Nintendo joue la carte de la sécurité avec la Switch 2. La firme de Kyoto refuse de bousculer une formule qui fonctionne depuis 2017 et mise tout sur l’amélioration plutôt que sur la révolution. Cette approche conservatrice se comprend aisément, avec plus de 150 millions d’unités vendues, la Switch originale représente un succès colossal qu’il serait risqué de remettre en question.
Au premier coup d’œil, la Switch 2 pourrait ressembler à une simple mise à jour. Seules les dimensions légèrement agrandies et la nouvelle couleur trahissent le fait de disposer ici d’une nouvelle console.
Cette stratégie peut décevoir les amateurs de nouveautés technologiques. Nintendo nous ayant habitués à partir sur des consoles aux gimmicks un peu plus expérimentaux, la Wii étant le meilleur exemple ici. Seulement, Nintendo ne réinvente pas la roue et capitalise sur son modèle hybride de console de salon portable.
Plus grande, mais toujours aussi pratique
La Switch 2 gagne en taille, mais reste plus compacte que toutes ses concurrentes PC portables et conserve l’épaisseur de la Switch originale.
Elle est aussi légèrement plus lourde et le poids additionnel se fait sentir lors des sessions prolongées en portable. Elle conserve toujours sa polyvalence et si le poids se faire trop sentir, il est toujours possible de passer en mode tabletop. Le nouveau support en U améliore considérablement la stabilité avec un angle de réglage quasi complet.
Il y a aussi un slot USB-C en haut de la console qui rend la charge plus pratique en jouant en mode portable ou en mode tabletop justement.
La Switch 2 et ses nouveaux Joy-Con 2, une attirance magnétique
Le changement le plus important concernant la conception de la console concerne les Joy-Con 2 et leur nouveau système de fixation magnétique. Fini les rails plastiques fragiles de la première Switch. Les Joy-Con 2 s’accrochent désormais par électromagnétisme, créant une connexion parfaitement solide et silencieuse.
Cette innovation transforme l’expérience de jeu portable. Les manettes ne bougent plus d’un millimètre, même sous la pression. L’assemblage devient si rigide qu’on pourrait croire à une console monobloc. Les tests de résistance menés par JerryRigEverything confirment la robustesse du système face aux torsions et manipulations répétées, réduisant à néant les inquiétudes des joueurs concernant la durabilité de la connectique entre la console et les manettes. Nintendo a pensé à rendre cette partie légèrement mobile pour absorber les contraintes, ce qui explique cette résistance exemplaire.

Le système magnétique simplifie également la déconnexion des Joy-Con. Plus besoin de chercher le petit bouton de déverrouillage ou de forcer pour détacher les manettes. Ici, le grand bouton d’éjection permet de séparer les éléments facilement. L’amélioration est flagrante dans l’utilisation des dragonnes, qui étaient auparavant un véritable calvaire à enlever sur les Joy-Con 1.
Autre amélioration bienvenue, la trappe pour cartouche bénéficie également d’une refonte. L’ouverture devient beaucoup plus pratique qu’avec la version OLED grâce à un passage pour l’ongle plus important. Ces détails ergonomiques montrent que Nintendo avec pleinement compris les soucis que pouvaient expérimenter les joueurs au quotidien avec la Switch première du nom, en venant corriger tous ses défauts avec la Switch 2.
Cette amélioration s’accompagne d’une amélioration complète de la qualité de construction. Nintendo abandonne les plastiques bon marché pour des matériaux premium qui confèrent à l’ensemble une sensation de solidité inédite chez la marque. Face à la Switch 1, sa successeuse ressemble beaucoup moins à un jouet, mais plutôt à une machine premium.
Du LCD à l’OLED, il n’y a parfois qu’un pas
Nintendo fait marche arrière sur la technologie d’affichage en abandonnant l’OLED pour un panneau LCD. Grand défenseur de la technologie OLED moi-même, la décision de Big N interroge quand la dernière itération de la Switch avait séduit par ses noirs profonds et ses couleurs éclatantes. Cette régression technologique laisse de toute façon présager une prochaine version de la Switch 2 qui sera proposée avec ce type d’écran.
Pourtant, l’écran de la Switch 2 réserve de bonnes surprises au-delà du contraste moins important et des noirs moins profonds. L’écran de la Switch 1 OLED propose une colorimétrie un peu trop chaude avec une teinte jaune assez prononcée. L’écran LCD de la Switch 2 fait le choix d’accentuer les couleurs froides. Il paraît peut-être un peu moins proche d’une colorimétrie parfaite, mais s’avère plus agréable à l’œil selon nos tests.
Sa définition 1080p sur dalle de quasiment 8 pouces apporte une netteté inégalée dans l’écosystème Nintendo portable. La différence avec les 720p de la Switch OLED se remarque immédiatement, particulièrement sur les textes et interfaces. Cette amélioration de la netteté compense à mon sens les compromis sur la technologie d’affichage.
L’écran supporte nativement le 120 Hz et le VRR (Variable Refresh Rate) en mode portable, une première chez Nintendo. De plus, la luminosité accrue facilite également le jeu en extérieur. Tout ceci étant plutôt difficile à voir en photo, mais l’expérience est clairement convaincante pendant l’utilisation de la console.
Une plateforme Nintendo plus que jamais polyvalente
La Switch 2 introduit des contrôles inédits qui élargissent ses possibilités d’utilisation. Les Joy-Con intègrent désormais un mode souris utilisable sur pratiquement n’importe quelle surface. Cela offre des possibilités plutôt inédites démontrées dans le jeu Welcome Tour, que nous avions eu aussi l’opportunité d’essayer sur Metroid Prime 4 Beyond lors de notre prise en main de la Switch 2.
Il devient possible également de brancher une souris avec le protocole 2,4 GHz en utilisant un dongle sur le dock, cela fonctionne aussi avec une souris filaire, mais aussi avec des claviers. Par contre, les périphériques ne sont pas reconnus dans l’interface de la console, mais plutôt dans celle des jeux compatibles à l’exemple de Cyberpunk 2077. Cette non-reconnaissance dans le menu indique qu’il y a peu de chances de voir les boutons latéraux des souris un jour paramétrables, ce qui est plutôt dommage.
L’interface de la Switch 2, même combat, mêmes limitations
Parlons de l’interface justement. Nintendo a fait le choix de reconduire intégralement l’interface de la Switch 1 sur sa nouvelle console. Même OS, même numérotation de version, mêmes menus spartiates. L’interface reste efficace, mais très similaire à celle de la Switch 1, donc sans beaucoup de vie ni de caractère, décevant par son manque d’ambition.
Nintendo nous avait habitués à des interfaces pratiques, mais pleines de vie avec notamment celle de la Wii U, de la Wii ou de la 3DS. Ici, la déception reste palpable. Le fait que la Switch 2 se démarque par son interface aurait pu justement d’autant plus la différence de sa prédécesseure.
L’interface Switch 2 souffre toujours des mêmes carences avec l’absence de thèmes personnalisables, une organisation basique de la bibliothèque et peu de personnalité. Nintendo pondère ces choix en expliquant que l’OS est entièrement dédié aux jeux vidéo, le constructeur voulant libérer le plus de RAM possible à consacrer à la puissance de la console, afin que les jeux puissent utiliser un maximum de ressources.

Seulement, un point qui nuisait gravement à l’expérience utilisateur a été modifié ici. L’eShop ne rame plus, les téléchargements n’impactent plus la navigation et les applications système répondent instantanément. Le magasin numérique de Nintendo devient rapide, l’app Nintendo Switch Online également, et ces gains de fluidité rendent l’expérience quotidienne bien plus agréable.
Nintendo travaille enfin son Online
La firme japonaise modernise enfin son approche du jeu en ligne avec des fonctionnalités attendues depuis des années. L’innovation majeure concerne le GameShare, qui permet de jouer à plusieurs en ligne en partageant un jeu possédé par une seule personne.
Nous avons testé cette fonctionnalité qui s’est révélée bien pratique. Plus besoin que chaque joueur possède sa copie pour jouer ensemble en ligne. Il reste maintenant à Nintendo d’étendre la liste de jeux compatibles qui se compte pour l’instant sur les doigts des deux mains.
Vient ensuite la fonction GameChat, chat vocal intégré accessible via le bouton C des nouvelles manettes. Cette fonctionnalité supprime enfin la nécessité de passer par l’application smartphone. Le format d’affichage plutôt étrange adopté manque d’élégance, mais fonctionne tout de même. La fonction offre beaucoup de paramètres et reste très simple à utiliser.

A ce propos, la fonction microphone de la console nous paraissait d’abord anecdotique, mais Nintendo semble avoir mis en avant sa technologie de captation de voix pour une raison bien spécifique. Celle-ci fonctionne vraiment très bien en étant dans le canapé à environ 3 mètres de la télé, même en parlant à un volume sonore relativement bas. Le micro capte très bien la voix, utile pour discuter, mais ouvrant aussi des perspectives intéressantes pour les futurs jeux compatibles.
En ce qui concerne la webcam, elle nécessite malheureusement d’être branchée directement sur la console et non pas sur le dock, ce qui s’avère particulièrement agaçant. Cela défait le côté pratique de la Switch qui consiste à l’enlever du dock pour l’emmener où on veut. Là, il faut débrancher un câble et le rebrancher une fois la console de retour sur le dock.
Que serait une console Nintendo sans rétrocompatibilité ?
Nintendo maîtrise parfaitement la transition générationnelle avec sa rétrocompatibilité. La quasi-totalité des jeux Switch 1 fonctionnent sur Switch 2, souvent avec des améliorations automatiques grâce à la puissance supplémentaire. Cette compatibilité excellente ne se limite pas qu’aux jeux, Nintendo l’étend aussi aux contrôleurs, accessoires et périphériques.
Presque tous les accessoires Switch 1 restent compatibles entre les Joy-Con, le Pro Controller et les manettes rétro. Bien que les premiers Joy-Con ne puissent plus être physiquement attachés et appairés à la console, ils fonctionnent toujours si on les appaire via Bluetooth.
Certains comme Labo ou les étuis de transport, qui étaient conçus autour des dimensions physiques du système original, ne fonctionnent évidemment pas. La Switch 2 ne fonctionne pas non plus avec le dock original, qui est non seulement plus petit, mais manque aussi le ventilateur de refroidissement actif que possède le dock de la Switch 2.
Cette flexibilité évite aux joueurs de tout racheter immédiatement et ça, c’est bon pour le porte-monnaie.
Mario et ses amis entrent dans l’ère de la 4K
Technologiquement parlant, la Switch 2 intègre les dernières technologies de consoles disponibles dans un format étonnamment compact. 4K à 60 Hz en mode docké, 1080p et 120 Hz en mode portable, VRR (en mode portable uniquement), ALLM, HDR : tout est disponible afin de faire rentrer les licences de Nintendo dans l’ère de la très haute définition. Cette débauche technologique impressionne d’autant plus qu’elle tient dans un châssis de la même épaisseur que l’original.
| Caractéristique | Nintendo Switch (2017) | Nintendo Switch 2 (2025) |
|---|---|---|
| **DIMENSIONS ET POIDS** | ||
| Dimensions avec Joy-Con | 102 × 239 × 13 | 116 × 272 × 13 |
| Poids console seule | 297 g | 401 g |
| Poids avec Joy-Con | 398 g | 534 g |
| **ÉCRAN** | ||
| Taille | 6,2 pouces | 7,9 pouces |
| Type | LCD IPS tactile capacitif | LCD tactile capacitif large gamme |
| Résolution | 1280 × 720 (720p) | 1920 × 1080 (1080p) |
| Fréquence de rafraîchissement | 60 Hz | Jusqu'à 120 Hz |
| Support HDR | Non | HDR10 |
| **PROCESSEUR ET PERFORMANCES** | ||
| CPU | NVIDIA Tegra X1 personnalisé | Processeur NVIDIA personnalisé (T239) |
| Architecture CPU | 4 cœurs ARM Cortex-A57 (1 GHz) | 8 cœurs ARM Cortex A78C (1 |
| GPU | Maxwell 256 cœurs CUDA | Ampere avec Ray Tracing |
| Fréquence GPU | 768 MHz docké / 384 MHz portable | Non spécifié officiellement |
| Support DLSS | Non | DLSS 3.0 |
| Support Ray Tracing | Non | Oui |
| **MÉMOIRE ET STOCKAGE** | ||
| RAM | 4 Go LPDDR4-1600 | 12 Go LPDDR5X-7500 |
| Stockage interne | 32 Go eMMC | 256 Go UFS 3.1 |
| Cartes mémoire | microSD/SDHC/SDXC jusqu'à 2 To | microSD Express jusqu'à 2 To |
| **SORTIE VIDÉO** | ||
| Résolution maximale TV | 1920 × 1080 (1080p) 60fps | 3840 × 2160 (4K) 60fps |
| Support haute fréquence TV | Non | 120fps en 1080p/1440p |
| Résolution portable | 1280 × 720 | 1920 × 1080 |
| **CONNECTIVITÉ** | ||
| Wi-Fi | 802.11 a/b/g/n/ac | Wi-Fi 6 |
| Bluetooth | 4.1 | Oui (version non spécifiée) |
| Ports USB | 1 × USB-C (bas) | 2 × USB-C (haut et bas) |
| **AUDIO** | ||
| Sortie audio TV | PCM linéaire 5.1 | PCM linéaire 5.1 |
| Haut-parleurs | Stéréo | Stéréo avec boîtiers hermétiques |
| Microphone intégré | Non | Oui (suppression bruit/écho) |
| **BATTERIE ET AUTONOMIE** | ||
| Capacité batterie | 4310 mAh | 5220 mAh |
| Temps de charge | Environ 3 heures | Environ 3 heures |
| **JOY-CON** | ||
| Fixation | Rail coulissant | Magnétique avec bouton éjection |
| Batterie Joy-Con | 525 mAh | 500 mAh |
| Autonomie Joy-Con | Environ 20 heures | Environ 20 heures |
| Fonctionnalité souris | Non | Capteur optique intégré |
| Vibrations | Vibrations HD | Vibrations HD 2 |
| Communication | Bluetooth | Bluetooth + NFC (Joy-Con droit) |
| **RÉTROCOMPATIBILITÉ** | ||
| Jeux Switch | Natif | Compatible (mise à jour requise pour certains) |
| Cartes de jeu | Nintendo Switch | Nintendo Switch + Nintendo Switch 2 |
| **FONCTIONNALITÉS EXCLUSIVES** | ||
| Support console inclinable | Support basique | Support large 150 degrés |
| Chat vocal intégré | Non | GameChat intégré (jusqu'au 31/03/2026, puis Nintendo Switch Online) |
| Caméra USB-C | Non | Support caméra Nintendo Switch 2 |
| **PRIX DE LANCEMENT** | ||
| Prix console | 299 € / 349 € (OLED) | 469 € |
| Date de sortie | 3 mars 2017 | 5 juin 2025 |
Le passage à la 4K en mode docké et au 1080p en portable change radicalement la donne visuellement parlant. Niveau puissance et donc fluidité et graphiquement parlant, il n’y a aucune commune mesure entre la Switch 1 et la Switch 2. Malgré une DA relativement simple, il est aisé de constater les effets visuels bluffants avec les reflets sur la route ou les mouvements d’eau par exemple.
Comme évoqué précédemment, la console est rétrocompatible et nous permet de redécouvrir dles titres de la Switch 1, parfois étant entièrement retravaillés avec les « Switch 2 Édition », ou profitant tout simplement des performances améliorées de la nouvelle console. Nous avons donc décidé de tester plusieurs titres de la très riche ludothèque de la Switch 1 afin de constater de ces diverses améliorations :
Super Mario Odyssey
Nintendo propose une mise à jour gratuite de Super Mario Odyssey. Si celui-ci ne gagne pas forcément en fluidité puisqu’il tournait déjà à 60 FPS sur Switch 1, la 4K en mode docké fait une différence massive question définition. Les textures deviennent bien plus nettes et un retour sur la version de la première console choque tant les décors semblent flous après avoir testé la MAJ sur la nouvelle console.
The Legend of Zelda Breath of the Wild
La différence est saisissante sur Zelda Breath of the Wild qui profite d’une Switch 2 Édition. Le jeu tourne désormais à 60 FPS verrouillés en 1440p docké (et upscalé en 4K avec le DLSS) et 1080p en portable, contre 30 FPS instables sur Switch originale. La fluidité transforme littéralement l’expérience, particulièrement lors des combats où du feu et des explosions faisaient bien ralentir le jeu sur Switch 1. Même dans les zones les plus exigeantes comme la forêt Korogu, aucun lag ni ralentissement ne vient troubler l’aventure.
Les temps de chargement deviennent quasi instantanés grâce au SSD intégré. Basculer entre les sanctuaires ou voyager rapidement ne génère plus ces attentes frustrantes qui ponctuaient l’aventure auparavant. Voici la version que ce chef-d’œuvre méritait, et la nouvelle console constitue l’excuse parfaite pour se relancer dans l’aventure ou la découvrir.
L’édition Switch 2 est disponible pour 10 euros si vous possédez déjà le jeu, ou gratuitement pour les abonnés Nintendo Switch Online + Pack additionnel.
Pokémon Écarlate et Violet
La plus grande différence concerne probablement les jeux Pokémon Écarlate et Violet. Le titre passe de techniquement intolérable à jouable, même s’il reste graphiquement dépassé de plusieurs générations. Avec cette version Switch 2, l’aliasing disparaît, le tout devient infiniment plus fluide, jusqu’à l’ouverture des menus.
Le pop-in (apparition spontanée, où les Pokémon et autres personnages apparaissent subitement à un endroit où ils n’étaient pas auparavant) reste perturbant, même s’il devient moins agressif que sur Switch 1. Le fait que les changements soient aussi brutaux et que la mise à jour soit gratuite ressemble à une façon de s’excuser de la médiocrité technique dans laquelle le titre est sorti et resté sur Switch 1. À condition de ne pas trop regarder aux graphismes, le jeu devient désormais jouable dans de bonnes conditions.
Cette transformation illustre parfaitement le potentiel de la rétrocompatibilité améliorée. Des jeux bâclés techniquement retrouvent une seconde vie sur Switch 2, révélant parfois des qualités de gameplay masquées par des performances catastrophiques.
Les jeux GameCube font leur grand retour
Une des grandes nouveautés et exclusivités de la Switch 2 concerne l’arrivée des jeux GameCube, à condition de disposer d’un abonnement Nintendo Online + Pack additionnel. Nous avons testé The Legend of Zelda Wind Waker avec un plaisir non dissimulé, ce titre étant pour moi l’un des chefs-d’œuvre absolus de Nintendo.
L’expérience se révèle très proche de l’original, plus que la version HD sur Wii U où la direction artistique avait été retouchée. S’il reste possible de jouer avec n’importe quelle manette, la nostalgie impose d’utiliser la manette GameCube sortie pour l’occasion, qui propose toutes les nouvelles fonctionnalités de la Switch 2.
L’émulation GameCube permet de modifier absolument toutes les commandes tout en sauvegardant les paramètres, ce qui s’avère très intuitif et facile à mettre en place. En quelques secondes, on remet les choses en ordre. Cette flexibilité résout notamment le problème de caméra inversée qui dérangeait certains joueurs sur l’original.
On regrette par contre pour les possesseurs de télé OLED qu’il soit impossible d’enlever l’icône de joueur en haut à gauche, ce qui risque de poser des problèmes de burn-in pour les personnes qui joueraient très souvent aux émulateurs proposés sur Switch 2.
Le prix de la puissance pour l’autonomie
L’autonomie constitue le principal point noir de cette Switch 2. Malgré une batterie 1,2 fois plus grosse que la Switch 1 (4310 mAh) ayant une capacité totale de 5220 mAh, la puissance supplémentaire de la puce Nvidia fait que l’autonomie reste assez similaire entre les deux consoles. La Switch 2 a une autonomie annoncée par Nintendo de 2 à 6 heures selon les paramètres et les jeux.
Nos tests avec une luminosité d’écran et un son à 75 % montrent un peu plus de 2 heures d’autonomie dans Mario Kart World et les triples A les plus gourmands. Certains joueurs semblent déçus de ce chiffre, pourtant il faut mettre celui-ci en perspective notamment avec la puissance accrue de la Switch 2 qui permet de faire tourner Cyberpunk 2077 à 30 FPS en 720p, ce qui reste complètement impossible sur la Switch 1.
Ces chiffres restent cohérents avec la puissance déployée, puisque faire tourner Cyberpunk 2077 en portable nécessite forcément des compromis énergétiques. Pour les mettre en perspective, les autres consoles portables du marché à l’image de la ROG Ally X, qui est disponible à un tarif quasiment deux fois supérieur à la Switch 2, proposent une autonomie moindre sur le titre de CD Projekt Red.
Le jeu Welcome Tour propose lui 3h45 d’autonomie lors de notre test en condition identique, montrant ainsi que la console sera encore une fois la favorite des fans de jeux indépendants.
Notre avis sur la Switch 2

Mission accomplie pour Nintendo ! La Switch 2 améliore tout ce qui était possible de l’être, tout en offrant une puissance bien supérieure. Les ajustements touchent tous les points faibles identifiés sur la précédente génération : la solidité de construction, l’apparence enfantine, les performances, les modes Online et l’eShop. Nintendo livre une console premium qui assume son positionnement tarifaire avec des matériaux et une finition à la hauteur.
L’absence de révolution conceptuelle est facilement compréhensible, Nintendo ne souhaitant pas risquer de casser une formule qui se vend par palettes. La Switch 2 promet ici une base technique solide qui devrait offrir des jeux ambitieux pour les années à venir.
Cette stratégie pragmatique positionne parfaitement la Switch 2 face à ses nouveaux concurrents (ROG Ally, Steam Deck etc.). Nintendo mise sur la simplicité, l’exclusivité logicielle et l’expérience utilisateur tout en proposant un tarif relativement raisonnable pour la catégorie de joueur visée.
Si vous possédez déjà une Switch 1 et que vos jeux actuels vous satisfont, la Switch 2 transformera littéralement votre expérience de jeu. Si vous hésitez à entrer dans l’écosystème Nintendo, c’est le moment idéal pour franchir le pas avec cette version plus aboutie.
Certes, la Switch 2 ne révolutionne pas le jeu vidéo, mais elle perfectionne une formule gagnante avec une exécution technique quasi-irréprochable.
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Nintendo Switch 2
469 €On aime
- Les Joy-Con 2 magnétiques
- Les performances et les dernières technologies
- Rétrocompatibilité exemplaire
- Qualité de construction premium
- Tarif acceptable (pour le niveau de performance offert)
On aime moins
- On aurait aimé une meilleure autonomie
- Interface identique et spartiate
- Écran LCD plutôt qu'OLED
- Pas de VRR en mode docké
- Tarif moins accessible que la première Switch

















































