Chez DJI, on ne change pas une recette qui gagne : on l’améliore. Le Mini 4 Pro reprend donc l’essentiel de ce que proposait le Mini 3 Pro, en le saupoudrant de quelques nouveautés bien vues. Et comme on va le voir, ces apports sont pertinents.
Prix et disponibilité du DJI Mini 4 Pro

Le Mini 4 Pro de DJI est disponible dès à présent en France.
Bonne surprise côté prix : pour une fois, DJI ne suit pas la tendance inflationniste du moment. Mieux encore : à configuration équivalente, le Mini 4 Pro est moins cher que son prédécesseur au lancement avec la radiocommande RC N2 (799 € contre 829 € pour le Mini 3 Pro). Son prix reste stable avec la radiocommande RC 2 (999 €).
Enfin, (1188 € pour le Mini 3 Pro Fly More). Elle comprend la radiocommande RC 2, trois batteries, une station de charge et un sac de transport… mais toujours pas de bloc d’alimentation.
Des améliorations bienvenues
Le design évolue en douceur puisqu’on remarque principalement un changement dans le placement des capteurs d’évitement. Ce n’est pas à des fins esthétiques — même la réorientation des capteurs le fait ressembler à une sympathique grenouille — mais plutôt pour améliorer la détection d’obstacles.
Désormais baptisé ActiveTrack 360, il surveille la totalité des alentours de l’aéronef, ce qui n’était pas le cas avec le Mini 3 Pro, dont les côtés n’étaient que partiellement surveillés. Le Mini 4 Pro embarque une LED torche destinée à la prise de vue nocturne. Elle ne sera pas vraiment utile en France, où le vol de nuit est interdit.
Autre petit changement qui a son importance, les feux de signalisation passent sur les bras arrière afin d’être plus visibles lors d’un vol. Enfin, le constructeur a eu pitié des utilisateurs qui galéraient lors de la remise en place du capot de protection de la caméra. Il a été repensé afin d’être installé en quelques secondes et on ne peut que s’en féliciter !
Malheureusement, DJI s’est amusé à complexifier la mise en place du bandeau de maintien des hélices, indispensable pour ne pas bousiller les hélices lors du transport. On vous souhaite bien du plaisir pour réussir à l’installer rapidement…

L’aéronef est bien entendu accompagné d’une radiocommande. Celle de notre exemplaire de test, poétiquement baptisée RC 2, dispose d’un écran tactile. Ce n’est pas le cas du modèle RC N2 : il faudra la connecter à un smartphone après y avoir installé l’application compagnon DJI Fly.
La communication entre l’aéronef et la RC2 utilise le protocole maison OcuSync 4.0, annoncé comme plus stable et performant que l’OcuSync 3.0 utilisé par le Mini 3 Pro. Très bonne idée, à un détail près puisqu’OcuSync 4.0 n’est pas supporté par certains accessoires.
C’est le cas pour les casques FPV Goggles 2 et Integra ainsi que pour l’excellent joystick Motion 2 Controller, tant appréciés des amateurs de sensations fortes. Espérons qu’une mise à jour corrigera cela…
PNC aux portes, armement des toboggans

Avant de décoller, le plus fastidieux reste la charge des batteries de la radiocommande et du drone. Afin de ne pas vous faciliter la vie, DJI ne fournit pas de bloc d’alimentation. Vous devrez donc utiliser celui d’un smartphone ou acquérir celui recommandé par le constructeur.
Charger la télécommande RC 2 ainsi que les trois batteries de l’aéronef s’avère long, trèèèèèès long. Il faut compter respectivement 100 minutes et presque 240 minutes avec la station de charge optionnelle. Bien entendu, le temps varie en fonction de la puissance du bloc d’alimentation utilisé. Mieux vaut donc penser à faire le plein la veille d’une session de vol…
À en croire DJI, une batterie procure 35 minutes de vol au Mini 4 Pro dans des conditions de laboratoire. Dans le monde réel, où le vent existe et où l’on active la captation vidéo, une batterie propose tout de même 25 minutes de navigation avant de tomber à 10 %.
Passé ce seuil, la fonction de retour au point de décollage s’active automatiquement. L’annulation de la procédure reste possible mais déconseillée, l’appareil pouvant alors atterrir à n’importe quel endroit avant d’être à sec. Et de préférence à un endroit inaccessible…

La radiocommande dispose de touches et joysticks réactifs et intelligemment placés. Nous n’avons pas constaté de latence perceptible dans la transmission des commandes de pilotage ni de perturbation du retour vidéo.
Le Mini 4 Pro propose trois modes de vol : Normal, Ciné et Sport. Les deux premiers permettent d’atteindre une vitesse maximale théorique de 12 m/sec (43,2 km/h). Sans surprise, Ciné privilégie la fluidité des mouvements afin d’obtenir un rendu vidéo agréable. La détection d’obstacle surveille ce qui se passe à l’avant, à l’arrière, en dessous et sur les côtés de l’aéronef. Malgré nos multiples tentatives, nous n’avons pas réussi à le prendre en défaut.
Le mode sport autorise une vitesse théorique maximale de 16 m/sec (57,6 km/h). Pour cela, il désactive les capteurs d’évitement au profit de la nervosité de pilotage : attention lorsqu’il est utilisé !
Des capacités photo & vidéo impressionnantes
Le Mini 4 Pro embarque une caméra équipée d’un capteur de 48 Mpxl (1/1,3’’) et d’un objectif 24 mm ouvrant à f/1,7. Sa nacelle est stabilisée sur trois axes (inclinaison -135 à 80° ; roulis -135 à 45° ; panotage -30° à 30°) et effectue un superbe boulot, même en présence d’un vent moyen.
La captation vidéo monte à 4K 60 im/s avec un débit binaire maxi de 150 Mb/s. Il est également possible de réaliser de beaux ralentis en 4K 100 im/s (200 im/s en Full HD). Au besoin, on peut basculer instantanément la caméra du format paysage au portrait afin de produire des séquences adaptées aux réseaux sociaux.
La création de MasterShot est entièrement automatique, mais l’utilisateur peutr choisir sa longueur, le rytme du montage et la musique © Marc Mitrani pour Presse-citron
L’enregistrement des séquences et photos s’effectue sur une carte micro SD à insérer dans l’emplacement prévu. On veillera à en choisir une assez rapide pour supporter le débit d’enregistrement, notamment en 4K. Vous avez oublié la carte mémoire ? Pas de panique, tout n’est pas complètement perdu puisque le drone dispose d’une petite mémoire de stockage (2 Go). Ce n’est pas grand-chose, mais ca peut être utile !
Le Mini 4 Pro dispose d’ActiveTrack 360, une technologie de suivi de sujet en mouvement particulièrement réussie. Après avoir indiqué à l’écran le sujet à suivre, le pilote pourra créer des mouvements de caméra sophistiqués à l’aide d’une interface tactile intuitive se composant de deux cercles concentriques et d’un point central symbolisant l’objet à suivre.
Le positionnement de l’aéronef par rapport au sujet en mouvement s’effectue en effleurant n’importe quel point situé entre les deux cercles. Il suffit ensuite de dessiner un segment courbe à l’aide d’un doigt pour indiquer le déplacement souhaité relativement à l’objet suivi. Le drone s’y rend en suivant la trajectoire dessinée. Aussi impressionnant qu’efficace, ActiveTrack 360 autorise la création de magnifiques plans en toute simplicité tout en conservant actif l’évitement d’obstacles.

Même si le concept existe depuis un sacré bout de temps, les WayPoints font leur première apparition dans un produit de cette catégorie. Ils autorisent la création d’un itinéraire passant par des points définis par le pilote. Cela peut se faire lors d’un vol préliminaire ou en posant des repères sur la carte affichée par la radiocommande (ou le smartphone). Le trajet ainsi défini pourra être reparcouru à l’identique, le pilote pouvant alors se concentrer sur l’enregistrement vidéo plutôt que sur le pilotage.

Ces deux nouveautés s’ajoutent aux modes de prise de vue automatiques déjà existants. Citons par exemple les QuickShots capables de produire des séquences spectaculaires (on adore le mode astéroïde). Bon point aussi pour MasterShot qui génère des séquences vidéo centrées sur un objet pointé à l’écran et effectue le montage en fonction du mood choisi par le pilote.
Dans le genre spectaculaire, les QuickShots ne sont pas les derniers. Ici, nous avons sélection “Astéroïde”. Etonnant, non? © Marc Mitrani pour Presse-citron


L’aspect photographique ne démérite pas non plus. En plus des photos habituelles, on peut produire d’impressionnantes vues panoramiques ou en ultra-grand angle. L’appareil shoote alors un ensemble d’imager qu’il assemble automatiquement.
DJI Mini 4 Pro : l’avis de Presse-citron
Le Mini 4 Pro est une évolution pertinent du Mini 3 Pro, déjà fort réussi. On apprécie l’amélioration de l’évitement d’obstacles et l’apparition de nouvelles fonctions de pilotage (WayPoints et ActiveTrack 360). L’autonomie est très correcte pour un drone de ce poids (249 grammes) et l’on passera d’agréables moments à piloter ce sympathique aéronef.
L’enregistrement vidéo s’avère excellent, les débutants comme les amateurs aguerris y trouveront leur bonheur. Bref, une jolie réussite dont le prix reste stable.
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Que du bonheur DJI mini pro 4 avec goggles 2 integra ! Je le recommande vivement , même aux débutants