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Test du Xperia 1 II : tout le savoir-faire de Sony dans un téléphone

Salué pour son savoir-faire en matière de photographie et d’audio, Sony peine à convaincre sur la marché des smartphones, malgré de très bons modèles. Cette année, le nippon repart à la conquête de ses clients avec le Xperia 1 II (Mark Two) , un smartphone promettant une expérience multimédia et photographique incomparable.

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test sony xperia 1 ii
© Presse-citron

Alors qu’on ne l’a plus vu dans le top des meilleurs constructeurs de smartphones depuis des années, Sony ne s’avoue pas vaincu. S’il s’était égaré durant quelques années, le géant nippon semble avoir retrouvé sa voie en se recentrant sur ce qu’il savait faire de mieux : de la création de contenu.

Avec le Xperia 1 II, le concept est à son paroxysme. Pensé pour les photographes, vidéastes et amateurs de multimédia, sa nature première, à savoir être un téléphone, passerait presque en second plan. Car le nouveau protégé de Sony est présenté comme le premier produit de la gamme d’appareils photo Alpha, connue et reconnue par les photographes et vidéastes.

Au passage, il embarque le meilleur de la technologie audio de Sony et intègre un écran 4K au format 21:9 aux allures de cinéma de poche. Oui, le Xperia 1 II a tout d’un ovni sur un marché des smartphones assez convenu. Le nippon prend-il trop de risques en se démarquant ? Le Xperia 1 II tient-il ses promesses ? Je l’ai testé pendant plusieurs jours.

Design et écran

Vous ne serez pas surpris d’apprendre qu’une fois de plus Sony ne fait rien comme les autres. Le Xperia 1 II s’inscrit dans la continuité de la gamme et brille avant tout par son élégance. Il porte sa plus belle robe certifiée IP65 et IP68 (noire ou verte selon le modèle) et se distingue par sa taille fine. Car Sony opte une fois encore pour un format 21:9 très vertical, un écran de 6,5 pouces et des dimensions (166 × 72 × 7,9 mm) peu communes. Bien que recouvert d’une couche de verre de protection Gorilla 6 de Corning, il reste léger (181 g).

test sony xperia 1 ii design

© Presse-citron

Cette année, Sony mise sur des coins arrondis et des bordures anguleuses. Au dos, on trouve le module photo dans le coin supérieur gauche et le logo Sony au centre. Sur la bordure inférieure est logé l’USB-C, à gauche le slot pour nanoSIM et carte microSDXC. Sony ressuscite le jack 3,5 mm (logé sur la bordure supérieure) et intègre, en plus des boutons de volume et d’alimentation (qui fait aussi office de lecteur d’empreintes), un bouton physique dédié à la photographie et rien qu’à cela (personnalisation impossible).

Décidé à se démarquer, Sony n’intègre ni poinçon, ni encoche, ni aucune autre technologie incroyable et magique. Le japonais entoure son écran de deux bordures accueillant chacune un haut-parleur frontal qui se confondent avec les arêtes de l’appareil. L’épaisseur de la bordure supérieure ne pose pas de problème non plus pour accueillir le capteur frontal.

test sony xperia 1 ii interface

© Presse-citron

Au même titre que son prédécesseur le Xperia 1 II se distingue par son élégance et son charme. Aussi, je l’imagine bien entre les mains de ce cher James Bond dans le prochain film de la saga. De plus Sony casse les codes et mélange modernité et anciens standards. Dans ce flot de smartphones tous plus ou moins similaires, ce Xperia 1 II tire clairement son épingle du jeu.

Écran 4K mais 60 Hz

Pour s’imposer comme la référence multimédia, Sony équipe le Xperia 1 II d’un écran OLED au format 21:9 (Cinemawide) avec une définition 4K (3840 x 1644 pixels) compatible HDR 10, le tout avec une couverture à 100% du spectre DCI-P3. Fabuleux non ? Pas vraiment. Sur son site officiel, le japonais indique (dans une petite astéristique fort discrète) que « la définition d’écran est susceptible de varier selon le format du contenu ». Merci d’avoir prévenu.

La plupart du temps vous ne jouirez pas vraiment de la définition 4K, Sony ayant opté pour une définition adaptative : la qualité d’image varie selon le contenu visionné. Une bonne chose pour économiser la batterie, pas pour le plaisir des yeux. Aussi vous devrez vous contenter d’une définition Full HD (2560 x 1096 pixels) pour la majorité de vos usages.

test sony xperia 1 ii ecran

Vous l’aurez compris, le pari de Sony est ici de proposer la meilleure expérience cinéma en combinant 4K et HDR 10. Mais là encore, ça coince, la faute à l’absence de variété dans les contenus compatibles. Seul Youtube propose des vidéos compatibles 4K HDR 10, Netflix et consorts estimant qu’une définition Full HD est bien suffisante sur un écran de smartphone.

Autre problème : le format 21:9. S’il s’agit du format adopté pour le grand écran (pas la petite lucarne), les contenus disponibles sur smartphones sont ré-adaptés pour des écrans 16:9. Tous les services de streaming diffusent donc dans ce format, aussi vous aurez la joie de voir votre vidéo entourée de large bandes noires. Et si vous souhaitez ajuster le contenu au format 21:9, le rognage est tel qu’une bonne partie de l’image n’est plus visible.

Ces défauts sont d’autant plus frustrants que Sony a mis le paquet sur la qualité d’image. Il offre même la possibilité de choisir entre deux modes d’affichage. Le premier reprend les standards des dalles Bravia (autrement dit une qualité remarquable), le second (mode créateur) affiche les contenus tels que les réalisateurs les ont imaginés. Les fans de cinéma apprécieront.

Enfin, je note que le taux de rafraîchissement est de 60 Hz à l’heure où la concurrence peut monter jusqu’à 120 Hz. J’aurais préféré une dalle QHD plutôt que 4K avec un taux de rafraîchissement plus élevé. Sur un format 21:9 très vertical, un peu plus de fluidité aurait été appréciable.

Audio

Sony équipe le Xperia 1 II du meilleur de ses technologies audio. Au programme, deux haut-parleurs stéréo certifiés Hi-Res, une compatibilité Dolby Atmos (HP et casques) et le DSEE Ultimate, une technologie permettant de transformer un flux standard de 44 KHz vers du 192 KHz. Enfin avec 360 Reality Audio, le nippon promet une diffusion du son à 360° reproduisant l’ambiance d’une salle de spectacle. Intéressante sur le papier, cette fonctionnalité ne fonctionne qu’avec les contenus compatibles, uniquement disponibles sur Tidal et Deezer.

Malgré cet arsenal technologique la qualité du son délivré par les haut-parleurs ne soulève pas les foules même si elle reste très bonne. Si les aigus et les médiums sont corrects, Sony ne fait pas de miracle sur le traitement des basses. Peut-on lui en vouloir ? Pas vraiment, le problème des basses étant étroitement lié à la petite caisse de résonance de tout smartphone. Malin, le japonais intègre un système de vibrations dynamiques qui se synchronisent avec le contenu diffusé afin de renforcer l’immersion. Efficace pour les vidéos et le jeu, cette technologie ne change rien à l’expérience musicale. Malgré ces petites faiblesses, rendons à César ce qui appartient à César : le Xperia 1 II offre une expérience multimédia immersive de qualité.

Les mélomanes en auront aussi pour leur compte. Première bonne nouvelle, le jack 3,5 mm fait son grand retour. Capable de décoder de l’audio 24-bit/192 Khz, il autorise donc les amateurs de musique à utiliser leurs casques très haut de gamme à leur meilleur niveau. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Sony offre trois mois d’abonnement à Tidal HiFi (normalement facturé 20 euros par mois) pour profiter de contenus en haute définition.

Vous avez un casque sans fil ? Préparez-vous aussi à passer d’agréables moments puisque le Xperia 1 II prend en charge une flopée de codecs : SBC, AAC, aptX, aptX HD, aptX Adaptative, aptX TWS+ et LDAC. Et si vous faites partie des plus exigeants, sachez que Sony propose un égaliseur complet avec des réglages sur 30 niveaux.

Vous l’aurez compris, difficile de trouver un smartphone plus complet sur le terrain de l’audio à l’heure actuelle. Même le Mi 10 Pro de Xiaomi, référence en la matière jusqu’à maintenant, est battu.

Performances et interface

Comme tout bon smartphone premium, le Xperia 1 II embarque la puce Snapdragon 865 de Qualcomm couplée à 8 Go de RAM et 256 Go de stockage. Photographie oblige, la mémoire peut s’étendre jusqu’à 1 To grâce à une carte microSDXC. Comme tous les modèles très haut de gamme, le Xperia 1 II affiche donc d’excellentes performances.

test sony xperia 1 ii benchmarks

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Réseaux sociaux, navigation web, services de messageries, applications de productivité, le dernier né de Sony enchaine les tâches sans jamais broncher. Il se montre également très réactif sur les programmes plus gourmands en ressources comme les applis de retouche photo ou de montage vidéo.

test sony xperia 1 ii gaming

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Côté gaming, Sony met le paquet. Tous les jeux 3D du moment tournent avec la configuration graphique la plus élevée. Le nippon a même signé un partenariat pour intégrer des versions de Call of Duty Mobile, Asphalt 9, Fortnite et Arena of Valor optimisées pour son écran 21:9. Par ailleurs, un mode jeu booste les performances et/ou l’autonomie et permet de streamer ses parties directement depuis le smartphone. Enfin, les licence sus-nommées sont compatibles à 100% avec la manette de la PS4. Cerise sur le gâteau, le Xperia 1 II ne monte jamais en température, même après de longues sessions de jeu.

Android (presque) pur

Comme à son habitude, Sony mise sur une version presque pure d’Android 10. Les habitués de l’OS de Google retrouveront donc vite leurs repères. Pas de fioritures, le nippon joue la carte du minimalisme et adopte donc les derniers standards dont le désormais indispensable mode sombre. Le format 21:9 n’étant pas des plus simples à appréhender, l’interface permet d’accéder aux menus placés aux extrémités (barre de notifications, tiroir d’applications) depuis n’importe quel endroit de l’écran.

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Je le disais plus haut, le Xperia 1 II embarque une version « presque » pure. Le « presque » a toute son importance puisque Sony agrémente le logiciel de quelques fonctionnalités et applications maison. D’abord, un tiroir latéral donne un accès rapide à vos applications favorites et permet d’activer le multi-fenêtrage. L’optimiseur de jeu, lui, ajuste les performances et permet de filtrer les notifications pour ne jamais être dérangé pendant une partie. Mais les deux applications phares de ce nouveau modèle sont Photo Pro et Camera Pro qui proposent une expérience photographique et vidéo de niveau professionnel (j’y reviendrai dans la partie consacrée à l’appareil photo).

Autonomie et recharge

Depuis quelques années, Sony a bien du mal à hisser ses smartphones dans le top des modèles les plus endurants. Si le Xperia 1 II n’atteint toujours pas les sommets, il parvient tout de même à se positionner dans la moyenne haute. Sa batterie de 4000 mAh, l’optimisation logicielle et le choix d’un affichage 4K dynamique contribuent à ces performances correctes. Comptez une journée et demie pour une utilisation polyvalente et jusqu’à deux jours si vous ne forcez pas trop sur les usages gourmands (jeu, photo, vidéo). On en attend tout de même plus d’un smartphone commercialisé à 1200 euros.

test sony xperia 1 ii autonomie

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Le système de recharge ne vous consolera pas. Sony fournit un chargeur de 18 W seulement, quand la concurrence peut monter jusqu’à 30 voire 45 W. Sans surprise, le temps de recharge est décevant : comptez près de deux heures pour un charge complète. Pire, Sony passe à côté de la fameuse statistique 50% en 30 minutes. Ici, vous atteindrez en moyenne les 40%. Difficilement acceptable pour un smartphone vendu à ce prix. À titre de comparaison le Find X 2 Pro d’Oppo se recharge complètement en 40 minutes !

Compatible avec la recharge sans fil, le Xperia 1 II intègre également la technologie Xperia Adaptive Charging qui allonge la durée de vie de la batterie en réduisant le stress des cellules. Une petite consolation pour celles et ceux qui conservent leur smartphone plus de 20 mois (moyenne française).

Appareil photo

Bien qu’il conçoive la majorité des capteurs photo de smartphones, Sony a longtemps éprouvé des difficultés à se classer parmi les meilleurs photophones du marché. Avec le Xperia 1 II, le géant nippon met donc à profit toute son expertise matérielle et s’associe à Zeiss pour intégrer un quadruple module composé de :

  • un grand angle : objectif 24 mm (f/1,7) ; capteur de 12 mégapixels (1/1,7’’) ; Dual Pixel PDAF, stabilisation optique
  • un ultra grand-angle : objectif 16 mm (f/2,2), champ de vision de 124° ; capteur de 12 mégapixels (1/2,55’’) ; Dual Pixel PDAF
  • un téléobjectif : 70 mm (f/2,4) ; capteur de 12 mégapixels (1/3,4’’, photosite de 1 µm)
  • un TOF 3D de 0,3 mégapixel
test sony xperia 1 ii qualite photo

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Pour tirer son épingle du jeu, la branche mobilité de Sony s’est associée aux ingénieurs travaillant sur les appareil photo Alpha 7 et 9, reconnus par les professionnels de la photographie. D’ailleurs, le japonais positionne le Xperia 1 II comme la base de la gamme Alpha, c’est dire !

Les développeurs se sont donc centrés sur trois critères : la vitesse de l’Alpha 9, la sensibilité de l’Alpha 7s et la résolution de l’Alpha 7r. Au chapitre de la vitesse, le Xperia 1 II peut ajuster la mise au point et l’exposition automatiquement 60 fois par seconde et shooter en rafale jusqu’à 20 fois par seconde. Le tout avec un autofocus continu et la technologie Eye autofocus qui suit les yeux des êtres humains et des animaux. Voilà pour les chiffres et données techniques. Qu’en est-il à l’usage ?

test sony xperia 1 ii modules photo

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Globalement, le Xperia 1 II est un très bon photophone. Néanmoins, il peut parfois se montrer frustrant. Aussi je commencerai par ce qui fâche. D’abord, l’utilisation de l’appareil photo passe par deux applications. La première, classique, donne accès à une interface que vous connaissez bien et permet de shooter en mode automatique avec le grand-angle, l’ultra grand-angle et le téléobjectif. Première frustration : le Xperia 1 II n’intègre pas de mode nuit ni de mode portrait. Pour obtenir un portrait, vous devrez utiliser le même outil que pour ajouter un flou d’arrière-plan sur un objet. Pas de traitement spécifique pour les humains donc, et cela se voit sur les clichés finaux.

Portrait

La seconde application, baptisée Photo Pro, donne accès à une interface inspirée de celle des appareils photo Alpha. Si elle ne brille pas par son ergonomie, elle donne accès à une multitude paramètres que les professionnels de la photo (ainsi que les passionnés) connaissent bien. En revanche, celles et ceux qui n’ont aucune notion technique en photographie risquent de s’arracher les cheveux. Peut-on le reprocher à Sony ? Pas vraiment, le constructeur assumant complètement son positionnement : le Xperia 1 II est un smartphone pour les photographes. Encore faudrait-il que l’ensemble soit cohérent. Par exemple, le format RAW n’est pas disponible, un comble. Sony promet que la prochaine mise à jour corrigera ce manque, mais tout de même « ça la fout mal ».

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Le choix de capteurs de 12 mégapixels présente aussi quelques limites. Même si les mégapixels ne font pas tout, ils participent à la qualité des clichés. Si le Xperia 1 II se montre particulièrement efficace de jour avec une excellente plage dynamique et un très bon piqué, les 12 mégapixels se font sentir dès que la lumière manque. On a beau jongler avec les différents paramètres du mode pro, le résultat de nuit n’atteint pas celui de la concurrence (même s’il reste bon). Même constat avec l’ultra grand-angle et le téléobjectif qui, bien que très corrects, ne rivalisent pas avec les meilleurs du marché. En revanche, les ingénieurs ont réussi à conserver un rendu similaire entre les différents modes de prise de vue, un bon point.

Parmi les points forts, je soulignerai l’autofocus particulièrement rapide. Si la fonction Eye autofocus ne fonctionne pas à tous les coups, elle permet tout de même de capturer des sujets en mouvement avec des résultats très convaincants, voire dans certains cas impressionnants. De mémoire, aucun smartphone ne m’a autant bluffé par sa vitesse de shoot. Ce point est d’autant plus intéressant que Sony facilite l’autofocus rapide. Son bouton physique dédié à l’appareil photo imite celui d’un boîtier classique. Il intègre donc deux niveaux de pression, un premier pour le focus, le second pour shooter. On s’y croirait.

Capteur frontal

À l’avant, Sony intègre un capteur de 8 mégapixels (1/4’’ ; photosite de 1,12 µm) avec un objectif grand-angle de 24 mm (f/2). Si les selfies sont plutôt réussis, je regrette l’absence d’un mode autoportrait. Pour obtenir un flou d’arrière-plan, on doit passer par une petite option qui applique une sorte d’embellissement à l’ensemble du cliché, avec un bokeh ajustable. Là encore, Sony semble fâché avec celles et ceux qui auraient besoin de se flatter l’égo.

Vidéo

Comme pour la partie photo, Sony met les petits plats dans les grands pour soigner la qualité vidéo. Le Xperia 1 II peut filmer jusqu’en 4K à 30 im/s avec les trois objectifs, le tout complété par une excellente stabilisation optique et électronique. Si les derniers nés de Samsung ou l’iPhone 11 Pro lui tiennent la dragée haute au niveau de la stabilisation, le Xperia 1 II se distingue encore une fois avec une application complémentaire.

© Presse-citron

Camera Pro donne accès à une interface complète permettant d’ajuster une multitude de réglages que les vidéastes maîtrisent très bien. L’option « filtre intelligent du vent » permet de réduire les bruits (scoop !) du vent et se montre plutôt efficace. Là encore, le Xperia 1 II tire son épingle du jeu et devrait faire le bonheur des créateurs de contenus vidéos. Reste que les concurrents peuvent se munir d’applications similaires sur les store notamment Filmic Pro sur iPhone, tout aussi efficace et bien plus intuitif que Camera Pro.

Globalement, j’aurais donc aimé que Sony soigne un peu plus le mode automatique et intègre un mode nuit ainsi qu’un mode portrait à son appareil photo. Cela lui aurait permis de s’ouvrir aux amateurs de photo qui n’ont pas encore acquis les connaissances nécessaires à l’utilisation de Photo Pro. Car pour les initiés, cette application transforme le smartphone en appareil photo compact avec l’expérience qui l’accompagne. Pour l’amateur de photographie que je suis, le Xperia 1 II est sans doute le photophone le plus complet qu’il m’ait été donné de tester, et ce même si les résultats ne sont pas toujours aussi bons que chez les concurrents. Et cela vaut également pour la création vidéo.

Conclusion

Sony a déroulé le tapis rouge pour sa nouvelle star. Malheureusement, il se prend un peu les pieds dedans. En soi, le Xperia 1 II est un très bon smartphone. Son design est particulièrement élégant (James Bond si tu nous regardes), son écran magnifique, ses performances excellentes et sa qualité audio inégalée. Pourtant, je ne peux m’empêcher de ressentir une certaine frustration, la faute à une série de petits « mais » qui viennent noircir le tableau. Le Xperia 1 II est endurant « mais » livré avec une charge rapide qui n’en porte que le nom. Le Xperia 1 II est pensé pour les professionnels de la photo et de la vidéo « mais » il ne dispose pas des fonctionnalités basiques d’un photophone. Le Xperia 1 II est doté d’un écran 4K HDR  « mais » les contenus disponibles sont trop rares pour en profiter. Finalement, la bande-annonce était plus excitante que le film.

Sony Xperia 1 II

1199.00
8.4

Design et écran

9.0/10

Performances et interface

9.0/10

Audio

9.0/10

Appareil photo

8.0/10

Autonomie et recharge

7.0/10

On aime

  • Design élégant et original
  • Ecran 4K magnifique
  • Performances au top
  • Bonne autonomie
  • Appareil photo complet

On aime moins

  • Chargeur de 18 W pour ce prix ?
  • Peu de contenus adaptés à la 4K
  • Qualité photo perfectible
  • Pas de mode nuit
  • Prix élevé
2 Commentaires

2 Commentaires

  1. Gaël Besson

    20 juillet 2020 at 23 h 00 min

    Merci Romain pour ce test. Sony est trop souvent boycotté par les sites tech.A quand un test du Xperia 10 ii sur presse citron ?
    Content de te voir ici et bonne continuation.

    • Romain V

      31 juillet 2020 at 8 h 57 min

      Salut Gaël ! Content que le test t’ait plu 😊

      Je crois que le test du 10 II n’est pas prévu. La rédaction a préféré se concentrer sur le modèle le plus abouti.

      À très vite pour d’autres tests 😉

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