DJI a toujours été un constructeur prolifique. Quelques semaines seulement après avoir levé le voile sur son nouveau drone FPV, la marque est donc de retour avec une caméra d’action polyvalente : la DJI Osmo Action 3. Une caméra qui s’adresse aux sportifs de l’extrême, mais pas seulement.
C’est en tout cas ce constat qui s’est imposé à nous après deux semaines intensives passées en sa compagnie.
La DJI Osmo Action 3 au meilleur prix
La DJI Osmo Action 3 est proposée en deux packs. Le moins cher vous reviendra à 359 € et la caméra est disponible chez tous les revendeurs habituels. Voici cependant les meilleurs prix du marché.

Deux packs au choix pour la DJI Osmo Action 3, avec des tarifs serrés
DJI a toujours à coeur de rendre ses produits les plus accessibles possible. C’est en partie pour cette raison que le constructeur a pris l’habitude de décliner ses produits en plusieurs packs.
L’Osmo Action 3 s’inscrit pleinement dans cette stratégie. Deux packs sont donc proposés aux créateurs. Le bundle standard inclut la caméra, une batterie Osmo Action 3 Extreme, le cadre de protection horizontal-vertical Osmo Action 3, le support d’adaptateur à démontage rapide et la base adhésive plate. L’ensemble est proposé au prix de 359 €.
Le second bundle, baptisé Adventure Combo, va plus loin. En plus de la caméra, il regroupe en effet trois batteries Osmo Action 3 Extreme et leur support de charge, le cadre de protection horizontal-vertical, deux supports adaptateurs à ouverture rapides et une base adhésive plate. Cette fois pour un prix calé à 459 €, soit 100 € de plus que le pack de base.
DJI se montre donc très agressif. Histoire de mettre ces tarifs en perspective, la GoPro HERO11 Black est actuellement proposée à 449,98 € dans son bundle le plus sommaire, et avec une réduction conséquente. En temps normal, son prix atteint en effet les 599,98 €. Le pack avec accessoires est un peu plus cher. Il est actuellement fixé à 499,98 € avec une réduction en cours. Le reste du temps, il est proposé à 709,94 €.

Une action cam qui a du magnétisme
La DJI Osmo Action 3 marque une belle rupture dans la gamme. Exit en effet le boîtier carré, la marque aux trois lettres est revenue aux fondamentaux avec un boîtier au look plus conventionnel. Un boîtier moins compact, mais qui a un avantage certain par rapport au modèle précédent : deux écrans placés de chaque côté de la caméra.
Ces écrans participent pour beaucoup à sa polyvalence. Ils vous permettront de vous filmer sans avoir besoin de l’accrocher à un second boîtier. Vous gagnerez donc en agilité.
Si la caméra est naturellement durcie, il sera possible de la protéger encore un peu plus en la glissant dans son cadre de protection. Un cadre présent dans les deux bundles commercialisés par DJI. Et attention, car ce dernier revêt une importance toute particulière. S’il protégera votre caméra, il vous permettra aussi de la monter à l’horizontale ou à la verticale sur ses supports de fixation. Il est en effet équipé d’une attache supplémentaire placée sur le côté de sa structure.

Une attache magnétique par ailleurs. Plus besoin de tournevis, pour fixer la caméra sur un de ses supports, il suffira de l’en approcher. Les aimants intégrés à son boîtier se chargeront du reste. Et que les moins téméraires se rassurent, les nouveaux supports de DJI sont équipés de deux languettes de protection. Une fois la caméra accrochée, elle ne bougera pas. Pas tant que vous n’appuierez pas conjointement sur les deux boutons placés de chaque côté du support, en tout cas.
En plus de ces deux écrans et de l’attache magnétique, la DJI Osmo Action 3 embarque une optique placée sous une vitre de protection et deux boutons. Le premier, placé sur son épaule, servira à lancer les enregistrements. Le second, intégré au côté gauche, aura deux fonctions : allumer ou éteindre la caméra et basculer de la photo à la vidéo.
Et le reste, alors ? Le bundle qui nous a été envoyé par DJI est le plus complet. Il regroupe donc, en plus de la caméra et de son câble de chargement :
- trois batteries Osmo Action 3 Extreme ;
- le boîtier de charge des batteries ;
- le cadre de protection horizontal-vertical ;
- deux supports adaptateurs à ouverture rapides ;
- une base adhésive plate ;
- une poignée InvisiStick ;

Peu de choses à dire sur les supports adaptateurs et sur la base adhésive plate. Vous connaissez déjà ces accessoires. Il en va en revanche tout autrement du boîtier de charge des batteries. Un boîtier qui rappelle bien entendu ce que propose le constructeur avec le très bon DJI Mic. Concrètement, donc, l’accessoire se présente sous la forme d’une boîte d’AirPods au format XXL. Une boîte dans laquelle vous pourrez glisser les trois batteries vendues dans le pack… pour les recharger en même temps. Vraiment futé, le gain de temps est appréciable. Et en prime, vous aurez des LED en façade pour vous permettre de visualiser l’état de leur charge.
D’autant que chacune de ces batteries offre une capacité de 1 770 mAh. Ce qui permettra à la DJI Osmo Action 3 de filmer pendant 160 minutes sans interruption. Soit un total de 480 minutes, ce qui donne environ 8 heures. Et si ce n’est pas suffisant, alors sachez que les batteries Osmo Action 3 Extreme supportent la charge rapide. Une première pour la gamme ! Elles n’auront besoin que de 18 minutes pour passer de 0 à 80 % et de 50 minutes pour faire le 0 à 100 %. Vous pourrez donc les recharger pendant que vous filmez.
L’InvisiStick, de son côté, intéressera les plus sportifs d’entre vous. En mode selfies, la caméra sera en effet capable de le reconnaître et de le rendre invisible, comme si elle flottait devant vous.

La DJI Osmo Action 3, une caméra construite pour durer
Dans “action cam”, le terme à retenir, c’est bien entendu “action”. Si ces caméras doivent être capables de capturer de belles images, elles doivent aussi être en mesure de résister aux aléas du tournage.
DJI a donc renforcé l’Osmo Action 3 afin de la rendre résistante aux chutes et aux chocs. Entre son boîtier durci et son verre traité au Gorilla Glass, la petite caméra sera donc en mesure de résister à des chutes d’un mètre et demi. Du moins en théorie. Dans les faits, bien sûr, tout dépendra de la dureté du sol et de l’angle de la chute.
Autre point intéressant, la résistance à l’eau et à la pression. DJI a été assez loin. La caméra est en effet étanche et elle pourra descendre à 16 mètres de profondeur sans boîtier supplémentaire. Et pour aller plus loin, vous pourrez bien entendu acquérir le boîtier étanche vendu en option aux côtés des autres accessoires officiels.
Et si vous êtes du genre à aimer le grand nord, alors sachez que la caméra pourra fonctionner dans une belle plage de température, des températures comprises entre -20°C et 45°C. Ce qui fera sans doute sourire nos amis québécois.

Parlons un peu technique
Mais vous vous en doutez, DJI n’a pas uniquement travaillé sur le design et le format de sa caméra. L’Osmo Action 3 va également plus loin sur le plan technique.
Elle s’appuie ainsi sur un capteur CMOS de 1/1.7 pouce de 12 millions de pixels. Un capteur couronné d’une optique ouvrant à f/2.8 et proposant un champ de vision de 155° en mode Ultra Large. La sensibilité est comprise entre 100 et 12800 ISO avec une vitesse d’obturation comprise entre 1/8000 seconde et une seconde en vidéo. En photo, on pourra monter à 30 secondes pour capturer des poses longues.
En photo, la caméra aura le choix entre deux formats : le 4:3 avec des images en 4000 x 3000 ou le 16:9 avec des images en 4000:2250. Vous aurez le choix entre le JPEG et le RAW.

Mais c’est surtout sur la vidéo qu’elle s’illustre. La Osmo Action 3 peut filmer en 4K à 120 images par seconde en 16:9, ou en 4K à 60 images par seconde en 4:3. Avec un avantage évident : la possibilité de réaliser de beaux ralentis. Il sera d’ailleurs possible de basculer directement sur le mode du même nom, un mode qui permettra à la caméra de ralentir la vitesse des séquences de 4 fois en 4K et en 2,7K et de 8x en 1080p. Les puristes préfèreront sans doute se tourner vers leur logiciel de prédilection, bien sûr, mais les amateurs y trouveront largement leur compte.
Voici un aperçu de tous les formats proposés par la caméra, pour les enregistrements standards :
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4K (4 :3) : 4 096 x 3 072 à 24/25/30/48/50/60 ips
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4K (16 :9) : 3 840 x 2 160 à 100/120 ips
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4K (16 :9) : 3 840 x 2 160 à 24/25/30/48/50/60 ips
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2,7K (4 :3) : 2 688 x 2 016 à 24/25/30/48/50/60 ips
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2,7K (16 :9) : 2 688 x 1 512 à 100/120 ips
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2,7K (16 :9) : 2 688 x 1 512 à 24/25/30/48/50/60 ips
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1 080p (16 :9) : 1 920×1 080 à 100/120/200/240 ips
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1 080p (16 :9) : 1 920 x 1 080 à 24/25/30/48/50/60 ips
Et cette fois pour les modes ralenti :
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4K : 4x (120 ips)
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2,7K : 4x (120 ips)
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1 080p : 8x (240 ips), 4x (120 ips)

DJI propose aussi plusieurs options pour changer le niveau de zoom ou encore le champ de vision. Sans oublier le nerf de la guerre pour ces petites caméras d’action : la stabilisation.
RockSteady passe en effet en version 3.0. Je n’ai pas eu l’occasion de tester les deux versions précédentes, mais j’avoue avoir été particulièrement impressionné par le résultat obtenu. La caméra est capable de supprimer la plupart des tremblements, même lorsqu’elle est utilisée dans des conditions compliquées. Il sera aussi possible de se tourner vers deux modes pour bloquer l’horizon : HorizonBalancing et HorizonSteady. Je n’en ai cependant jamais eu besoin dans mes usages.
On appréciera également d’avoir le choix entre deux profils colorimétriques : le mode normal, qui produit des couleurs un poil trop saturées, et le fameux mode D-Cinelike. Avec une déception en revanche. Ce dernier ne dépassera pas les 8-bits. Un choix incompréhensible quand on sait que le DJI Mini 3 Pro peut filmer en 10-bits dans ce format.

Et l’image alors ?
En vidéo, la DJI Osmo Action 3 offre un rendu assez correct dans l’ensemble. La dynamique reste en revanche perfectible. Dans des conditions lumineuses normales, la caméra arrivera à récupérer pas mal de détails dans les ombres et les hautes lumières. Elle aura cependant plus de mal sur des scènes complexes comme des contre-jours. Les blancs brûleront très vite.
Le piqué est passable, de même pour la mise au point. Attention ici par contre, car il sera préférable de rester assez éloigné de son sujet, ce qui ne surprend pas vraiment compte tenu du positionnement du produit. Il faudra également se méfier de la nuit. En basse luminosité, des artefacts apparaîtront très vite. La faute à la taille du capteur. L’image sera donc plus granuleuse, et difficilement exploitable.
La colorimétrie est assez neutre. Le format de base est plutôt efficace et il suffira à la plupart des utilisateurs. Mais si vous voulez aller un peu plus loin, il sera toujours possible de basculer sur le D-CINELIKE.
Le D-CINELIKE fait partie des formats flat. Sans aller aussi loin qu’un S-LOG3 ou un V-LOG, il offre plus de latitudes pour l’étalonnage. Entendez par là qu’il se retravaille plus facilement dans des logiciels spécialisés comme Final Cut, Premiere Pro ou Da Vinci.
L’avantage est évident. En filmant en D-CINELIKE, vous pourrez produire des séquences plus léchées, avec un rendu un peu plus cinématographique. Une belle flexibilité au programme, donc.
La stabilisation se montre très efficace. Suffisamment en tout cas pour vous épargner de longues heures en post production.

En photo, on sera bien entendu loin d’égaler notre bon vieux boîtier ou même notre smartphone, mais la DJI Osmo Action 3 pourra tout de même générer des images de qualité. Il faudra en revanche faire attention, une fois encore, à la distance de mise au point.

Et pour le son ?
On l’oublie souvent, mais en vidéo, l’image n’est qu’une partie du problème. Le son joue en effet un rôle capital. Et à choisir, il vaudra mieux une image passable et un son clair et audible plutôt que l’inverse. Du moins lorsqu’on doit produire des vidéos où la voix joue un rôle capital, ce qui n’est pas toujours le cas des caméras d’action.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle beaucoup de constructeurs n’accordent que trop peu d’importance à ce chapitre. Fort heureusement, DJI n’est pas tombé dans ce piège.
La DJI Osmo Action 3 embarque un microphone placé au niveau de la base de la caméra, un microphone qui est couplé à un système de réduction du bruit ambiant. La caméra sera donc capable de nettoyer sa piste audio avant que vous n’importiez vos vidéos dans votre logiciel de montage. Et en toute franchise, le résultat m’a beaucoup surpris. Dans le bon sens du terme. Le son reste audible et il ne sera pas forcément nécessaire de (beaucoup) le retravailler derrière.

C’est une bonne chose, mais ce n’est pas ce qui fait la force de ce produit. Pour moi, son principal atout vient du fait que DJI raisonne en termes d’écosystème. Les produits de la marque sont en effet conçus pour fonctionner ensemble.
Et justement, vous aurez la possibilité de connecter l’Osmo Action 3… au DJI Mic. Avec en prime une distance de transmission de 250 mètres. Un détail loin d’être anodin. Lors de notre test, le DJI Mic nous avait fortement impressionnés par la qualité de son rendu sonore.
Un choix intelligent de la part de la marque, donc. Grâce au DJI Mic, l’Osmo Action 3 gagnera en flexibilité et en polyvalence. Elle pourra bien entendu être utilisée comme une caméra d’action, mais elle pourra aussi trouver sa place dans des productions plus traditionnelles. Comme des vlogs, par exemple.
Pour vous donner une idée plus précise de ce dont est capable la DJI Osmo Action 3, j’ai tourné en une heure ce petit vlog sans prétention.
Et puis il y a l’application
Pour accompagner la DJI Osmo Action 3, vous pourrez compter sur une application développée spécialement par la marque. Une application disponible à la fois sur iOS et Android.
Une fois la caméra connectée à votre smartphone, vous pourrez récupérer son retour vidéo et la contrôler tranquillement à distance. Mieux encore, vous pourrez même basculer entre les différents modes proposés, comme le mode timelapse, le mode ralenti, le mode photo, le mode vidéo ou encore le mode diffusion en direct. Et tous les réglages habituels seront bien entendu disponibles. Il sera notamment possible de changer la définition ou le nombre d’images par seconde sans toucher la caméra. Même les options relatives au champ de vision ou à la balance des blancs resteront disponibles. De même pour le système de stabilisation ou le mode de couleur.
Cette application participe pour beaucoup à la flexibilité de la caméra. Une flexibilité qui s’étend aussi à nos PC. Lorsque l’Action 3 est branchée à un ordinateur, la caméra vous laisse en effet le choix entre plusieurs options. Le transfert de fichiers, bien sûr, mais aussi… la possibilité d’utiliser la caméra comme une webcam.
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