Passer au contenu

J’ai remplacé mon AirPods Max par le Nothing Headphone (1) pendant une semaine : que vaut le premier casque audio Nothing ?

Ce 1er juillet 2025, Nothing lançait le Headphone(1), son premier casque audio sans fil. J’ai eu la chance de le recevoir en avant-première. J’ai donc remplacé mon fidèle AirPods Max, et je ne l’ai pas regretté.

Nothing et l’audio, c’est une grande histoire d’amour. Pour se lancer dans l’univers impitoyable de la Tech, l’entreprise londonienne, créée par les anciens de OnePlus, avait misé sur des écouteurs sans fil.

En cinq ans, l’entreprise s’est lancée dans le smartphone tout en se faisant une place dans l’industrie audio. Elle revendique 10 millions de produits vendus, 1 milliard de chiffre d’affaires et s’est même classée dans le Top 25 du classement Bloomberg des marques à suivre.

En France, elle enregistre une croissance de 215% sur le smartphone et 482% sur le marché audio ! En avril, les écouteurs Nothing représentaient 27% de part de marché sur le segment 50-100 euros (chiffres GfK). Et Nothing ne compte pas s’arrêter là.« 2025 sera une année charnière pour nous » nous confiait Akis Evangelidis, co-fondateur de Nothing, dans une interview grand format.

Test Nothing Headphone 1 Prix
© Presse-citron

Il n’a pas menti. Ce 1er juillet, un parterre de journalistes venus du monde entier découvraient les deux dernières nouveautés Nothing : un nouveau smartphone ultra-premium ainsi que son tout premier casque audio sans fil.

Si nous n’avons pu prendre le téléphone en main que quelques heures, j’ai eu l’a chance d’utiliser le Headphone (1) pendant une semaine, en avant-première.

Vendu 299 euros, il se distingue par son design singulier et se positionne face à des cadors comme le Sony WH-1000XM6, le Sonos Ace ou le AirPods Max d’Apple, tous commercialisés à des tarifs nettement supérieurs. Le Headphone (1) tient-il la comparaison ? Spoiler : OUI !

Un design néo-rétro « miam » !

Test Nothing Headphone 1 Ecouteur
© Presse-citron

Je vous parle d’un temps que les moins de 35 ans ne peuvent pas connaître. Celui où l’on écoutait la musique avec des petites boîtes en plastique transparent renfermant une bobine que l’on enroulait avec un crayon. Ce temps, c’est celui du Walkman et de la K7 audio.

« Pourquoi il nous parle de la K7 le monsieur ? ». Parce que Nothing s’en est inspirée pour concevoir son Headphone (1). Les designers ont même reproduit la forme de la K7 sur chaque écouteur de forme rectangulaire. Une touche rétro qui m’a conquis mais qui pourrait avoir plus de mal à séduire un public plus jeune. Quoi que, le vintage reste tendance dans les milieux urbains. Le Headphone (1) hérite évidemment du design transparent qui a fait la réputation de la marque.

Malgré son tarif agressif, il revêt des matériaux premium. Chaque écouteur est un mélange d’aluminium et de plastique, tandis que l’arceau est constitué de polycarbonate et d’une mousse pour plus de confort.

Le confort, justement, figure parmi les principaux atouts du Headphone (1). Les coussinets souples en PU ne compressent pas l’oreille et la répartition du poids se révèle excellente. Malgré un 329 g affiché sur la balance (79 g de plus que le dernier Sony WH-1000XM6), je n’ai ressenti cet embonpoint qu’après une heure ou deux d’utilisation. En comparaison, mon AirPods Max commence à me faire flancher au bout de 30 minutes.

Test Nothing Headphone 1 Boutons
© Presse-citron

Nothing a aussi soigné l’ergonomie du casque en optant pour des boutons physiques plutôt qu’une interface tactile. Halléluia ! Sur l’écouteur droit, on trouve donc trois boutons :

  • le Roller est une petite molette permettant d’ajuster le son. Sa position est parfaite et chaque petit mouvement diffuse dans les oreilles le même petit « cliquetis » que celui de la molette de l’iPod (je ne m’en lasse pas)
  • le Paddle permet de passer d’une piste à l’autre ou de répondre à un appel
  • Le Bouton est un bouton personnalisable permettant d’accéder à diverses fonctionnalités (plus nombreuses si l’on possède un smartphone de la marque). Parmi elles, on trouve par exemple l’accès à l’assistant vocal, à ChatGPT, ou au changement de service de streaming musical. Nothing promet d’en ajouter au fil du temps.

Vous l’aurez compris, le Headphone (1) est un vrai coup de cœur !

Très bonne qualité de son

Test Nothing Headphone 1 Confort
© Presse-citron

Un beau casque audio, c’est bien. S’il envoie du bon son, c’est encore mieux. Habitué aux AirPods Max et Sony WH-1000XM4, je navigue entre plusieurs signatures sonores. De l’avis de tous les spécialistes, ces deux casques font partie des références grand public. Mes oreilles sont donc habituées à se faire chouchouter. Contre toute attente, le Headphone(1) a tout de même réussi à me surprendre.

Le constructeur a soigné sa copie en s’associant à KEF pour élaborer sa signature sonore. Référence de l’audio en Grande-Bretagne, KEF s’est impliquée dans l’ingénierie, la simulation acoustique ainsi que les optimisations pour l’utilisateur.

Nothing a aussi opté pour un matériel de qualité : des haut-parleurs de 40 mm avec contour PU de 8,9 mm (pour les basses). Le diaphragme en nickel permet quant à lui une meilleure reproduction des aigus.

Last but not least, le Headphone (1) embarque les codes LDAC et Hi-Res Audio en plus des traditionnels AAC et SBC.

Cette conception permet au Headphone (1) de diffuser de bonnes basses (mais pas envahissantes), des aigus maîtrisés et des médiums d’une justesse remarquable pour un casque à ce prix.

Test Nothing Headphone 1 Son Kef
© Presse-citron

Déjà très séduisant en sortie de boîte, le son du Headphone (1) peut encore être amélioré par l’utilisateur. Contrairement à vous-savez-qui, Nothing offre la possibilité d’ajuster la signature sonore en fonction de ses goûts et/ou du contenu (musique, podcast, vidéo). Pour cela, il suffit de passer par l’application Nothing X qui centralise un égaliseur 8 bandes, des paramètres de personnalisation des contrôles et autres petits plaisirs.

Dans tous mes usages, le Headphone (1) m’a apporté entière satisfaction. L’écoute de musique, de podcast ou le visionnage d’un film sont un régal. La puce intégrée au casque permet une spatialisation dynamique : n’importe quel son diffusé est retraité pour être diffusé à 360°. Un capteur 6 axes et une IA permettent aussi un suivi de tête. Tout y est.

Nothing se montre même plus généreux que tous ses concurrents puisqu’il fournit un câble jack-jack et surtout, un câble USB-C afin de profiter d’une qualité audio sans perte sans frais supplémentaires (coucou Apple). J’ai donc pu me délecter de mes sons préférés disponibles sur Qobuz en Lossless. Un plaisir dont on ne se lasse jamais.

Réduction de bruit impeccable

Test Nothing Headphone 1 Recharge
© Presse-citron

Etant soumis à une clause de confidentialité et au regard de son design si singulier, il m’aurait été difficile de tester la réduction de bruit active du Headphone (1) en conditions réelles sans prendre le risque d’une fuite. J’ai donc dû redoubler d’ingéniosité pour tester l’efficacité de la réduction de bruit sans mettre le nez dehors.

Pour me rapprocher de la réalité, j’ai simplement diffusé des sons de vie quotidienne (avion, train, rue avec beaucoup de passage, circulation, terrasse etc.) sur mes enceintes avec un volume élevé. À la guerre comme à la guerre.

Le Headphone (1) est équipé de six micros dont quatre se chargent exclusivement de capter les bruits environnants. Pour les annuler, il s’appuie sur une IA qui a digéré 28 millions de scénarios d’entraînement. Nothing promet une ANC adaptative sur 3 niveaux capable de réduire les bruits parasites jusqu’à 42 dB.

Test Nothing Headphone 1 Usb C
© Presse-citron

Bien qu’il m’ait été impossible de vérifier ce chiffre, mon expérience me permet d’affirmer que la réduction de bruit du Headphone (1) est impressionnante. Circulation, travaux, voix, terrasses, marteaux-piqueurs, rien ne met en défaut l’ANC du Headphone (1).

Le mode transparent (qui amplifie les sons extérieurs afin de rester conscient de l’environnement) est tout aussi réussi. Rien à redire.

Autonomie, recharge et conversations téléphoniques : à confirmer

Test Nothing Headphone 1 Autonomie
© Presse-citron

Nothing aurait-il trouvé la recette du casque audio grand public parfait ? Pour le savoir, je devrai poursuivre mes tests sur plusieurs semaines. Mes quelques jours d’utilisation ne m’ont pas encore permis d’analyser l’autonomie du casque, annoncée à 35h avec ANC et 80h sans. Mes premières impressions sont plutôt bonnes puisque je n’ai eu à recharger le casque qu’une seule fois en une semaine. D’ailleurs, la recharge se révèle très rapide : les 5 heures d’écoute en 5 minutes et la charge complète en 120 minutes promises par Nothing sont bien là.

Quid des conversations téléphoniques, gros point noir des appareils sans fil ? Nothing explique avoir développé Clear Voice, une optimisation permettant d’améliorer la qualité des conversations. Mes premiers tests en simulation se sont révélés convaincants mais je n’ai pas pu expérimenter la résistance aux bruits du vent par exemple. Je ne manquerai donc pas de mettre à jour cet article.

Notre premier avis sur le casque audio Nothing Headphone (1)

Quel gros coup de Nothing ! Après une semaine d’utilisation, son Headphone (1) est devenu mon casque favori au quotidien. Au delà de son design à tomber par terre, il brille par son ergonomie, sa qualité de son remarquable ainsi que sa réduction de bruit irréprochable.

Reste à voir si mes bonnes impressions sur l’autonomie, la recharge et les conversations se confirment. Si tel est le cas, et au regard de son prix, le Headphone (1) est le casque audio sans fil que je recommanderais à tous les yeux fermés (et les oreilles grandes ouvertes).

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech