Oui, pour sa qualité de fabrication

On vous prévient tout de suite, le Deebot T20 Omni ne passera pas inaperçu dans votre mobilier. Comme la génération précédente, la station du robot-aspirateur est très imposante (448 x 430 x 578 mm). Un beau bébé qui nécessitera peut-être quelques aménagements si vous voulez le rendre un peu plus discret. Heureusement, son design soigné et ses finitions permettent de le laisser partiellement visible.
Cette taille XXL s’explique par l’intégration dans la base de deux grand réservoirs d’eau de 4L chacun (l’un servant à récupérer l’eau souillée, l’autre à diffuser l’eau de nettoyage dans le robot) et d’un bac à poussières en dessous. Ce grand format s’explique aussi (dans une moindre mesure) par le robot lui-même, plus haut que la moyenne (362 x 362 x 103,5 mm).
Le robot, justement, affiche un design somme toute classique. De forme circulaire, il intègre un dôme LiDAR sur le haut, un pare-choc avant, une trappe amovible camouflant le réservoir à poussières et le bouton d’allumage.
En dessous, une brosse centrale, deux brosses circulaires et deux serpillères rotatives se chargent du nettoyage. Deux roues latérale et une petite roue directionnelle à l’avant se chargent des déplacements du robot-aspirateur. Simple, efficace.
Seul regret : l’absence d’accessoires de remplacement. Pour plus de 1 000 euros, on aurait aimé au moins un kit de rechange de chaque élément de nettoyage.
Oui, pour l’aspiration et le lavage

Avec le Deebot T20 Omni, Ecovacs améliore la génération précédente et rattrape enfin la concurrence en matière de nettoyage.
La puissance d’aspiration s’établit désormais à 6 000 Pa et s’accompagne de deux brosses latérales permettant de rapatrier les poussières près des plinthes vers une grosse brosse centrale en caoutchouc.
Si certains concurrents optent pour une double brosse centrale, le système d’Ecovacs présente un avantage certain : les poils et cheveux ont moins tendance à se bloquer dans la brosse.
Ecovacs intègre pour la première fois une fonction de soulèvement automatique permettant de passer sur les tapis et de bloquer la serpillère sur ce type de sol. Un ajout qui lui permet de rester dans la course.
La serpillère est l’autre atout du Deebot T20 Omni. Ou plutôt, les serpillères. Car contrairement à la concurrence qui opte pour des systèmes à vibration, Ecovacs persiste et signe avec un nettoyage à deux serpillères rotatives très efficace.
Ce tableau idyllique est quelque peu terni par la forte consommation d’eau du robot. Si le Deebot T20 Omni est l’un des rares (le seul ?) de sa catégorie à proposer un nettoyage à l’eau chaude (la station chauffe l’eau), il ne dispose pas de réservoir. Les serpillères sont donc humidifiées dans la station mais s’assèchent très vite.
Elles reviennent donc souvent à la base, à condition de choisir le bon mode de nettoyage. Un conseil, optez pour le plus efficace si vous voulez vraiment bien nettoyer le sol.
Autre inconvénient non négligeable : le Deebot T2 Omni est bruyant, très bruyant. Bien plus que les modèles concurrents.
Bof : la navigation et détection d’obstacle

Le Deebot T20 Omni dispose d’un système de navigation 3D. En théorie, il est donc capable d’effectuer un nettoyage précis des pièces tout en évitant les obstacles en tous genres. En théorie…
En pratique, le Deebot T20 Omni est loin de faire aussi bien que ses rivaux. D’abord, en matière de navigation. Alors que les modèles concurrents vendus au même prix se montrent efficaces, lui semble prendre un malin plaisir à repasser plusieurs fois au même endroit. Non seulement cela consomme de l’énergie mais augmente aussi le volume d’eau nécessaire au nettoyage. Vous devrez donc plus souvent faire le plein.
L’évitement d’obstacle aurait lui aussi mérité une meilleure optimisation. Si le Deebot T20 Omni évite sans problème les objets imposants (jouets, petites meubles, cartons etc.) il éprouve beaucoup plus de difficultés à contourner les petits obstacles.

Comme tous ses rivaux, il prend un malin plaisir à se coincer dans les lacets de chaussures. En revanche, alors que ces mêmes concurrents semblent capables de détecter les câbles, lui les dévore goulument.
Difficile alors de lancer des nettoyages lorsque l’on s’apprête à quitter le domicile au risque de retrouver le robot coincé à un endroit improbable, occupé à digérer un câble ou un lacet oublié.
Si, comme nous, vous avez l’habitude de lancer les robots lorsque vous êtes hors de chez vous, prenez bien le temps de dégager le terrain.
Non, pour son autonomie et sa recharge

Ecovacs annonce une autonomie de 260 minutes soit 4h20 minutes en mode silencieux. En pratique, on utilise très peu ce mode, certes moins bruyant (logique) mais aussi moins efficace.
En mode max, le plus puissant, le Deebot T20 Omni tient tout juste une heure, soit une performance plutôt médiocre. Si vous avez un grand logement, vous n’êtes donc pas au bout de vos peines.
D’autant que le système de recharge se montre particulièrement étrange. En phase de nettoyage, plutôt que de rentrer se recharger pour terminer sa tâche, le robot va se recharger quelques minutes, mais pas assez pour aller au bout de son effort. Il retourne donc plusieurs fois vers la station pour reprendre un peu d’énergie.
On regrette également l’impossibilité de programmer des heures de recharge ou encore de favoriser les heures creuses. Des fonctionnalités pourtant répandues chez les concurrents.
Non, pour son application complexe

S’il est un domaine dans lequel Ecovacs a vu grand, c’est bien celui du logiciel. L’application permettant de gérer le robot-aspirateur dispose d’un arsenal d’options : cartographie (jusqu’à trois cartes), état de charge, limites virtuelles, presque tout y est.
L’application permet aussi de configurer des scénarios de nettoyage, de gérer la puissance d’aspiration, la fréquence de nettoyage de la serpillère ou encore de déterminer si l’on souhaite une aspiration et un nettoyage simultanés ou en deux temps.
À la lecture de ces lignes, on pourrait penser que l’application compagnon est l’un des atouts du robot. Il n’en est rien. Si les fonctionnalités sont nombreuses, l’application se révèle complexe. Les menus manquent de logique, certaines traductions sont très approximatives et il lui arrive d’afficher des bugs nécessitant un reboot.
Notre avis sur le Deebot T20 Omni
Si Ecovacs était une valeur sûre à la naissance des robots-aspirateurs, le constructeur a eu du mal à s’adapter à la concurrence féroce de marques comme Roborock.
Certes, le Deebot T20 Omni se montre efficace en matière d’aspiration et de nettoyage (grâce à son système d’eau chaude), mais il souffre de nombreux défauts très contraignants au quotidien.
On pense à sa navigation approximative ou sa difficulté à contourner les obstacles. Son application complète mais très compliquée à prendre en main ne rend pas l’expérience très fluide. Et que dire de son autonomie médiocre et de ses habitudes de recharge très étranges ?
Pour 1 099 euros, Ecovacs remplit donc la case de l’efficacité. Mais il manque trop d’essentiels à ce Deebot T20 Omni pour espérer faire oublier des concurrents directs, plus complets.
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