon’s Dogma 2 reprend ce mythe. Ici, le dragon n’a rien d’une peluche que l’on peut cajoler. Il transperce les nuages, crache des flammes avec fureur et arrache même le cœur d’un être humain : celui que vous incarnez, l’Insurgé.
Disponible sur PC Windows, PlayStation 5, Xbox Series X, Xbox Series S et Nintendo Switch 2, Dragon’s Dogma 2, accompagné de son extension Dark Arisen, est le deuxième épisode d’une saga lancée par Capcom en 2012. Plus connu pour Resident Evil, Street Fighter ou encore Monster Hunter, l’éditeur japonais s’est attaqué à un action-RPG à tendance occidentale, dans la veine d’un Skyrim. Si le résultat avait séduit la critique, son lancement avait malheureusement été plombé par des performances en dents de scie et des microtransactions très mal vues. Grâce à de nombreuses mises à jour, le titre s’est refait une santé et arrive aujourd’hui plein de confiance sur les différents supports.
L’histoire de Dragon’s Dogma 2 est plutôt intéressante. L’Insurgé que vous incarnez n’a pas seulement perdu son cœur. Il a aussi perdu la mémoire, et la place qui lui revenait sur le trône. Dans le royaume de Vermund, la reine régente Disa, soucieuse d’y installer son propre fils, a fait couronner un imposteur, un faux Insurgé, qui lui permet de tirer les ficelles dans l’ombre. Pour retrouver le trône que lui promet la tradition, l’Insurgé va devoir se faufiler entre complots, alliances fragiles et, surtout, créatures gigantesques.De l'heroic fantasy, de la vraie !
Comment jouer à Dragon’s Dogma 2 ?
Dragon’s Dogma 2 est un action-RPG en monde ouvert, jouable en vue à la troisième personne, c’est-à-dire avec une caméra placée derrière le personnage. Le jeu propose de visiter un monde gigantesque, en affrontant toutes sortes de créatures. Dans cet univers peuplé de gobelins, de griffons, d’ogres, de cyclopes, de loups et bien sûr de dragons, on explore les routes, les forêts et les ruines de deux contrées rivales : Vermund, le royaume des humains, et Battahl, la nation des hommes-bêtes. Le tout avec un objectif en tête : retrouver sa place et affronter le Dragon voleur de cœur.
Comme dans la plupart des RPG occidentaux, l’aventure commence par la création du héros. L’éditeur est plutôt complet : taille, corpulence, visage, il y en a pour tous les goûts. On peut ainsi passer de longues minutes à façonner son avatar avant de choisir une vocation (l’équivalent d’une classe) parmi les quatre à disposition : Combattant, Archer, Mage et Voleur. Au total, Dragon’s Dogma 2 compte dix vocations à débloquer au fil des rencontres, et il est possible d’en changer auprès des guildes présentes dans le jeu.
L’une des forces du titre réside dans ses combats, dynamiques et nerveux. En plus de mettre en avant des attaques au corps à corps, des attaques puissantes, des sorts de soin ou de feu ou la possibilité de décocher des flèches, Dragon’s Dogma 2 permet également de grimper sur les créatures, à la manière d’un Shadow of the Colossus, pour atteindre le point faible de monstres qui font la taille de trois immeubles. Rien de tel qu’un bon coup de poignard dans l’œil d’un cyclope pour le terrasser. Gare toutefois à l’endurance : comme dans The Legend of Zelda : Breath of the Wild, une jauge se vide au fil des efforts, que ce soit pour sprinter ou pour escalader.
Dans Dragon’s Dogma 2, on ne voyage jamais seul. Le joueur est accompagné de Pions, des compagnons contrôlés par l’intelligence artificielle. Le premier, on le crée soi-même en début de partie. Les deux autres sont des Pions de la communauté, façonnés par d’autres joueurs, que l’on recrute grâce à des pierres magiques. Ces compagnons se battent, soignent, prodiguent des conseils et peuvent même guider le joueur vers une quête qu’ils ont déjà accomplie ailleurs. Attention cependant à la peste draconique, une maladie transmise par les dragons, qui contamine les Pions au point de leur faire perdre la tête. S’ils ne sont pas soignés à temps, ils peuvent devenir un fléau capable de décimer une ville entière.
Ce qui rend Dragon’s Dogma 2 si attachant, c’est son approche imprévisible. Au lieu de s’appuyer sur des événements scriptés, le titre repose sur des règles qui interagissent entre elles : comportement des monstres, cycle jour-nuit, écosystèmes évolutifs, etc. On a vraiment l’impression d’évoluer dans un monde organique, où il peut se passer quelque chose à chaque seconde. Lors de sa sortie, le titre a été vilipendé pour ses déplacements à pied interminables. Il arrivait régulièrement qu’une balade en char à bœufs se termine par un affrontement qui vous obligeait à finir le trajet à pied. Capcom a donc revu sa copie par le biais de plusieurs mises à jour gratuites. La Transpierre éternelle vous permet désormais de vous téléporter sans aucune limite. En parallèle, l’inventaire est plus simple à gérer et le jeu tourne avec des performances dignes de ce nom.
Un mot enfin sur l’extension Dark Arisen, qui accompagne cette version ultime de Dragon’s Dogma 2. Elle emmène l’Insurgé dans le Grand Nord, à Norgan, une région glaciale abandonnée depuis longtemps. Une rumeur y évoque la présence d’un second Insurgé, ce qui est censé être impossible. Sur place, le joueur fait équipe avec Eir, une femme mystérieuse qui traque le Dragon déchu. Entre tempêtes de neige, froid mordant qui épuise l’endurance et monstres inédits, Norgan offre un défi bien plus relevé que le jeu de base. On y collecte également des reliques que l’on peut faire expertiser, et douze donjons, les Rites oubliés, viennent compléter le programme. Pour toutes celles et ceux qui ont connu Dragon’s Dogma 2 à sa sortie et qui n’y ont pas rejoué, le choc sera immédiat. Le titre est beaucoup plus fluide et agréable, et la majorité des problèmes techniques ont disparu, que vous soyez sur ordinateur ou sur console.
Quels sont les OS compatibles avec Dragon's Dogma 2 ?
C’est une bonne nouvelle : Dragon’s Dogma 2 est disponible sur plusieurs supports. Vous pouvez le télécharger sur PC Windows via Steam, ainsi que sur PlayStation 5, Xbox Series X, Xbox Series S et Nintendo Switch 2. Sur la console de Nintendo, le titre fonctionne d’ailleurs très bien, en mode portable comme sur téléviseur, et il est directement accompagné de son extension Dark Arisen. Sur les autres plateformes, l’extension se télécharge séparément.
Dragon’s Dogma 2 est-il gratuit ?
Du tout. Dragon’s Dogma 2 est un jeu payant. Les possesseurs du jeu sur PC Windows, PS5, Xbox Series X ou Xbox Series S peuvent acheter l’extension Dark Arisen séparément. Les nouveaux joueurs ont le choix entre le jeu de base et une édition qui regroupe le jeu et son extension. Sur Nintendo Switch 2, seule cette version complète est proposée.
Quelles sont les alternatives à Dragon's Dogma 2 ?
Élu jeu de l’année à maintes reprises en 2022, Elden Ring est une véritable référence de l’action-RPG d’heroic fantasy en monde ouvert. Né de la rencontre entre Hidetaka Miyazaki, le président de FromSoftware et créateur de Dark Souls, et George R. R. Martin, l’auteur des romans adaptés dans la série Game of Thrones, Elden Ring propulse le joueur dans un monde incroyable appelé l’Entre-terre. Dans ce royaume plongé dans le chaos, le joueur incarne un Sans-éclat, un guerrier déchu qui se retrouve à crapahuter parmi les créatures pour retrouver un sens à son existence. Le monde est immense et totalement libre. Les combats sont vertigineux, et il n’est pas rare d’affronter des boss gigantesques. On l’explore à pied ou à dos de Torrent, une monture capable d’effectuer des doubles sauts, et l’on y croise aussi de puissants dragons, le tout dans un enrobage à faire pâlir la concurrence. Un superbe jeu.
Avec Monster Hunter Wilds, Capcom a signé l’un des plus gros succès de son histoire. Vendu à plus de 8 millions d’exemplaires en trois jours, ce jeu vous invite à parcourir les Terres interdites, une région sauvage où les tempêtes de sable et les orages ont un impact sur les créatures qui y vivent. Le principe est le même que dans tous les Monster Hunter : il s’agit de traquer et de vaincre des créatures gigantesques. Chaque chasse se prépare avec minutie. Il faut repérer la bête, étudier ses attaques et viser ses points faibles. Bien évidemment, les ressources sont essentielles pour fabriquer de nouvelles armes et armures qui vous permettront de vaincre des monstres de plus en plus redoutables. Avec ses quatorze types d’armes, son fidèle Palico et le Seikret, une nouvelle monture très rapide, Monster Hunter Wilds est une pépite dans son genre.
Il était attendu. On le savait vertigineux, et Crimson Desert n’a pas failli à sa réputation. Signé Pearl Abyss, le studio coréen à l’origine de Black Desert Online, ce jeu est tout simplement gigantesque, en termes de monde ouvert comme de possibilités. Le joueur incarne Kliff, capitaine des Crinières Grises, une compagnie de mercenaires en quête de survie sur le continent de Pywel. Par moments, ce récit de bande soudée face à l’adversité rappelle Red Dead Redemption 2. Plaines verdoyantes, montagnes, châteaux, déserts arides : le monde ouvert impressionne par sa taille et sa variété. Les combats se font à l’épée ou par le biais de différents pouvoirs, et Kliff dispose même d’un grappin, d’une capacité de vol plané et de plusieurs montures pour parcourir le monde d’un bout à l’autre. Comme dans Dragon’s Dogma 2, les dragons sont de la partie. Malgré un scénario un peu en retrait, Crimson Desert est un très beau voyage pour les amatrices et amateurs d’heroic fantasy.