Le « + » du nouveau venu s’exprime tout d’abord par un changement d’apparence. Si les dimensions restent similaires, le LiPlay+ dispose d’un design plus sobre et qualitatif. Exit les formes très arrondies et la bordure proéminente entourant l’écran, toujours non tactile. Celui-ci est désormais logé sous une platine noire incluant les quelques commandes mécaniques nécessaires à son utilisation.
Même s’il est un poil plus agréable que celui du Mini LiPlay d’origine, il reste non tactile, basé sur une dalle LCD et d’une efficacité très dépendante de la luminosité ambiante. Espérons qu’une prochaine version adoptera enfin une dalle OLED ! Au passage, on regrette l’absence d’un filetage pour trépied, toujours utile pour les photos de groupe.
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Un second module dédié aux égoportraits
La face avant gagne en sobriété tout en bénéficiant d’une belle finition texturée. L’objectif dépasse moins de la surface, mais ne bénéficie toujours pas d’un bouchon de protection. On note aussi la disparition du petit miroir à selfie logé à côté de l’objectif. Fujifilm aurait-il décrété que les égoportraits étaient passés de mode ? Pas du tout : le constructeur, dans sa grande générosité, a tout simplement ajouté un second module photographique sur la face arrière. Il prend place au-dessus de l’écran.

Finissons ce rapide tour du propriétaire en signalant la présence d’une trappe sur le flanc droit. Elle dissimule l’emplacement pour carte micro-SD, le port USB-C ainsi qu’un bouton de réinitialisation.

Le LiPlay+ capture en numérique avant d’imprimer : l’optique, le capteur et le traitement jouent un rôle primordial. Il est pour cela équipé d’un capteur 5 Mp largement suffisant pour l’impression sur film. La mémoire interne contient jusqu’à 50 images, cette faible capacité peut être étendue par l’ajout d’une carte micro SD. Pas la peine d’investir dans une carte de grande capacité. Nous avons utilisé un modèle de 32 Go qui trainait dans un tiroir, ce qui nous permet de shooter jusqu’à 25 000 clichés !
Des images de bonne qualité pour un usage instantané
La qualité d’image est légèrement en hausse par rapport au modèle précédent. Les photos sont un peu plus contrastées, légèrement plus propres en basse lumière tout en gérant mieux les hautes lumières (les images sont moins brûlées). Les couleurs restent fidèles au style Instax Mini : douces, légèrement pastel, très flatteuses pour la peau et éloignées d’un rendu numérique classique. Le flash intégré est assez puissant pour déboucher un portrait à deux mètres, tout en évitant l’effet « visage brûlé » grâce à une diffusion plutôt correcte pour un appareil de cette taille.
Bien sûr, un smartphone haut de gamme fera beaucoup mieux, mais ce n’est pas ici le plus important. En basse lumière, le capteur montre ses limites avec une apparition de bruit numérique visible sur l’écran. Cependant, une fois la photo imprimée, ce bruit se fond dans la texture même du film argentique, donnant un aspect « grain » qui n’est pas déplaisant. On peut appliquer des filtres après la prise de vue et ajouter un cadre parmi ceux proposés. Au final, le résultat est assez crédible pour gommer l’aspect numérique. On a vraiment l’impression qu’elle a été shootée avec un appareil 100 % analogique (sauf si on lui a collé un cadre ou des tickets, évidemment !)

L’interface, relativement simple, permet de configurer l’appareil et d’effectuer la liaison avec un smartphone via Bluetooth. Plus d’une fois, nous nous sommes surpris à coller nos doigts sur l’écran plutôt que de passer par les touches de navigation. L’habitude du tactile… Mais à ce détail près, elle s’avère agréable à prendre en main.
Des photographies sonores
En plus des habituelles retouches de base, elle donne accès à Sound Print. Cette fonction, déjà présente sur le modèle précédent, a été ici améliorée. Elle permet de capter un enregistrement audio de 10 secondes maxi, puis de le « relier » à une photo à l’aide d’un QR code. Celui-ci prendra place dans la photo, à l’endroit que vous choisirez. Après impression, il suffira de le flasher pour afficher la photo et écouter le message audio rattaché. Le transfert vers le Cloud de Fujifilm s’effectue automatiquement dès que l’on connecte la caméra au smartphone. Fujifilm garantit la disponibilité du son pendant 24 mois.
A gauche, l’image telle qu’elle est shootée par l’appareil. A droite, la version imprimée © Marc Mitrani pour Presse-citron
Autre fonction multimédia, Sound Album permet de créer une vidéo sonorisée à partir de photos fixes. Une séquence audio est créée à chaque prise de vue et l’on peut même ajouter une musique d’ambiance. Enfin, un QR code est ajouté à l’image avant son impression. Là aussi, l’envoi vers le Cloud s’effectue après une connexion au smartphone. Il restera disponible (et téléchargeable) pendant deux ans. C’est amusant, notamment pour une soirée ou une fête, mais un peu gadget.
L’app compagnon a été repensée et dispose d’un aspect plus engageant. Elle donne accès à Sound Print et à Sound Album, au travers d’une interface plus facile à manipuler que sur l’appareil photo, et permet d’utiliser les photos du smartphone. Pourquoi pas. On retrouve les grands classiques d’Instax, à savoir l’impression des photos depuis le smartphone ainsi qu’une fonction de déclenchement à distance avec Prévisualisation en temps réel.

La seconde caméra logée au-dessus de l’écran est l’une des principales nouveautés du Mini LiPlay+. Celle-ci autorise la réalisation de selfies, que l’on pourra exploiter tel quel ou incruster dans l’image shootée par la caméra avant. On aurait aimé pouvoir ajuster la taille et le positionnement de l’incrustation avant impression. Ce n’est malheureusement pas possible. Dans une prochaine mise à jour, peut-être ?

Pour finir, un mot sur l’autonomie. Il faut deux heures pour charger la batterie à 100 %. On a alors assez d’énergie pour imprimer au maximum une centaine de photos (idéal pour une soirée ou un mariage). Bien entendu, l’utilisation des fonctions audio, l’édition depuis l’appareil et le transfert vers un smartphone réduisent drastiquement l’autonomie. Toutefois, nous ne nous sommes jamais retrouvés en panne sèche lors d’une soirée entre amis. Il est vrai que nous n’avons jamais dépassé une douzaine d’impressions consécutives…
Notre avis sur le Fujifilm Instax Mini LiPlay+
L’Instax Mini LiPlay+ est un produit polyvalent agréable à utiliser. On apprécie l’association d’un appareil photo numérique avec le tirage sur pellicule instantanée. En permettant la visualisation des images avant impression (et leur retouche, même basique), il garantit qu’on ne gaspillera pas un tirage. Tant mieux, le pack de film n’étant pas donné (9 euros pour une cartouche de dix tirages, 17 euros par lot de deux).
S’il apporte quelques effets créatifs supplémentaires par rapport à son successeur, la principale innovation est l’apparition d’un objectif dorsal permettant de réaliser plus simplement des égoportrait. Ceux-ci peuvent être incrustés dans une image réalisée avec le module principal. Justifie-t-il à lui seul le passage du modèle précédent vers le petit dernier ? Pas à notre avis, mais on peut l’envisager sans aucun doute en premier achat.
Les fonctions audio sont amusantes, mais on s’en lasse assez facilement. Qu’importe : le plaisir un peu désuet de la photographie est toujours là ! L’appareil existe en deux coloris (bleu foncé et beige) et est disponible au prix officiel de 220 euros. Il n’est donc pas donné, loin de là, mais reste intéressant compte tenu des améliorations et de l’originalité du produit. À ce jour, Fujifilm reste le seul constructeur à proposer un produit combinant la prise de vue numérique et le tirage sur film instantané.
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