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On a testé 5 appareils photo pour shooter vos vacances avec originalité

L’été est là et les grandes vacances approchent… Voyages, plage, piscine, fêtes entre amis vont faire partie du quotidien d’un grand nombre d’entre vous ! Bien sûr, tout le monde a son smartphone pour immortaliser ces bons moments. Mais si jamais vous souhaitez mettre un peu d’originalité dans vos souvenirs, on a sélectionné pour vous 5 appareils photo originaux. Mieux encore : on les a testés !

Polaroid Go 2 : fait pour votre poche

Vous rêvez de photo instantanée analogique, mais nous ne souhaitez pas encombrer votre sac de plage ? Bougez pas, Polaroid a ce qu’il vous faut en rayon. Le Go 2 — qui succède au Go « tout court » — utilise des mini-films produisant des images de 47 x 46 mm. Il reprend le look néo-vintage des appareils mythiques de la marque et conserve la simplicité « pousse-bouton » qui a fait le succès de la marque.

Ici, pas d’écran, de molettes ou de commutateurs inutiles. En plus du déclencheur, il ne dispose que d’une touche de mise sous tension, d’un poussoir d’activation du flash et d’une matrice de LED. Celle-ci indique le nombre de films restants dans le pack actuellement utilisé ainsi que l’activation du flash. L’alimentation électrique est assurée par une batterie non amovible que l’on recharge par le port USB-C intégré.

Après avoir chargé la batterie (via le port USB-C) et installé un pack de films (chacun comporte 8 tirages), on passe aux choses sérieuses. Le cadrage de la scène s’effectue à l’aide du viseur optique. Les amateurs de selfies pourront aussi tenir l’appareil à bout de bras et utiliser le miroir recouvrant la face avant du viseur afin d’effectuer le cadrage.

Le tirage, éjecté immédiatement après la pression du déclencheur, est protégé par une sorte de « langue » déroulable recouvrant la partie exposée. Polaroid conseille de le laisser en place une bonne dizaine de secondes afin de ne pas voiler l’image. Il faut ensuite la protéger de toute lumière vive pendant une quinzaine de minutes en la plaçant contre une surface opaque ou dans une poche.

Go3
En l’absence de scanner, nous n’avons pas été en mesure de numériser les photos réalisées par Le Polaroid Go 2

Ne vous attendez pas à obtenir un résultat aussi net et contrasté que ce qu’on obtient en numérique ou avec un appareil photo argentique. La netteté est meilleure qu’avec le Go d’origine, mais les images conservent des couleurs pastel au charme désuet. L’appareil dispose aussi d’un retardateur (9 secondes) et d’un mode double exposition qui offre quelques possibilités créatives.

Amusant à utiliser, Le Go 2 de Polaroid est vendu 80 euros. Les films qu’il utilise sont disponibles à partir de 18 euros les deux packs de huit tirages, soit un peu plus de 1,10 euro la photo. Ce n’est pas donné : on apportera donc plus de soin aux choix des sujets et au cadrage qu’avec un appareil numérique !

Vous aimerez le Polaroid Go 2 si…

  • Vous êtes un inconditionnel de Polaroid
  • Le format mini vous plait particulièrement
  • La fidélité des couleurs n’est pas votre priorité

Découvrir le Polaroid Go 2

Camp Snap : minimaliste et amusant

Vous vous souvenez des appareils photo jetables que refilaient les parents avant d’expédier leur progéniture en colonie ou chez les grands-parents pendant les vacances ? Au retour, le petit boîtier était déposé dans une boutique afin de développer son contenu. Souvent mal cadrées ou sous-exposées (et parfois même les deux), la vingtaine d’images que l’on récupérait ravivaient des souvenirs estivaux…

Brian et Melanie, deux Californiens arrivés à l’âge adulte, étaient nostalgiques de cette époque. Afin de faire partager la même expérience à leurs enfants, ils ont conçu Camp Snap, l’équivalent numérique du boîtier jetable de leur enfance.

Fait d’un plastique un peu cheap qui rappelle effectivement les jetables d’antan, le boîtier embarque le strict minimum : un viseur optique, un déclencheur, un commutateur de flash ainsi qu’un afficheur LED à trois digits. La pellicule est remplacée par une carte micro SD difficilement accessible (sa trappe est vissée), un objectif en plastique assurant la transmission de l’image vers le capteur 8 Mpxl.

La mise en route du Camp Snap s’effectue par une pression longue sur le déclencheur. Le nombre de vues réalisées est alors indiqué sur l’afficheur LED : c’est là sa seule utilité. Les 4 go de la carte mémoire permettent de stocker près de 2000 images : de quoi largement voir venir…

Enfin, l’alimentation électrique est assurée par une batterie que l’on recharge à l’aide du port USB-C. Elle offre une autonomie plus que satisfaisante : nous avons réalisé lors de nos tests plus de 200 prises de vue sans avoir besoin de la recharger. Le connecteur sert aussi à les transférer vers un ordinateur ou une tablette à l’aide d’un câble, mais aussi à changer le type de « film ».

Par défaut, Camp Snap shoote en couleurs naturelles, mais il est possible de réaliser des vues en monochrome ou avec un filtre vintage. Pour cela, il faut connecter l’appareil à un ordinateur, aller sur le site du constructeur, télécharger les fichiers de filtre puis les transférer sur la carte mémoire. Il ne reste qu’à redémarrer la caméra à deux reprises pour bénéficier du nouveau mode.

L’opération doit être répétée à chaque fois que l’on souhaite changer le rendu des photos, une seul filtre ne pouvant être présent à la fois dans la caméra. Pas très simple…

Camp Snap produit des images très fidèles à l’esprit des appareils jetables : colorimétrie approximative et niveau de détail correct en plein jour, présence des beaucoup de bruit lors de l’utilisation du flash. L’absence d’autofocus nécessite un éloignement minimum d’un mètre du sujet afin d’obtenir une vue nette. À moins d’avoir de très longs bras, on laissera donc tomber toute velléité de réaliser des selfies. Les images monochromes souffrent un peu moins d’une baisse de luminosité tandis que le filtre vintage tire les couleurs vers le jaune.

Si vous cherchez un appareil photo performant, Camp Snap n’est pas fait pour vous : votre smartphone fera sûrement mieux ! Mais si l’on souhaite retrouver les sensations des jetables de votre enfance ou équiper un enfant à un cout raisonnable, Camp Snap est tout à fait recommandable. Il est disponible pour 62 euros HT depuis le site du constructeur (USA) ou 80 euros TTC sur le site miss-numerique.com.

Vous aimerez le Camp Snap si…

  • Vous cherchez un appareil ultra simple à utiliser
  • Le look vintage est important pour vous
  • Si vous shootez des centaines d’images

Découvrir le Camp Snap

Flashback One35 : copie conforme de l’appareil jetable

Comme son nom le laisse supposer, Flashback mise tout sur la nostalgie. Le One35, financé par une campagne kickstarter au succès foudroyant, reprend toutes les caractéristiques d’un appareil photo jetable. Et quand on dit « toutes », ce n’est vraiment pas à la légère…

Le One35 ressemble à s’y méprendre à un appareil jetable des eighties : plastique solide pour le boîtier, objectif basique fait d’une lentille de plastique et viseur optique sans la moindre fioriture. On y retrouve même la molette crantée qui permettait de faire avancer la pellicule une fois la prise de vue réalisée. Grosse différence, toutefois : il n’y a pas de pellicule physique, mais son équivalent numérique ! Ce « film virtuel » contient 27 vues. Une fois terminé, il faudra le décharger avant de pouvoir utiliser à nouveau le One35. Comment faire ? On vous l’expliquera un peu plus loin…

L’appareil embarque aussi un vrai flash au Xenon — et non pas une LED — que l’on active à l’aide d’un commutateur à glissière. La face supérieure abrite un déclencheur ainsi afficher LCD sur 2 chiffres faisant office de compteur de vue. Enfin, la charge de la batterie interne (non amovible) s’effectue par le connecteur USB-C logé dans le grip.

La mise sous tension du One35 s’effectue en tournant la molette crantée. Le compteur affiche alors le nombre d’images encore disponibles dans le film virtuel. Si besoin, activez le flash en faisant glisser le commutateur : une LED vous indique lorsqu’il est prêt. Cadrez et shootez l’image : c’est dans la boîte !

Lorsque le compteur passe à 0, la pellicule est pleine et il n’est plus possible de shooter de nouvelles images. Pas question ici de se rendre chez un photographe afin de la faire développer. En fait, vous avez tout ce qu’il faut dans l’application compagnon Flashback, à installer sur un smartphone (iOS ou Android). Les deux appareils communiquent à l’aide d’une connexion sans fil, le second recevant le « film » en quelques minutes. Et après ?

Après, vous devrez patienter 24 heures avant de pouvoir admirer vos photos ! Quand on vous disait que Flashback poussait l’expérience très loin, on ne blaguait pas ! En attendant le « développement » des images, rien ne vous empêche de sélectionner un nouveau film depuis l’app afin de le charger dans l’appareil.

Actuellement trois types de films sont disponibles : monochrome, classique et vintage (en bêta au moment de ce test). Le rendu est tout à fait conforme à ce que produisait un appareil photo jetable : le cadrage s’avère un peu approximatif et les couleurs sont correctes en bonne luminosité. Le flash peut brûler les couleurs s’il n’est pas nécessaire, mais devient vite in
Dispensable quand la luminosité baisse.

L’un dans l’autre, le One35 de Flashback est amusant à utiliser. Il produit des images de qualité similaire à celles d’un appareil jetable traditionnel : il ne faudra donc pas s’attendre à réaliser de la photo d’art. L’intégration des caractéristiques de son vénérable modèle (cadrage approximatif, attente du développement, flash qui massacre parfois les couleurs, limitation à 27 vues par pellicule, etc) amusera les nostalgiques, mais frustrera les adeptes de l’instantanéité. À vous de choisir !

Vous aimerez le Flashback One 35 si…

  • Vous êtes nostalgiques des appareils jetables des années 80
  • Vous n’êtes pas pressé de récupérer vos photos
  • Récupérer les images sur un smartphone est important pour vous

Découvrir le Flashback One35

Fujifilm Instax Pal : une boule pour tout photographier

L’instax Pal est un micro appareil photo numérique de la taille d’une balle de ping-pong. Fujifilm l’a équipé du strict minimum : déclencheur, touche de mise sous tension, flash, connecteur USB-C et emplacement pour carte micro SD.
Ne cherchez pas de viseur optique ou d’écran de contrôle : il n’y en a pas. L’appareil est en revanche accompagné d’une bague amovible faisant office de support ou pouvant aider au cadrage de la scène.

Fujifilm L’a conçu comme une extension de ses imprimantes photo Instax Square Link, Mini Link et Wide Link qui ont la particularité d’utiliser des films instantanés au lieu du papier et de l’encre traditionnels. Une image shootée est instantanément transmise à l’imprimante située à proximité. Pas besoin de les appairer, ils se connectent automatiquement. L’image est alors visible quelques minutes après son éjection.

Instax Pal de Fujifilm
© Marc Mitrani pour Presse-citron

Instax Pal dispose aussi d’un mode de fonctionnement tirant parti de son aspect numérique. Au lieu d’être directement imprimé, l’image est stockée dans sa mémoire interne (50 vues maxi) ou sur une carte micro SD. Une application compagnon, installé sur votre smartphone, permet de les éditer sommairement (recadrage, ajustement de la luminosité, du contraste, ajout de filtres, etc). Ou bien entendu les envoyer sur l’imprimante ou les sauvegarder dans l’album photo du smartphone.

Autre possibilité intéressante, l’affichage en temps réel sur l’écran de la scène à shooter. Cela permet d’imaginer des prises de vues à distance nettement plus créatives et correctement cadrées. En explorant l’application, on découvre une quantité de petites fonctions amusantes. Citons pour l’exemple la personnalisation du son du déclencheur grâce à un enregistrement personnel. Vous allez adorer cette fonction si vous avez toujours rêvé d’un appareil photo capable de dire « Cheeeeese ! » quand vous shootez une image…

Utiliser l’Instax Pal est une expérience plutôt réjouissante. Sa compacité lui permet de suivre son propriétaire partout… ou presque, puisqu’il n’est pas étanche. Son fonctionnement autonome nous a permis de l’emmener avec sans s’encombrer d’un smartphone (plage, escapade dans la nature, etc). Les images qu’il produit sont très correctes malgré un capteur de 5 Mpxl. Cela suffit largement pour l’impression sur un film instantané ou pour collectionner quelques souvenirs de vacances.

Vous aimerez l’Instax Pal si…

  • Vous cherchez un appareil photo compact et original
  • Le cadrage approximatif ne vous fait pas peur
  • Vous avez déjà une imprimante Instax

Découvrir l’Instax Pal

Fujifilm Instax Mini LiPlay : un 3-en-1 original

À mi-chemin entre l’imprimante et l’appareil photo numérique, l’Instax Mini Liplay est un drôle de produit. On peut l’utiliser pour shooter des images que l’on récupère immédiatement sur un film Instax Mini, exactement comme on le ferait avec un instantané traditionnel.

Certes, le concept n’est pas récent puisque les premiers LiPlay ont été commercialisés en 2019. Le constructeur profite du début de l’été pour légèrement rafraichir le modèle d’origine, désormais disponible dans de nouvelles teintes et équipé d’un port USB-C à la place de l’antique Micro USB qui sévissait jusqu’ici.

L’appareil dispose aussi d’une mémoire interne où l’on pourra stocker jusqu’à 50 images, un Port Micro SD permettant d’étendre cette capacité. Elles peuvent ensuite être éditées très sommairement (ajout d’un cadre et zoom dans l’image, rien de plus) depuis l’écran LCD intégré avant de les imprimer. On aurait aimé pouvoir ajouter un filtre créatif après la prise de vue : ce n’est pour l(instant pas prévu. Espérons qu’ile mise à jour du logiciel interne le permettra !

Enfin, le Mini LiPlay peut aussi faire office d’imprimante à films utilisable depuis un smartphone, après l’installation de l’app compagnon. Celle-ci donne accès à différents réglages, dont l’attribution de cadres prédéfinis ou à créer soi-même aux trois touches personnalisables. On pourra rapatrier en Bluetooth les photos déjà imprimées, mais pas les autres, étonnamment, pour lesquelles il faudra passer par un lecteur de cartes SD.

Liplay3
© Marc Mitrani pour Presse-citron

L’appareil utilise des films Instax Mini, au format carte de crédit. Vendu 8,90 euros, chaque pack comporte 10 tirages. Le prix est bien entendu dégressif en fonction du nombre de packs achetés : on ne saurait trop vous recommander de fouiller un peu sur le Net avant d’en acheter !

Fujifilm a équipé le Mini LiPlay d’une fonction d’enregistrement sonore. Lorsque l’on prend une photo, il peut enregistrer 10 secondes d’audio juste après le déclenchement. Un QR code est généré dans la foulée afin de l’imprimer sur limage. Parallèlement, l’appareil utilise le smartphone afin de sauvegarder le son dans le nuage Instax, où il restera deux ans. Il suffit ensuite de flasher le code depuis n’importe quel smartphone pour voir l’image et écouter le clip audio.

Assez compact pour se faire oublier dans un sac à dos, le Mini LiPlay rendra de nombreux services. Son interface de paramétrage n’est guère complexe, mais parfois un peu brouillonne. Cela n’enlève rien au plaisir que nous avons eu à l’utiliser durant notre test, heureusement !

Vous aimerez L’instax Mini LiPlay si…

  • Vous avez besoin d’un appareil polyvalent
  • L’impression des photos est importante pour vous
  • Vous souhaitez partager des photographies sonores

Découvrir l’Instax mini LiPlay

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