Annoncés à l’automne et disponibles depuis quelques semaines, les Tour Pro 2 de JBL représentent le haut de gamme true wireless du constructeur. Ils se distinguent de la concurrence par l’ajout d’un écran LCD couleur sur le boîtier de charge. Cela en fait-il un must-have en ce début d’année ? Pour le savoir, nous avons vécu pendant cinq semaines avec ces écouteurs pas vraiment comme les autres.
Prix et disponibilité des Tour Pro 2 de JBL
Les écouteurs haut de gamme de JBL sont déjà disponible en France au prix de 249 euros. Ils sont déclinés en deux teintes : noir et champagne.
Un écran séduisant, mais sous-exploité
Pour intégrer un écran LCD et son électronique dans l’étui des Tour Pro 2, JBL avait deux options : rogner sur la taille de la batterie afin de faire de la place ou agrandir le boîtier. Heureusement, le constructeur a opté pour la seconde possibilité, sans toutefois exagérer puisque son volume est similaire à celui des QuietComfort Earbuds II. Le poids, en revanche, prend un petit coup puisque le boîtier seul pèse tout de même 73 grammes (contre 50 grammes pour celui des Airpods Pro 2).
L’écran LCD, tout en longueur, a une diagonale de 36,8 mm (1,45 ’’) et dispose d’une surface tactile. Il s’avère suffisamment lumineux afin d’être lisible en plein soleil. JBL lui confie l’affichage d’un ensemble impressionnant de paramètres. Citons pour l’exemple le contrôle du son, l’annulation de bruit et l’égaliseur, la lecture d’une playlist, l’affichage des notifications du smartphone, etc. On passe d’un paramètre à l’autre par un glissement de doigt sur l’écran, un mécanisme de verrouillage empêchant toute manipulation accidentelle lorsque le boîtier est dans une poche.

L’effet waouh de ce petit écran est incontestable. Plus discret qu’un smartphone, il prend tout son intérêt si l’on souhaite le sortir de son sac ou de sa poche dans un endroit public. On apprécie aussi l’accès à l’ensemble des paramètres de fonctionnement lorsque les écouteurs sont connectés à un appareil ne prenant pas en charge l’application compagnon (une télévision, par exemple).
Si le concept est intéressant, force est de constater qu’il est pour l’instant sous-exploité. Impossible par exemple de choisir une playlist dans Deezer ou Spotify comme on le ferait depuis une montre connectée. Il faudra de plus se passer de l’affichage du titre du morceau en lecture ou de toute info le concernant. Dommage. Petite consolation pour les utilisateurs de Youtube Music : le titre du morceau est affiché pendant les premières secondes de lecture sous la forme d’une… notification de message !
Questionné à ce sujet, JBL France avoue ne pas savoir si les applications de streaming seront prises en charge par l’afficheur des Tour Pro 2. On est en droit d’en douter puisqu’aucune API (interface de programmation indispensable à l’exploitation d’un matériel ou d’une fonctionnalité) n’a été rendue publique. Dans l’état actuel, l’écran des Tour Pro 2 reste donc un gadget intéressant, mais pas indispensable. Il ne rendra véritablement service que dans quelques situations bien précises.

Heureusement, l’écran n’est pas le seul atout des Tour Pro 2. De type intra-auriculaire, les écouteurs disposent d’une mini-tige, rendue malheureusement populaire par les AirPods d’Apple. Le maintien est assuré par des embouts en silicone. Cela ne pose pas de problème en utilisation normale, mais peut devenir plus problématique si l’on pratique un sport un tant soit peu remuant. On prendra donc soin de choisir les embouts les mieux adaptés à ses conduits auditifs afin d’assurer un maintien fiable.
Une application compagnon bien pensée
Le pilotage de la lecture, la prise d’appel téléphonique et l’invocation de l’assistant s’effectuent à l’aide des zones tactiles logées sur chaque écouteur. L’application compagnon JBL Headphones permet de personnaliser les commandes disponibles. Ce n’est pas son seul atout, loin de là, puisqu’elle offre un ensemble assez impressionnant de possibilités.
Il est par exemple possible d’adapter le rendu audio en fonction de son audition, d’activer le son spatial, de régler l’amplification audio, de vérifier le bon positionnement des écouteurs ou de régler l’égaliseur sonore. Le tout à l’aide d’une interface simple, intuitive et surtout très efficace.
Annulation de bruit et qualité audio très honorables
L’application donne bien entendu accès au paramétrage de l’annulation de bruit ambiant. À ce sujet, JBL a fait le choix de se concentrer sur la réduction des basses fréquences. Dans un train, un bus ou un avion, le son des moteurs sera efficacement réduit de façon à éviter la fatigue due à un bruit de fond.
En revanche, les médiums sont nettement moins atténués afin de permettre à l’utilisateur de rester en contact avec son entourage immédiat. On perçoit par exemple les voix humaines et les annonces audio dans un avion. Cela change de la concurrence qui cherche à tout prix à enfermer l’auditeur dans une bulle de silence.

Est-ce une bonne chose ? Après un bon mois de test, nous continuons à penser qu’il serait plus judicieux de laisser le choix à l’utilisateur. Certes, il est possible d’agir sur l’intensité sonore de la perception, mais on n’atteindra jamais le niveau d’un Bose ou d’un Sony en matière d’isolement.
La qualité du son produit par les Tour Pro 2 s’avère satisfaisante si l’on ne s’attarde pas trop sur la surreprésentation des basses. Cela flatte l’ouïe des amateurs de hip-hop, au détriment de la fidélité globale et des hautes fréquences. Au final, cela n’est pas trop dramatique puisqu’on peut agir efficacement sur le rendu à l’aide de l’égaliseur de l’application.

La fonction téléphonique brille surtout par sa capacité à effacer le bruit ambiant. Que l’on discute depuis une rue animée ou dans un bureau bourdonnant, les six micros intégrés réussissent à annuler efficacement l’environnement sonore. Cette performance à un prix : l’interlocuteur ne perçoit certes pas de bruits parasites, mais la voix qu’il entend s’avère étouffée et manque parfois de naturel.
On l’a compris, la restitution audio des Tour Pro 2 de JBL est globalement correcte, à défaut d’être excellente. Ils rendront service aux utilisateurs utilisant souvent des transports en commun, mais laisseront sur leur faim les audiophiles. Signalons pour finir qu’ils supportent une connexion multipoints et que l’utilisation de Bluetooth 5.3 s’avère solide pour peu que le lecteur audio supporte lui aussi cette version.
Autonomie impressionnante
JBL annonce une autonomie de 8 heures lorsque l’annulation de bruit fonctionne (10 heures sinon). Lors de nos tests, nous avons pu constater que le constructeur péchait par excès de modestie. Nous avons facilement atteint 9 heures en activant l’annulation de bruit, tout en utilisant régulièrement les commandes de l’écran du boîtier (11 h 30 sans).
Le boîtier dispose d’une batterie assurant trois recharges supplémentaires. Elle fournit donc selon l’utilisation entre 36 et 46 heures d’autonomie avant de tomber en panne sèche. Cette performance, que nous jugeons impressionnante, place le Tour Pro 2 au niveau des meilleurs en matière d’autonomie.
Notre avis sur les JBL Tour Pro 2
Les Tour Pro 2 se distinguent de la concurrence par l’ajout d’un afficheur sur l’étui des écouteurs. Pour quoi faire ? Afficher une interface de commande et des informations sans avoir à manipuler son smartphone. L’idée est bonne, mais sous-exploitée. On aurait par exemple aimé pouvoir naviguer dans une playlist de services comme Deezer ou Spotify comme on le ferait à partir d’une montre connectée. Ce n’est pas le cas, malheureusement.
La qualité audio est très bonne, à défaut d’être parfaite, et l’annulation de bruit active de bonne qualité lorsqu’il s’agit de gommer les basses fréquences (moteur d’avion, transports en commun, etc). Bon point aussi pour l’excellente autonomie et pour l’application compagnon, très complète et d’une manipulation intuitive.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.






Ça en vaut tellement la peine
Petite correction si je me permets, il est indiqué sur le site JBL que le boitier est équipé de la charge sans fil.
Bonjour,
Vous avez raison : j’ai corrigé cette erreur.
Désolé !