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Tutoriel : comment créer un NAS maison avec des composants PC et unRaid (partie 1)

Un NAS (Network Attached Storage) est une solution de stockage accessible sur le réseau. Cela peut être utile aussi bien dans une entreprise qu’à son domicile pour y stocker tout un tas de fichiers.

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© Presse-citron.net

Dans mon cas, j’ai utilisé un Raspberry Pi 3 B+, puis un Odroid HC2 et même un NUC i3 pour servir à la fois de NAS et de serveur Linux, pour jouer notamment avec des conteneurs Docker.

La problématique

Toutes ses solutions matérielles sont intéressantes, mais peu évolutives et donc limitées. La carte Odroid HC2, par exemple, ne peut embarquer qu’un seul et unique disque dur de 3.5 pouces. La puissance est bonne, mais ce n’est pas un serveur.

Le NUC d’Intel est un mini-PC très compact et parfait pour de nombreux usages, mais n’est pas non plus très adapté pour un NAS. En effet, les options de stockage se limitent à un SSD au format M.2 ainsi qu’un disque dur 2.5 pouces.

Plutôt qu’utiliser un Raspberry pour gérer la domotique, un Odroid pour stocker mes fichiers, j’ai choisi de monter mon propre NAS avec des composants PC pour avoir une solution durable et évolutive.

Le but de ce projet ? Faire un NAS, mais aussi un serveur maison sur une seule et même machine. Afin d’y stocker des fichiers perso et pros, héberger des conteneurs Docker et des machines virtuelles (ou VM)… Les NAS grands publics ne m’intéressaient pas, mais ont l’avantage d’être clé en main.

Les solutions logicielles

Quand j’utilisais encore mon Odroid HC2, j’utilisais la solution libre OpenMediaVault (basée sous Debian). Ça fonctionnait bien, même si les possibilités de stockage étaient limitées à un seul disque dur dans mon cas et l’interface n’était pas la meilleure.

Il y a aussi la solution libre TrueNAS CORE (anciennement FreeNAS) qui a le mérite d’être complète, mais je n’ai pas encore pu l’essayer.

Pour ce projet, j’ai choisi la solution logicielle unRaid de la société Lime Technology, Inc. Elle est payante — il est possible de l’essayer gratuitement pendant 2 mois —, mais a le mérite de regrouper pas mal de fonctions. Bien sûr, toutes les fonctions NAS (partage de fichiers, Time Machine, etc.) sont gérées, mais aussi les conteneurs Docker et les machines virtuelles. Le tout dans une interface plutôt jolie et bien pensée.

Dashboard d'unRaid en français

Le dashboard d’unRaid © Presse-citron.net

unRaid est un peu différent de TrueNAS dans le sens où il ne gère pas les niveaux de RAID logiciel comme le RAID0, RAID1 ou RAID5 (pour ne citer qu’eux), mais propose un système un peu différent avec un ou deux disques de parité. Le disque de parité doit être au moins de la même taille ou plus grand que votre disque le plus grand. Dans mon cas, j’ai 3 disques (4 To, 4 To, 2 To), j’ai les options suivantes :

  • Stockage avec un disque de parité : 6 To utilisables, 4 To utilisés pour la parité
  • Stockage sans disque de parité : 10 To utilisables

Si un disque dur venait à lâcher, le système de parité pourrait le récupérer, mais il ne faudrait pas que ça arrive sur deux disques en même temps. Je compte faire des sauvegardes régulières de mes données dans le cloud pour éviter tout risque, ça sera rapide avec ma connexion Fibre.

Le choix des composants

La carte mère

La carte mère AsRockRack X470D4U2-2T

AsRockRack X470D4U2-2T © Presse-citron.net

Au départ, je comptais utiliser une carte mère de « bureau », pas une carte mère de serveur. Mais j’ai eu la possibilité de tester une des rares cartes mères compatibles Ryzen qui possède des fonctions de serveur : AsRockRack X470D4U2-2T.

Basée sur le chipset X470 d’AMD, elle est compacte (format micro-ATX) et compatible avec tous les processeurs Ryzen 2000 et 3000. Ce qui me plaît particulièrement : sa fonction IPMI (concrètement ça permet de gérer le serveur à distance, le redémarrer, surveiller l’état des composants…) et ses nombreuses possibilités de stockage. On peut brancher jusqu’à 6 disques en SATA3 et 2 SSD au format M.2. Accessoirement il y a deux ports Ethernet 10G qui peuvent être bien pratiques sur un serveur.

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Le processeur

Le processeur Ryzen 1600 AF

Ryzen 1600 AF © Presse-citron.net

Comme indiqué précédemment, j’ai choisi un processeur Ryzen pour mon NAS / serveur maison. C’est une question de goût… et de coût. Selon moi, AMD propose le meilleur rapport qualité / prix / puissance par rapport à Intel. J’utilise d’ores et déjà un processeur Ryzen sur mon PC gaming depuis quelque temps et je n’ai jamais été déçu.

Il me fallait un processeur avec pas mal de coeurs (surtout pour la partie Docker + VM) et j’ai opté pour le Ryzen 5 1600 AF. Avec ses 6 coeurs natifs et 12 coeurs logiques, sa fréquence de base de 3.2 GHz et 3.6 GHz en boost, il est presque équivalent au Ryzen 2600 (fréquence de base 3.4 GHz). Contrairement à ce que son nom indique, le 1600 AF est sur la même architecture que le 2600 : Pinnacle Ridge et sa finesse de gravure de 12 nm. Les seules vraies différences du Ryzen 1600 AF : les fréquences un peu plus basses… et le prix vraiment attractif.

La mémoire vive

La mémoire vive Kingston KSM24ED8/16ME

Kingston KSM24ED8/16ME © Presse-citron.net

La carte mère AsRockRack X470D4U2-2T supportant la mémoire vive ECC, serveur oblige, il aurait été dommage de s’en priver. Ce n’est pas indispensable, loin de là, mais c’est toujours un plus dans une utilisation serveur (moins voire pas du tout dans le cadre d’un NAS seul).

En l’occurrence, j’ai pris 2 x 16 Go de mémoire vive de la marque Kingston Server Premier. Sous la référence KSM24ED8/16ME, c’est une barrette DDR4 ECC cadencée à 2400 MHz. Ça suffira amplement dans le cadre de ce projet, l’objectif étant la stabilité du système.

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Le refroidissement

Le ventirad Noctua NH-U9S

Noctua NH-U9S © Presse-citron.net

Il me fallait une solution performante et assez silencieuse. J’ai opté un ventirad et des ventilateurs Noctua, l’une des marques les plus réputées. Car le NAS / serveur maison sera dans mon meuble TV… à proximité immédiate de ma Freebox Delta S.

Pour le refroidissement du processeur, j’ai choisi le ventirad Noctua NH-U9S. Compact et performant, il est vraiment parfait. Enfin, j’ai pris deux (grands) ventilateurs NF-A20 PWM pour refroidir les composants et disques durs et évacuer l’air chaud à l’extérieur du meuble TV. Outre leur grande taille (20 cm !), ils ont l’avantage d’offrir un débit d’air important avec un niveau sonore très limité. Les produits Noctua sont haut de gamme à tous les points de vue : qualité de fabrication, bundle toujours très complet, garantie de 6 ans…

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Le boîtier

Je possédais déjà une table de bench Streacom BC1 (Open benchtable) et j’ai décidé de l’utiliser au moins au début. Ce n’est bien sûr pas idéal, on ne parle pas d’un boîtier à proprement parler, mais ça fonctionne.

L’intérêt principal est son aspect très compact dans mon meuble TV, sans oublier sa facilité déconcertante pour fixer tous les composants et sa qualité de fabrication qui sont de vrais avantages. À moyen ou long terme, je n’exclus évidemment pas d’investir dans un vrai boîtier de type NAS, ça sera certainement mieux pour le refroidissement, la poussière, etc.

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L’alimentation

L'alimentation Seasonic FOCUS GX-550

Seasonic FOCUS GX-550 © Presse-citron.net

J’ai une alimentation de marque Seasonic sur mon PC gaming, donc j’ai repris cette marque. Cette fois, j’ai opté pour une FOCUS GX-550. Ce n’est pas la moins chère, mais elle est modulaire, les câbles sont relativement nombreux… et la garantie est de 10 ans.

Elle a une puissance de 550 Watts, ce qui est surestimé pour un simple NAS / serveur maison, mais ça m’évitera de la changer si j’opte à l’avenir pour une carte graphique.

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Les disques durs

Les disques durs WD

Disques durs WD © Presse-citron.net

Je possédais déjà un disque dur de 2 To (utilisé dans mon Odroid HC2) : Western Digital Blue WD20EZRZ. En plus, j’ai acheté 2 disques durs de 4 To : WD Red WD40EFRX.

La gamme Red chez WD correspond à une utilisation NAS, donc ça convient parfaitement pour ce projet.

Le SSD NVMe WD Blue SN550

WD Blue SN550 © Presse-citron.net

Ce n’est pas tout, j’avais acheté également un SSD NVMe, le WD Blue SN550 500 Go, pour le cache et le stockage des conteneurs Docker et machines virtuelles.

J’aborderai plus tard le fonctionnement d’unRaid mais vous allez comprendre qu’un SSD sera bien utile pour accélérer la vitesse d’écriture sur les disques notamment.

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Autres composants

Carte graphique ? Pour l’instant, je n’en ai pas besoin. Ça pourrait être éventuellement utile plus tard pour l’utiliser dans une machine virtuelle et jouer par exemple.

Carte réseau 10 Gb/s ? Pour profiter du 8 Gb/s de la Freebox Delta S, j’avais acheté une carte réseau 10 Gb/s en SFP+. Ça permet de profiter du maximum de ma connexion Fibre, même si le Gigabit en Ethernet est déjà suffisant pour le commun des mortels. C’est l’avantage du NAS / PC sur mesure : on met les cartes d’extension que l’on veut 😉

L’installation d’unRaid

Avant de parler de l’installation d’unRaid, parlons un peu de ses offres payantes. Il existe en fait trois offres et la seule différence entre les offres est le nombre de disques durs attachés à votre NAS.

L’offre la moins chère commence à 59 dollars pour 6 disques maximum, 89 dollars pour 12 disques maximum, et la plus chère est à 129 dollars pour un nombre illimité de disques. unRaid étant installé sur une simple clé USB, la licence est sur cette dernière, et rien n’empêche d’utiliser votre licence sur un autre serveur NAS. C’est une licence par serveur. Étant donné la qualité de cette solution et la fréquence des mises à jour, c’est un investissement qui vaut le coup selon moi.

Installer unRaid sur une clé USB

Je passe volontairement la partie « montage des composants », pas très intéressante ici, pour passer à l’installation d’unRaid. Comme je l’ai dit, la solution unRaid est à installer sur une clé USB. Prenez une clé USB d’une marque connue (elle doit avoir un identifiant GUID pour fonctionner avec unRaid) de minimum 1 Go. Pas besoin de prendre une clé USB 3.0, une clé USB 2.0 peut suffire. Il faut ensuite la formater en FAT32 et éventuellement la nommer « UNRAID ».

Ensuite, je conseille de télécharger le petit logiciel « USB Creator » d’unRaid, disponible sur Mac et Windows pour créer la clé USB encore plus facilement. Il suffit de choisir la version d’unRaid, cocher la case « Allow UEFI Boot » et choisir votre clé USB fraichement formatée.

Si l’outil ne fonctionne pas (ça arrive parfois sur Mac) ou que vous êtes sous Linux, la procédure n’est pas trop compliquée. Il faut télécharger la version souhaitée d’unRaid sur leur site, copier le contenu de l’archive sur votre clé USB nommée « UNRAID » et cliquer enfin sur « make_bootable_linux » si vous êtes sous Linux, make_bootable_mac sur Mac et make_bootable.bat sur Windows. Une fenêtre avec des lignes de commande devrait s’ouvrir et vous demander si vous souhaitez activer le boot UEFI (tout dépend de votre carte mère, mais c’est vivement conseillé de l’activer).

Premier démarrage d’unRaid

Une fois la clé USB réalisée avec unRaid, il ne reste plus qu’à la brancher sur un port USB et démarrer le NAS. Je conseille d’aller dans le BIOS de la carte mère et de mettre votre clé USB en premier dans l’ordre de démarrage (Boot Order), puis d’enregistrer et quitter. unRaid devrait démarrer au bout de quelques secondes / minutes.

L’adresse IP du NAS sur votre réseau devrait s’afficher à l’écran ou il faudra la trouver dans l’interface de votre box Internet (les appareils connectés ainsi que leur IP sur le réseau sont visibles sur toutes les box ou presque). Dans mon cas, l’IP locale est 192.168.1.12.

Il suffit ensuite de taper l’adresse IP locale de votre NAS dans un navigateur d’un périphérique connecté sur le même réseau (que ce soit en Wi-FI ou Ethernet) et vous devriez tomber sur la page de bienvenue d’unRaid.

Le premier démarrage d'unRaid

Le premier démarrage d’unRaid © Presse-citron.net

Les premières étapes sont :

  1. Choisir le bon fuseau horaire
  2. Renseigner un mot de passe administrateur (il n’y en a pas par défaut)
  3. Cliquer sur le bouton « Get trial key » pour commencer les 30 jours gratuits (il est possible de demander 2 fois 15 jours de prolongation maximum par la suite)

La suite… au prochain épisode. Ce projet est divisé en une série de 2 ou 3 articles minimum. Dans une semaine, vous pourrez retrouver (notamment) la configuration d’unRaid et des disques durs, le changement de la langue (pour passer de l’anglais au français), la mise en place des partages réseau / conteneurs Docker / machines virtuelles…

Je tiens à remercier particulièrement les marques AsRock Rack, Kingston et Noctua ainsi que le support d’unRaid qui ont permis la réalisation de ce projet.

Consulter la deuxième partie du tutoriel >>

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11 Commentaires

11 Commentaires

  1. spa

    8 juillet 2020 at 7 h 42 min

    Raspberry 4 + Raxda quad sata hat (https://wiki.radxa.com/Dual_Quad_SATA_HAT) + 4 disks = NAS

    • Camille Bouiller

      8 juillet 2020 at 15 h 17 min

      Sympa, surtout que le Raspberry Pi 4 commence à être assez puissant (pour sa taille).

  2. Habib

    8 juillet 2020 at 13 h 28 min

    Salut,
    Est-ce que le pc boote sans problème sans carte graphique ?
    Comment tu règles le bios ?
    Le cpu 1600af n’incorpore pas de puce graphique, n’est-ce pas ?

    Merci pour ton article et tes reponses.

    • Camille Bouiller

      8 juillet 2020 at 15 h 29 min

      Hello,

      Merci pour ton retour surtout 🙂

      Désolé j’avais prévu de parler du boot mais j’ai un peu oublié. Ma carte mère AsRockRack démarre en effet sans carte graphique, et tu as une puce graphique qui permet « d’afficher » l’écran sur l’IPMI. Toutes les cartes mères de bureau (Asus, MSI et les autres) ne peuvent pas forcément démarrer sans carte graphique, ça dépend des marques. Je te conseille de bien regarder avant.

      Sinon il faut prendre une petite carte graphique pour dépanner, j’avais pris une Zotac GT 710 en PCIe x1 et ça suffit largement. Concernant le BIOS, pas grand chose d’obligatoire à configurer. À part que la clé USB d’unRaid soit en priorité dans l’ordre de boot.

      Je te confirme que le Ryzen 1600 AF n’a pas de puce graphique. Après les Ryzen avec puce graphique intégrée restent assez performants, ça peut être une bonne option pour éviter de se prendre la tête avec une carte mère compatible et/ou une carte graphique à acheter.

      Je vais tâcher de modifier l’article aujourd’hui ou demain pour ajouter cette précision.

      • Leroy

        8 juillet 2020 at 23 h 25 min

        Merci pour ta réponse

  3. BeWog

    9 juillet 2020 at 7 h 01 min

    Quid de la consommation électrique ?
    Pour ma part, j’ai opté il y a 1 an pour une carte mère peu chère et peu consommatrice, le processeur est par ailleurs intégré à la carte.
    * Boîtier : Corsair Carbide 500R (SKU CC-9011012-WW)
    * Alimentation : be quiet! Pure Power 11 400W (80PLUS Gold)
    * Processeur : Intel Celeron J3455 (CPU intégré)
    * Refroidissement: Passif (intégré à la carte mère)
    * Carte mère : ASRock J3455-ITX (Mini ITX)
    * Mémoire vive : G.Skill RipJaws SO-DIMM 8 Go DDR3L 1600 MHz CL9

    Me ma que plus qu’à brancher 2 vrais disques mais pas encore le budget.

    • Camille Bouiller

      10 juillet 2020 at 13 h 41 min

      La consommation électrique ? Je vais en parler dans la troisième et dernière partie ^^ Ça consomme plus qu’un Celeron c’est évident mais j’étais agréablement surpris du Ryzen.

      En tout cas ta config est très bien adaptée pour un NAS.

  4. Guillaume

    10 juillet 2020 at 9 h 18 min

    Je vous conseille les reddit r/vfio, r/cloudygamer et r/selfhosted.

    Personnellement j’utilise Proxmox (gratuit pour 1 machine) et j’ai installé manuellement docker. Ensuite tu peux utiliser un docker-compose ou bien portainer.

    Pour le stockage j’ai fait des pools ZFS en zraid1 et zraid2 selon l’importance des donnés.

    • Camille Bouiller

      10 juillet 2020 at 13 h 44 min

      Reddit regorge de ressources intéressantes effectivement.

      Bonne idée Proxmox, ça reste une solution parmi d’autres. Chacun a ses préférences et c’est bien qu’il y ait autant d’outils et de possibilités pour monter son NAS.

  5. Leroy

    13 juillet 2020 at 23 h 21 min

    Salut,
    Quel est au final le prix de la machine ?
    Comment se compare-t-elle avec un Synology (grand public) ou un ixsystem freenas ?
    Merci

    • Camille Bouiller

      14 juillet 2020 at 3 h 21 min

      Salut,

      Je dirais entre 1100 et 1200 € avec tous les composants et disques indiqués dans l’article (je ne compte pas la table de bench). Si on n’a pas besoin d’IPMI et de mémoire ECC, on peut enlever facilement 300 € en prenant une carte mère classique et de la mémoire non-ECC. Ça peut paraître cher mais ça reste un PC qui pourra servir à autre chose plus tard par exemple, il est évolutif, etc.

      Qu’est-ce que ça vaut par rapport à un Synology ? En termes de puissance brute, ça n’a clairement rien à voir. C’est largement au-dessus. Idem niveau évolutivité… Sur ce projet, j’ai que 3 disques pour le moment + un autre de cache mais je pourrais en mettre beaucoup plus. Un NAS Synology 4 baies c’est au moins 500 €, avec une puissance bien moindre. Après leur logiciel est connu pour être pas mal. Par rapport à un ixsystem freenas, je ne pourrais pas dire honnêtement.

      Le vrai intérêt d’un NAS maison c’est de choisir les composants que l’on veut et d’y installer le logiciel que l’on préfère. Ce n’est pas accessible à tout le monde car il faut un peu de connaissances et de patience… Si j’avais un Synology sous la main, j’aurais bien fait un comparatif mais je n’en ai pas. Il y aura quelques chiffres sur les performances dans la troisième et sans doute dernière partie 😉

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