D’après Romain, notre rédacteur en chef vaguement géliophobique, les smartphones Pixel de Google, c’est « le top du top ». Fouad, qui a évalué le Pixel 9 en 7 jours chrono, semble être de cet avis. Tous deux sont-ils des fanboys inconditionnels — comme il en existe pour Apple ou Samsung — ou ont-ils raison ?
Après en avoir discuté avec Romain — que l’on ne peut en aucun cas taxer de magéirocophobie — il a été décidé que je testerai le Pixel 9 Pro XL. Pourquoi moi ? Parce que je n’ai jamais eu en main de smartphone Google, justement, et que j’ai donc un regard neuf sur ces produits. Et accessoirement, mon hippopotomonstrosesquippédaliophobie ne sera pas ici un handicap.
J’ai donc passé trois semaines avec le Pixel 9 Pro XL. Alors, est-il si génial que ça ?
Non, pour le design
Dire que le Pixel 9 Pro XL est un modèle d’originalité serait vraiment très exagéré, voire même mensonger. Bien sûr, il bénéficie d’une excellente finition et d’une très bonne tenue en main. Mais pour l’originalité, vous repasserez. Côté face, il ressemble beaucoup à un iPhone ou à un Galaxy A : touches mécaniques latérales, trappe pour cartes SIM et connecteur USB-C en bas.
Côté pile, c’est nettement moins banal puisque Google a choisi de rendre la caméra dorsale très très visible, à défaut de pouvoir la dissimuler. Pas autant que celle d’un Xiaomi 14 Ultra ou d’un Honor Magic V3, mais ça se vaut presque.
Elle prend la forme d’une immense gélule qui traverse horizontalement la partie haute et forme une excroissance de 3,5 mm à l’arrière (qui s’ajoute donc aux 8,5 mm d’épaisseur). Pour l’utilisateur, le seul avantage de ce design est d’assurer la stabilité du smartphone lorsqu’il est posé sur une surface plane.
Cela n’empêche pas le Pixel 9 Pro XL d’être agréable au quotidien. Contrairement aux flancs dotés d’une finition métallique brillante, la face arrière mate est peu sensible aux traces de doigts. Bon point pour la certification IP68 qui garantit son étanchéité jusqu’à 1,5 m dans de l’eau claire pendant 30 minutes. J’apprécie aussi la présence de feuilles de verres Gorilla Victus 2 de Corning sur les faces avant et arrière.
Oui, pour l’écran
L’écran du Pixel 9 Pro XL est constitué d’une dalle OLED LPTO de 6,8 ’’ de diagonale au format 20:9 affichant 1344 x 2292 pixels. Elle dispose d’une certification HDR10+ et d’une fréquence de rafraîchissement variant entre 1 Hz et 120 Hz. Sa luminosité maxi peut atteindre 3000 nits, ce qui en fait l’un des écrans les plus brillants du moment. Il n’y a donc rien de surprenant à ce qu’il reste lisible en plein soleil.

En plus d’être très lumineux, l’écran a le bon goût d’offrir une colorimétrie très fidèle dès la sortie de la boîte. Pas besoin donc de faire un tour par les paramètres, qui sont de toute façon calés par défaut sur le mode d’affichage « naturel ». Que dire de plus, sinon que je n’ai absolument rien à lui reprocher ? Sans exagérer — ou alors à peine — l’écran du Pixel 9 Pro XL est une véritable merveille.
Mouais, pour la puissance de calcul

Comme les autres modèles de la famille, le Pixel 9 Pro XL embarque un SoC Tensor G4 conçu par Google. Il est accompagné de 16 Go de RAM, mon unité de test disposant de 128 Go de stockage non amovible (il existe en versions 256 Go, 512 Go et 1 To). Le Tensor G4 offre de bonnes performances globales, sans toutefois atteindre celles d’un Snapdragon 8 Gen 3. Je le constate surtout lors de longues sessions de jeu comme Asphalt 9 ou Genshin Impact. Ce n’est pas tellement étonnant, le processeur graphique Mali-G715 MC7 n’étant pas réputé pour ses performances ébouriffantes.
Google justifie cela en expliquant que le Tensor G4 est avant tout optimisé pour l’intelligence artificielle plutôt que pour le jeu, l’emphase ayant été mise sur la puissance des processeurs neuronaux. Cela dit, le Pixel 9 Pro XL se tire très bien des tâches du quotidien et je n’ai pas rencontré de ralentissement autre que celui mentionné précédemment.
Si la puissance de traitement est adéquate, je regrette tout de même le gap constaté avec les SoC haut de gamme du moment, surtout à ce niveau de prix (1199 euros pour la version 128 Go, quand même).
Bof, pour l’aspect logiciel
Afin d’évaluer la partie logicielle, je me suis surtout attaché à l’interface et à l’intégration de l’intelligence artificielle. Pour tout dire, je m’attendais à un peu mieux de la part de Google…
Non, pour l’interface
Jusqu’ici, Google proposait toujours la nouvelle version d’Android au lancement de ses Pixel. Ce n’est pas le cas cette année puisqu’ils sont pour l’instant équipés d’Android 14. Bien entendu, ils auront droit à une mise à jour vers Android 15 dès qu’il sera disponible, c’est-à-dire d’ici la fin de l’année.
Google est le seul constructeur avec Samsung à garantir la fourniture de mises à jour de l’OS ainsi que des patches de sécurité sur sept années. Si je compte bien (et si le rythme de sortie des versions majeures ne change pas), cela veut dire qu’Android 21 devrait tourner en toute sécurité sur le Pixel 9 Pro XL.
La plupart des testeurs se pâment devant l’interface Android Stock équipant les Pixel. À les croire, il s’agit de la meilleure version actuellement disponible sur le marché. Ha oui ? Je ne suis pas vraiment d’accord. Et pour tout dire, l’interface d’Android Stock telle qu’on la trouve sur les Pixel est pour moi un véritable rebutoir.

En premier lieu, il est impossible de dégager de la page d’accueil la foutue barre de recherche Google, ni de la déplacer ou de la redimensionner. Google, qui veille à ce que j’utilise ses outils, impose sa présence sur les Pixel… mais pas chez les concurrents qui proposent quasiment tous une option permettant de la désactiver.
Impossible aussi de faire disparaître ce satané « tiroir d’applications » pour ne conserver que les pages de l’accueil. Il fait double emploi avec elles, ne permet pas de créer de dossiers ou de classer ses apps comme on le veut (ordre alphabétique obligatoire). Ça peut à la limite passer pour une vingtaine d’applications, mais c’est vite lassant si on en a plus. Seule solution, installer une interface alternative (on parle de lanceur, ou launcher en anglais) depuis le Play Store.
La désinstallation d’une app devrait être un procédé plutôt simple : ça l’est chez tout le monde, sauf sur les Pixel. Il faut effectuer un appui long sur son icône, choisir « infos sur l’appli », puis choisir « désinstaller » dans la page qui apparaît. Pourquoi ne pas l’avoir rendu disponible directement depuis le menu ? Mystère.
Enfin, personnaliser les icônes des applications devient de plus en plus difficile, voire impossible. Bien sûr, il reste possible de régler le paramètre « icônes à thème » dont la version bêta prend place dans la section « écran et style ». Dans ce cas, les apps Google récupèrent une icône monochrome assez moche sans qu’il soit possible de changer celle des autres. Depuis une ou deux versions d’Android Stock, il n’est plus possible d’appliquer directement un pack d’icônes acheté sur le Play Store : il faut, là aussi, utiliser un lanceur pour le faire.
Pour le reste, l’interface d’Android Stock est passable… mais pour moi, les limitations que je viens d’évoquer sont rédhibitoires. Next !
Presque, pour l’intelligence artificielle
Lors de la présentation des Pixel 9, Google a mis en avant un certain nombre de fonctions liées à l’IA. J’ai à ma disposition le traditionnel Google Assistant, que je peux remplacer par Gemini, l’intelligence artificielle maison. Celle-ci offre de nombreuses possibilités et répond à mes sollicitations à l’oral ou à l’écrit. Je peux même lui soumettre une photo afin d’obtenir des informations sur ce qu’elle représente.
L’achat d’un Pixel 9 donne accès pour un an à Gemini Advanced normalement facturé 21,90 € par mois. Cette IA boostée utilise la version 1.5 Pro de Gemini, s’intègre dans les applications Google (Gmail, Docs, Sheets, etc.) et ajoute 2 To de stockage à Google Drive. Super… à un détail près : l’intégration de l’IA dans les applications n’est pour l’instant disponible qu’en anglais, portugais et espagnol.
La Gomme Magique permet d’effacer les élements indésirable d’une photographie. © Marc Mitrani pour Presse-citron
Ce ne sont d’ailleurs pas les seules fonctions liées à l’intelligence artificielle à ne pas être pour l’instant disponibles. Pixel Studio (génération d’images à partir d’un prompt) et Screenshots (gestion des captures d’écran et récupération des informations qu’elles contiennent) manquent à l’appel. Je n’ai pas non plus réussi à activer la transcription automatique d’une conversation téléphonique.
Aucun problème en revanche avec l’éditeur photographique qui me permet d’effacer ou de camoufler des éléments d’une image, de modifier le ciel ou l’arrière-plan ou encore d’améliorer la netteté.
Comme la concurrence, l’intelligence artificielle du Pixel 9 Pro XL n’est pas encore complète, notamment en français… Difficile donc de me faire une opinion tranchée sur ce qu’elle apporte réellement, même si elle semble prometteuse.
Oui, pour son autonomie

Le Pixel 9 Pro XL embarque une batterie de 5060 mAh non amovible. Elle procure une belle autonomie, Google ayant manifestement optimisé la consommation électrique de son processeur maison. Elle tient ainsi une journée et demie en utilisation intensive (jeux, sollicitations multiples de l’IA, photos, streaming vidéo et audio, etc.) et peut monter à deux jours si je n’abuse pas des bonnes choses. Ce n’est pas mal du tout pour un produit aussi bien équipé.
Google ne fournissant pas de chargeur avec le smartphone — il n’y a pas de petites économies —, j’ai dû faire avec ceux dont je disposais chez moi. Passer de 0 à 100 % peut prendre pas mal de temps, notamment avec un bloc d’alimentation basique (près de 3 heures). Le Pixel 9 Pro XL est compatible avec la charge rapide 45 Watts. En utilisant une alimentation Anker 47 Watts, la charge prend à peu près une heure. C’est nettement plus acceptable, même si j’ai déjà vu bien plus efficace…
F*** yeah!! pour la photographie
La photographie est en théorie l’un des aspects les plus aboutis des smartphones de Google, notamment au niveau du traitement numérique. La caméra dorsale du Pixel 9 Pro XL se compose de trois modules aux caractéristiques techniques haut de gamme :
- Module principal : capteur 50 Mpxl, 1/1,31 » , f/1,7 ; stabilisation optique
- Ultra grand-angle : 48 Mpxl (taille 1/2,55″) ; objectif ouvrant à f/1,7, angle de vue de 123°
- Téléobjectif : 48 Mpxl (taille1/2,55″) ; objectif ouvrant à f/2,8 ; zoom optique périscopique 5x ; stabilisation optique

La caméra frontale dispose quant à elle d’un capteur 42 Mpxl et d’un objectif ouvrant à f/2,2. Elle s’avère suffisante pour les appels vidéo ainsi que pour la réalisation de selfies. D’ailleurs, je ne lui en demande pas plus !
Photo shootées en intérieur, éclairage correct © Marc Mitrani pour Presse-citron
En un mot comme en mille, les photos produites par le Pixel 9 Pro XL sont tout bonnement excellentes. En plein soleil ou en luminosité faible, l’ultra grand-angle est quasiment exempt de défaut. Tout juste remarque-t-on une légère perte de piqué sur les bords de la scène. Et encore : il a fallu que je l’examine en zoom 100 % sur un moniteur informatique pour m’en rendre compte !
Le module principal produit lui aussi de superbes photos dont la colorimétrie s’avère très fidèle. Les détails sont là et bien visibles sur l’ensemble de la scène. L’émerveillement se poursuit sur toute la longueur focale du zoom optique, c’est à dire jusqu’en 5x. Au-delà, l’IA se débrouille afin de produire une image très convenable jusqu’en 30x, valeur maximale accessible.
Mode macro © Marc Mitrani pour Presse-citron
Sans être aussi impressionnantes, les images du mode nocturne s’avèrent tout à fait acceptables en ultra grand-angle et avec le module principal. Avec le téléobjectif, l’IA réduit correctement le bruit numérique induit par la faible luminosité.
Bien sûr, la perte de finesse et le bruit numériques s’installent dès que je pousse le zoom, mais le résultat reste bon jusqu’en 10x. Au-delà et jusqu’en 30x, le second s’installe, mais l’IA réussit à limiter les dégâts. Impressionnant.
Le Bokeh artificiel généré par l’intelligence artificielle s’avère très convaincant © Marc Mitrani pour Presse-citron
Rien de négatif à signaler lors de la réalisation de portraits et de prise de vue macro, les résultats étant toujours à la hauteur de mes espérances.
Vous l’avez compris, la photographie est sans doute possible l’aspect le plus étonnant du Pixel 9 Pro XL. À tel point que cela me fait (presque) oublier les points négatifs que j’ai pu soulever !
Alors ? Génial ou pas, le Pixel 9 Pro XL ?
Avec son excellent écran et une qualité photographique renversante, le Pixel 9 Pro XL est un produit très séduisant. Sa puissance de calcul s’avère suffisante pour la plupart des usages (même si la concurrence fait mieux). Bon point aussi pour l’autonomie qui peut grimper jusqu’à deux jours en bidouillant avec les paramètres d’économie d’énergie.
J’ai aussi apprécié les fonctions de retouches d’images pilotées par l’IA. À défaut d’être indispensables, celles-ci sont pratiques et souvent spectaculaires. Gemini est un compagnon agréable et souvent utile, surtout dans sa version « advanced » activée gratuitement pendant 12 mois. Dommage en revanche que certaines fonctions ne soient pas encore disponibles en français (notamment celles s’intégrant dans Gmail et les apps bureautiques).
Tout serait donc au mieux dans le meilleur des mondes si Google daignait faire évoluer l’interface d’utilisation, bien trop limitée à mon goût et parfois incohérente. C’est là le principal reproche que j’adresse au Pixel 9 Pro XL. C’est d’autant plus dommage que la concurrence a comblé ces lacunes depuis un sacré bout de temps.
Reste la délicate question du prix. Le Pixel 9 Pro XL est disponible en versions 128 Go (1199 €), 256 Go (1299 €), 512 Go (1429 €) et 1 To (1689 €). Si vous avez encore un rein à vendre, pas de problème : vous pourrez vous le payer. Sinon, mieux vaut opter pour le Pixel 9, proposé à partir de 899 € « seulement »…
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Tu peux rajouter dans les problèmes avec l’interface l’activation/désactivation du WIFI ou du Bluetooth.
Tu dois cliquer pour ouvrir un premier menu et ensuite choisir d’activer ou désactiver la fonction la ou sur les autres téléphones il te suffit d’un clique…
Bref, ceux qui parlent de l’avantage de l’interface Pixel n’ont jamais utilisé un autre téléphone c’est pas possible autrement =]
Pour désinstaller une application en un geste, il suffit de faire un appui long sur l’icône, puis sans relâcher, la glisser vers le haut de l’écran à droite où un bouton désinstaller apparaît. Un autre bouton a gauche permet également de simplement supprimer l’icône de l’écran ou d’annuler l’opération si l’on vient du tiroir d’applications.
Le test aurait-il été fait un peu rapidement ? 😉
Bonjour,
Cela resque tout de même plus compliqué qu’un appui long et la sélection de “désinstaller” depuis le menu contextuel 🙂
Oui je suis d’accord, la surcouche est loin d’être parfaite comme beaucoup le prétende. Les possibilités de personnalisations sont limitées comme cité dans l’article. Le centre de notifications mélangé avec les réglages rapides est vraiment pas pratique, le bouton paramètres à disparu (il faut dérouler 2x les notifs pour l’avoir en bas) et les réglages rapides sont bien trop gros… À l’inverse les commandes de musique sont elles beaucoup trop petites …tout un tas de petits “défauts” qui s’accumulent même si globalement ca tourne bien. Espérons que Android 15 règle ça mais j’ai l’impression que les deux panneaux seront encore mélangé….
Effacer les indésirables… attention à ce que vous dites, l’exemple n’est pas forcement bien choisi….
:-p
Bonjour,
Très drôle 🙂 Je parle “d’objets indésirables dans une photographie” et pas d’indésirables…
Exactement ce que j’allais écrire merci ! Il suffit d’un appui long et de déplacer l’icône vers supprimer ou désinstaller lol.
à 1 200 balles, les constructeurs devraient s’interesser vraiment au mode photo macro, car c’est toujours aussi pourri. La qualité photo, quand on est photographe, bah ça me fait vraiment rigoler. Point de vue technologie, sortir d’aussi “beaux ” clichées compte tenu de la taille du capteur, c’est pas mal, mais sur le rendu final, on se fiche quand meme royalement de la tete des gens depuis des années, et les moutons continuent à acheter (a 1 200 eur, le flare continue à vous faire des photos nulles, cachez le soleil avec votre main mdr). Si vous voulez de vraies photos, achetez un vrai appareil photo, ca vous coutera moins cher qu’un smartphone meme si il n’a pas l’avantage d’etre toujours dans votre poche. Le mode photo/video est quasi ce qu’il reste aux constructeurs pour vendre leurs smartphones… et souvent, sans stabilisation pour le mode video, je rigole doucement. Acheter un telephone 1 200 eur pour poster et consulter insta, ou pour lire du contenu sur netflix… ou prendre des videos 4k qui tremblent… ou faire de la retouche photo sur un ecran de 6.8 pouces.. mdr. J’aimerai savoir avec quel telephone ont été prises les photos du pixel 9 xl, car on nous vante un smartphone qui fait de superbes photos, mais les photos du smartphone en lui meme ne sont pas terribles. Presse citron, vous qui etes bien techno, faites au moins de belles photos des produits que vous testez. Vous n’accompagnez pas votre expériences et votre savoir faire avec de belles mises en valeurs des objets, et vos photos pourries viennent grandrement amoindrir votre analyse. C’est de la communication, pour des experts du web, vous devriez en prendre note. Bref, à la lecture de ce teste, les 1 200 eur ne sont pas justifiés, merci !
Haaaaa, l’avis d’un “gilet à poches” boomer… Ca manquait ici 🙂
Désolé que vous n’aimiez pas mes photos de produit: je vous conseille d’aller voir celles du site officiel de Google: elles sont magnifiques.
Et à part écrire qu’elles sont “pourries”, qu’avez-vous concrètement à leur reprocher ?