Passer au contenu

Test du XGIMI MoGo 4 : le vidéoprojecteur à emporter partout

Que vaut le nouveau vidéoprojecteur de XGIMI, le MoGo 4 ? Réponse dans ce test après 2 mois d’utilisation.

Plus qu’un simple vidéoprojecteur, le MoGo 4 de XGIMI se présente comme un couteau suisse du divertissement nomade. Entre son design soigné, sa batterie intégrée et ses fonctionnalités lumineuses inédites, ce petit appareil de 1,31 kg a pour ambition de changer la façon dont on consomme ses contenus en mobilité. Proposé à 599€, réussit-il à tenir toutes ses promesses ? Pour le savoir, rien ne vaut un bon vieux test mené sur deux mois !

Découvrir le XGIMI MoGo 4

Bouteille Thermos et nombreux accessoires

Le MoGo 4 adopte un design cylindrique aux courbes douces, rappelant vaguement une bouteille Thermos. Sa compacité et son poids modéré (207,6 x 96,5 x 96,5 mm pour 1,31 kg) permettent de le transporter dans un sac à dos, même si on reste loin du format « poche » vanté par ses concepteurs. Il bénéficie d’une finition soignée en aluminium gris anodisé relevé par quelques touches orange vif. Le support pivotant inclus à la base permet une rotation à 360°. Fait d’un plastique transparent, il confère à l’appareil un petit côté SF bienvenu.

XGIMI MoGo 4
Le XGIMI MoGo 4 est orientable à 360°  © Marc Mitrani pour Presse-citron

XGIMI ne lésine pas sur les accessoires puisque l’appareil est accompagné de deux télécommandes. La première, classique, donne accès à toutes les fonctions. Elle est équipée d’un clavier partiellement rétroéclairé. Des touches non personnalisables donnent un accès direct à Netflix et YouTube. La seconde, nettement plus compacte, est attachée au projecteur par un cordon orange. Elle dispose de quelques touches assurant un service minimum et rend service lors d’une utilisation en déplacement. Enfin, on trouve dans la boîte un étrange filtre d’ambiance : on y reviendra un peu plus loin.

Luminosité correcte, correction d’image au top

Côté technique, le MoGo 4 embarque une puce DLP DMD de 0,23’’ en définition Full HD. Sa luminosité de 450 lumens ISO (330 lumens ANSI) permet de projeter des images jusqu’à 120’’ de diagonale en conditions d’utilisation optimales. En d’autres termes, on obtiendra un bon résultat en intérieur avec une lumière tamisée ou en extérieur à la tombée de la nuit.

Évidemment, la qualité d’image augmente au fur et à mesure que l’obscurité se fait. Dans une pièce aux volets fermés, ou en extérieur en pleine nuit, les couleurs sont agréablement vives et le contraste s’avère très correct pour un projecteur de cette catégorie. Le support du HDR10 est présent, mais peu utile vu la luminosité relativement modeste du projecteur.

Le MoGo 4 est équipé d’un module de correction de l’image pour le moins efficace. Il assure la correction automatique du trapèze, une mise au point rapide ainsi qu’une protection intelligente des yeux. Le support rotatif à 360° est un atout complémentaire. En pointant la projection vers n’importe quelle surface – mur, plafond, toile – l’image s’ajuste automatiquement en quelques secondes. Un vrai régal. Précisons au passage que la base dispose d’un filetage standard 1/4’’ autorisant la fixation sur n’importe quel trépied photographique.

Ambiances lumineuses

On l’a déjà brièvement évoqué, le MoGo 4 peut aussi faire office de projecteur d’ambiance. Pour cela, il suffit de presser longuement la touche de mise sous tension. Le filtre créatif fourni, baptisé Sunset, se place sur l’objectif du vidéo projecteur grâce à un système d’aimants. Il est alors reconnu et l’appareil passe en mode ambiance. Lors de la première utilisation, le téléchargement d’une app se fait automatiquement.

C’est elle qui génère les motifs affichés et autorise le choix de la couleur dominante à partir de la télécommande. Une fois l’app et le filtre installés, des motifs animés accompagnés de musique d’ambiance sont projetés. Il est même possible d’en changer en passant la main devant la lentille, grâce à un capteur gestuel intégré. Le résultat est amusant, la fonction s’avère novatrice, mais elle n’est pas vraiment indispensable. Pour clore le sujet, précisons que trois autres filtres (Lunar, Ripple et Dreamscape) sont disponibles sous la forme d’un pack vendu 99 €.

XGIMI MoGo 4
L’app pilotant les ambiances lumineuses s’installe automatiquement lors de la première utilisation d’un filtre. Malgré l’angle de projection volontairement bizarre, la correction d’image produit un affichage parfaitement rectangulaire © Marc Mitrani pour Presse-citron

Côté logiciel, le MoGo 4 fonctionne avec Google TV, anciennement connu sous le nom d’Android TV. Cette nouvelle version a comme principal avantage d’apporter le support natif de Netflix, ce qui n’était pas possible auparavant. L’interface est fluide, la navigation plutôt intuitive et l’accès aux contenus rapide. Le résultat est convaincant, mais n’atteint pas à notre avis l’efficacité de l’Apple TV.

Le MoGo 4 embarque deux haut-parleurs intégrés de 6W signés Harman/Kardon avec support Dolby Audio. La qualité sonore surprend agréablement pour un appareil de cette taille. Les basses sont présentes sans être envahissantes, les médiums clairs et les aigus correctement définis. Le volume maximal permet de sonoriser convenablement une pièce de taille moyenne. l’appareil peut aussi servir d’enceinte Bluetooth autonome, avec une autonomie musicale annoncée de 6 heures.

Enfin une batterie intégrée !

La batterie intégrée (non amovible) offre jusqu’à 2h30 d’autonomie vidéo à condition d’activer le mode Eco. Dans les faits, elle tient plutôt 2 heures, ce qui autorise la projection d’un film. C’est correct, mais pas exceptionnel… et toujours mieux que le MoGo 3 qui n’embarquait pas de batterie. XGIMI propose en option le PowerBase Stand. Celui-ci prend la forme d’un trépied dans lequel se trouve une batterie rechargeable. L’autonomie peut alors atteindre 5 heures si l’on en croit le constructeur (nous n’avons pas reçu l’accessoire lors de ce test). Le PowerBase Stand est disponible en option ou en bundle lors de l’achat du projecteur.

XGIMI MoGo 4
XGIMI MoGo 4 : portrait de famille © Marc Mitrani pour Presse-citron

Un mot pour finir sur les possibilités de branchement. La connexion Wifi 5 s’avère tout à fait suffisante pour le streaming en full HD. Elle est accompagnée d’une puce Bluetooth 5.1, d’un port HDMI (compatible ARC) et de deux ports USB (1 USB-A + 1 USB-C). On s’en contente aisément pour un produit de ce type.

Et le prix, dans tout cela ? Vendu 599€, le MoGo 4 se positionne face au Nebula Capsule 3 et au Samsung Freestyle 2nd Gen vendus à des prix avoisinants. Ils offrent le même type de prestation, à l’exception de l’éclairage d’ambiance.
On peut aussi opter pour le MoGo 4 Laser à 799€ (en cours de test), qui dispose d’une luminosité supérieure (550 lumens ISO) et inclut les 4 filtres d’ambiance dans la boîte.

Découvrir le XGIMI MoGo 4

Une version Laser plus chère mais de meilleure qualité

XGIMI propose aussi le MoGo 4 Laser. La grande différence réside dans la technologie de projection employée : le MoGo 4 utilise une source LED tandis que le MoGo 4 Laser mise sur la technologie laser. Le laser apporte une luminosité supérieure (550 lumens contre 450 lumens pour le LED), des couleurs légèrement plus intenses ainsi qu’une meilleure justesse colorimétrique. Les contrastes sont aussi meilleurs sur le modèle Laser, avec des noirs plus profonds que la version LED, bien que cela reste discret.

En termes d’usage, ils offrent tous deux une définition Full HD 1080p (pas de 4K, ni Dolby Vision), sont compatibles HDR10 et permettent de projeter de 40 à 200 pouces (mais il vaut mieux se limiter à 2-2,5 mètres de base pour garder une bonne netteté).

Le MoGo 4 Laser se distingue par la présence de plusieurs filtres créatifs magnétiques fournis permettant de personnaliser l’ambiance lumineuse, alors que la version LED n’en propose qu’un seul, le capsule Sunset. Côté gaming, les deux sont adaptés aux jeux occasionnels (Mario Kart, jeux d’aventure), mais affichent de la latence pour les jeux compétitifs.

Enfin, l’écart de prix (599 € pour le LED, 799 € pour le Laser) se justifie par la qualité supérieure d’image, la luminosité et les accessoires, malgré un léger effet « speckle » typique du laser et un léger risque d’effet arc-en-ciel.

Résumé des différences principales :

  • Technologie de projection : LED (MoGo 4) vs Laser (MoGo 4 Laser)
  • Luminosité : 450 lumens (LED) vs 550 lumens (Laser)
  • Contraste et justesse des couleurs meilleurs sur le Laser
  • Accessoires : plusieurs filtres magnétiques fournis sur le Laser, un seul sur le LED
  • Prix : 599 € (LED) vs 799 € (Laser)
  • Effet « speckle » présent sur le Laser, mais très contenu
  • Qualité sonore similaire, fonction enceinte Bluetooth sur les deux

Découvrir le XGIMI MoGo 4 Laser

XGIMI MoGo 4 : l’avis de Presse-citron

Le XGIMI MoGo 4 a tout d’un séducteur : design léché, fonctions originales et bonne qualité de projection en faible luminosité ambiante. En plus de sa fonction principale, il peut servir d’enceinte Bluetooth ou faire office de projecteur d’ambiance. Son autonomie s’avère correcte pour regarder un film de 2 heures maxi. On pourra passer jusqu’à 5 heures de projection en utilisant l’ingénieux PowerBase Stand, à la fois trépied et batterie supplémentaire.

L’aspect audio, assez soigné, lui permet de se transformer en enceinte Bluetooth. Plus original, une optique spécifique que l’on fixe sur l’objectif grâce à un mécanisme aimanté, le transforme en créateur d’ambiance lumineuse. Ce n’est certes pas la fonction la plus intéressante, mais elle peut rendre service. Enfin, Android TV fait correctement le boulot en procurant une interface fluide et intuitive à manipuler.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Newsletter 🍋

Abonnez-vous, et recevez chaque matin un résumé de l’actu tech

0.00
8.5

Note générale

8.5/10

On aime

  • Support 360° très pratique
  • Qualité audio convaincante
  • Batterie intégrée (enfin !)
  • Interface fluide et facile à manipuler

On aime moins

  • Luminosité limitée en plein jour
  • Autonomie perfectible sans le PowerBase
  • Télécommande principale pas entièrement rétroéclairée