Désormais leader du marché des robots-aspirateurs, Roborock poursuit sa marche en avant pour conserver son titre. Avec la gamme Qrevo, le chinois propose un lavage digne des meilleurs du marché pour un prix contenu.
Le Qrevo MaxV, le plus haut de gamme de ses milieux de gamme est proposé au prix de 899 euros. S’il coûte moins cher que les produits de la gamme S, il dispose de l’essentiel de leurs technologies de pointe.
Roborock tient-il le pari d’une expérience premium à prix contenu ? Réponse après plusieurs semaines de test du Qrevo MaxV.
Design compact, finitions impeccables
Le Qrevo MaxV reprend les codes esthétiques de l’ensemble des aspirateurs de la marque. Tout de blanc vêtu, il est constitué d’un plastique mat solide, d’une caméra Reactive AI (en lieu et place du laser du Reactive Tech) à l’avant et de toute la technologie nécessaire à la cartographie sur sa partie supérieure.
Coté nettoyage, le Qrevo MaxV hérite de deux serpillières rotatives dont l’une peut se déporter (design FlexiArm) pour nettoyer les bordures et coins. Un rouleau central et une brosse latérale rotative se chargent de l’aspiration. Les saletés se logent dans un petit bac de 330 ml. C’est peu, mais le robot s’accompagne d’une station de charge et d’entretien.
Cette dernière est constituée de trois bacs : un pour l’eau propre (4 litres), un pour l’eau sale (3,5 litres) et un pour les matières aspirées (2,7 litres). Malgré cet équipement complet, elle reste très compacte (bien plus que la gamme S8) et discrète dans n’importe quel mobilier.
Entretien facile
Roborock a bien compris que l’utilisateur, pris dans le tourbillon de la paresse, veut limiter au maximum ses interventions. La station du Qrevo MaxV reprend donc l’essentiel des fonctionnalités d’entretien des modèles de 2023 et intègre quelques petites nouveautés.
La base du robot est divisée en trois parties : un bac d’eau propre de 4 litres, un bac d’eau usée de 3,5 litres et, en-dessous, un bac de récupération des matières aspirées. À chaque lavage, la station remplit le réservoir d’eau de 80 ml du robot qui y revient dès que cela est nécessaire pour poursuivre son œuvre.
Une fois le nettoyage fini, la station récupère les poussières du bac d’aspiration et les conserve dans le sac du bac inférieur. Roborock nous invite à changer ce sac (à acheter, aucun récupérateur supplémentaire n’étant fourni) toutes les 7 semaines environ, avec une marge plus ou moins importante selon la fréquence de nettoyage.

Ensuite, la base lave les serpillères à l’eau chaude (60°C). Cette nouveauté du Qrevo MaxV permet de renouveler moins souvent les mops et d’éliminer plus rapidement les bactéries. Un nouveau capteur permet aussi de procéder à plusieurs lavages lorsque les eaux usées sont trop sales.
Selon la fréquence de nettoyage et la saleté du logement, les brosses, serpillières et capteurs doivent aussi passer par un petit entretien. On conseille par précaution de retirer les cheveux, poils d’animaux de compagnie et autres petites saletés coincés dans les éléments mécaniques de l’appareil tous les mois. En cas d’oubli, le robot indique de toute façon quand les brosses sont coincées et nous invite à les laver pour poursuivre le nettoyage.
À l’instar des autres robots de la marque, l’entretien du Qrevo MaxV se révèle donc très simple, pratique et peu contraignant. Tout ce que l’on attend d’un robot-laveur.
Efficace, silencieux, imperturbable

Sur le papier, le Qrevo MaxV dispose d’un système d’aspiration plus puissant que le modèle de 2023 (7 000 Pa contre 6 000 Pa). Dans les faits, il ne se montre pas beaucoup plus efficace, mais on ne l’en blâmera pas.
En effet, le Qrevo se montrait déjà très convaincant en matière d’aspiration. Avec 95 à 98% de déchets aspirés, le Qrevo MaxV atteint presque la perfection. Poils d’animaux, tapis, moquettes, carrelage, parquet, rien ne lui résiste. Grace à sa capacité à se surélever (jusqu’à 10 mm), il se montre même redoutable sur les surfaces tissées.
Où sont donc les 2 à 5% manquants ? Sur les tapis à poils longs, que le mode “tapis boost” ne parvient pas à nettoyer parfaitement. Heureusement, Roborock permet de programmer un autre passage sur ces surfaces difficiles.
Quid du lavage ? La technologie FlexiArm permet au robot de déporter l’une des deux serpillères rotatives (200 tours/minute) vers l’extérieur. Roborock corrige en partie le principal problème des robots-aspirateurs : nettoyer le long des murs et autour des objets. « En partie » car il ne se limite qu’à un seul passage ce qui se révèle souvent insuffisant.
L’application permet de choisir parmi 30 niveaux de débit de l’eau afin d’optimiser efficacité et autonomie. S’il se montre endurant (nous y reviendrons), le Qrevo MaxV obtient des résultats inégaux en matière de nettoyage. En mode aspiration-lavage, impossible de supprimer les tâches tenaces même avec le mode Approfondi+ qui multiplie les passages. En revanche, pour un entretien quotidien, le Qrevo MaxV est un compagnon fiable.

Il l’est d’autant plus qu’il hérite de Reactive AI, technologie de navigation et reconnaissance d’obstacles issue des modèles haut de gamme de la marque. Grace à une caméra, le robot détecte à la perfection les objets sur son passage et adapte donc son nettoyage.
Si la reconnaissance d’objets impressionne, cela ne doit pas empêcher de ranger ce qui traine au sol avant de lancer la bête. Les câbles restent les pires ennemis des robots-aspirateurs, aussi il arrive que le Qrevo MaxV s’y coince. Beaucoup plus rarement que chez les concurrents, mais cela arrive encore. Idem avec les tous petits objets comme les Lego : le robot les traine parfois un peu avec lui avant de les détecter puis les éviter.
Enfin, le Qrevo MaxV identifie automatiquement les surfaces à ne pas nettoyer. Sur un tapis par exemple, il relève sa serpillière et passe en mode aspiration seulement.
Appli et cartographie maîtrisées

Après des débuts balbutiants, Roborock a rapidement compris que l’application compagnon et la cartographie d’un robot-aspirateur figuraient parmi les critères de choix des utilisateurs. Au fil des années, la marque a donc peaufiné son appli pour atteindre un niveau de maturité que l’on ne trouve quasiment nulle part ailleurs.
Ainsi, l’application Roborock (disponible sur iOS et Android) permet de configurer et contrôler à distance le robot-aspirateur. Après une installation d’une simplicité déconcertante, l’app permet de cartographier l’environnement afin d’optimiser le nettoyage. En quelques minutes, la surface de lavage, les parois et les obstacles sont identifiés.
L’utilisateur peut alors choisir parmi une série de mode de nettoyages (total, par pièce, délimitations manuelles…) ou laisser le logiciel le faire automatiquement. Il choisit alors les meilleurs paramètres selon les surfaces : puissance d’aspiration et de nettoyage (sur 4 niveaux), débit d’eau (sur 30 niveaux) et bien d’autres encore.

Si une pièce ou un meuble est déplacé, l’application revoit automatiquement la carte. Grâce à la caméra intégrée, il est aussi possible d’observer les obstacles qui pourraient ou auraient empêché le robot nettoyeur d’accomplir sa tâche. Last but not least, le Qrevo MaxV peut identifier les animaux de compagnie et se mettre en pause automatiquement dès qu’il en croise un, histoire de ne pas effrayer ces petites boules de poils.
Enfin, la caméra peut aussi faire office de dispositif de surveillance que l’on manipule à distance.
Comme les autres robots de la marque, le Qrevo MaxV est compatible avec plusieurs assistants vocaux : Google Assistant, Alexa et Rocky, son assistant maison.
L’interface de l’application est claire, simple et hautement personnalisable. On peut par exemple donner un nom à chaque pièce pour demander à la voix le nettoyage d’une pièce précise. Tant qu’à se montrer oisif, autant y aller à fond.
Bonne autonomie

Avec sa batterie de 5 200 mAh (la même que le Qrevo), cette version MaxV peut nettoyer une surface totale de 150 m2 en un peu plus de 3h en mode standard et 1h30 en mode Max+ (le plus puissant). Une excellente performance qui se rapproche de celle du Qrevo, pourtant moins puissant.
Pour gagner en autonomie, on peut choisir de désactiver le lavage des tapis ou opter pour un mode de nettoyage plus économique. Mais l’efficacité est logiquement réduite.
Cette très bonne autonomie s’accompagne d’un système de charge rapide. Le Qrevo MaxV passe de 20% (il garde toujours une réserve pour rentrer à la base) à 100% en moins de 3 heures. Là encore, Roborock réalise une belle prestation, la plupart des concurrents franchissant la barre des 4 heures de recharge.
Notre avis sur le Roborock QRevo MaxV
Avec le QRevo MaxV, Roborock réalise un quasi sans faute. Élégant, discret et silencieux, le plus haut de gamme de ses robots milieu de gamme se montre efficace, endurant et bougrement intelligent. La cartographie, la navigation et l’entretien facile figurent aussi parmi ses atouts.
Malgré tout, Roborock ne tient pas encore son robot-aspirateur parfait. Le Qrevo MaxV se prend encore les rouleaux dans les câbles et sa serpillère FlexiArm manque encore d’efficacité.
Il n’en demeure pas moins que le Qrevo Max s’impose comme le meilleur rapport qualité-prix du moment. On ne peut que vous le recommander.
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