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Tutoriel : comment créer un NAS maison avec des composants PC et unRaid (partie 2)

Après le choix des composants PC et l’installation d’unRaid pour le projet NAS, place désormais à la configuration de la solution logicielle et la mise en place des différentes options.

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Pour celles et ceux qui découvrent cet article sans avoir vu la première partie, je vous invite à commencer par lire le début.

La première configuration d’unRaid

À la fin du premier article de ce projet NAS, unRaid était donc installé sur une clé USB et prêt à être utilisé. Une fois l’heure et la licence (soit version d’essai soit licence payante) configurées, on peut passer aux choses sérieuses.

unRaid existe dans deux versions : la branche stable et la branche next (ou beta). En temps normal, je conseille d’utiliser la version stable quand il s’agit de données et de services importants. Pour ce tutoriel, je vais donner la procédure pour utiliser la version bêta et profiter ainsi d’une des nouveautés majeures d’unRaid 6.9 : le support du français (et d’autres langues).

À l’heure où j’écris cet article, unRaid 6.9 n’est disponible qu’en version bêta. Voici comment utiliser la version bêta d’unRaid et installer la langue française :

  1. Aller dans Tools > Update OS
  2. Si vous êtes sur la branche stable, il faut choisir la branche next, cliquer ensuite sur Update pour effectuer la mise à jour. Dès que c’est fait, il faut redémarrer unRaid (« Reboot » depuis l’onglet « Dashboard » ou « Main »)
  3. Pour installer la langue française, il faut passer par le plugin Community Applications (qui sera utile par la suite pour installer d’autres applications)
  4. Pour ce faire, il faut aller dans Plugins > Install Plugin et taper l’URL suivante : https://raw.githubusercontent.com/Squidly271/community.applications/master/plugins/community.applications.plg
  5. Une fois que vous êtes sur unRaid 6.9 minimum et que le plugin Community Applications est installé, il suffit d’aller dans le nouvel onglet Apps et dans la catégorie Language (menu de gauche) et installer le Pack de langue française (bouton en bas à gauche)
Le choix de la langue française dans unRaid

Le choix de la langue française dans unRaid © Presse-citron.net

Voilà, unRaid est maintenant en français. Si certaines pages ou fonctions sont pas ou mal traduites, il est possible de repasser unRaid en anglais en cliquant sur l’îcone « Switch Language » en haut à droite.

La sélection des disques

L’étape suivante est de configurer / choisir les disques durs pour qu’ils soient utilisables dans unRaid. Ça se passe dans l’onglet « Principal » (ou Main en anglais). Comme indiqué dans la partie 1, il existe plusieurs « types » de disques avec cette solution logicielle :

  • Le disque de parité : il est facultatif (mais vivement conseillé) car sert en cas de défaillance d’un disque de stockage. Il doit être au moins de la taille (ou supérieur) de votre plus grand disque de stockage
  • Le disque de stockage : il sert à stocker vos données
  • Le disque de cache : il est facultatif également mais bien utile pour accélérer les vitesses de transfert vers et depuis le NAS

unRaid organise le stockage sous forme d’Array, il faut le voir comme une pile d’un ou plusieurs disques. Chaque Array peut contenir jusqu’à 2 disques de parité, environ 22 disques de stockage… Il est possible de mettre plusieurs disques de cache également. Bref, il y a de quoi faire.

Le choix des disques dans unRaid

Le choix des disques dans unRaid © Presse-citron.net

Ayant 3 disques de stockage et un disque SSD NVMe, j’ai choisi d’utiliser un disque WD Red de 4 To pour la parité, et les deux autres (WD Red 4 To, WD Blue 2 To) pour les données. Le SSD est pour le cache. Il suffit de choisir les bons disques dans l’onglet « Principal » une fois l’Array stoppé et le tour est joué. L’Array peut être démarré une fois les disques bien assignés.

Le disque de parité implique un contrôle de la parité (ou Parity Check), afin de s’assurer que les données et la parité soient comparés et que le disque de parité soit corrigé en cas d’erreur. Par défaut, ce contrôle est effectué la nuit tous les mois (c’est modifiable en bas dans l’onglet « Principal »). Cette vérification a mis près de 9 heures dans mon cas pour un disque de 4 To.

Concernant le disque de cache, il faut parler du Mover. C’est une fonction récurrente qui permet de déplacer les fichiers du disque de cache vers celui des données. Tout dépend des réglages de chaque dossier partagé (je vais y revenir dans la partie suivante).

L’objectif ? Si un dossier partagé utilise le cache, le fichier sera enregistré sur le disque de cache en premier… puis déplacé par le Mover sur le disque de données la nuit (c’est paramétrable également).

L’ajout de dossiers partagés

Par défaut, il y a déjà des dossiers partagés « appdata », « docker », « domains », « isos » et « system » qui servent aux différentes fonctions unRaid. Mais l’intérêt est bien sûr d’en ajouter afin de stocker ses documents, ses photos, ses films et tout ce que vous voulez sur le NAS. Ça fonctionne presque partout de cette façon, quel que soit le système du NAS.

J’ai créé pour les tests deux dossiers : documents et pressecitron. La création d’un dossier partagé est assez simple : il faut commencer par choisir un nom, choisir l’utilisation du cache ou non (je vais en parler plus en détail ensuite), sélectionner les disques inclus et/ou exclus pour ce dossier, etc.

La création d'un dossier partagé

La création d’un dossier partagé © Presse-citron.net

Il est souvent judicieux de mettre tel ou tel contenu sur un disque A et d’autres choses sur un disque B. Chacun peut adapter les réglages à sa sauce mais les réglages par défaut fonctionnent aussi très bien.

À propos du cache sur le dossier partagé, il est important de bien le choisir dans Utiliser le Cache Pool (pour les nouveaux fichiers/répertoires) (ou Use cache pool (for new files/directories)). L’option « Non » n’utilise pas le cache, les options « Oui » ou « de préférence » utilisent le cache et déplacent le contenu vers l’Array (avec le Mover), et l’option « Seulement » n’utilise que le cache.

Les différents dossiers partagés du NAS sur mon Mac

Les différents dossiers partagés du NAS sur mon Mac © Presse-citron.net

Ensuite quand le dossier partagé est créé, il est possible de choisir les options SMB. En clair, ça permet de voir et gérer les contenus du NAS depuis votre PC ou Mac sur le réseau local. On peut ainsi copier (ou récupérer) n’importe quel fichier sur le NAS depuis son ordinateur, c’est très pratique. Les différentes options SMB servent notamment à afficher le nom du dossier partagé sur le réseau (ou le rendre privé) et de choisir les droits d’accès. Un utilisateur peut avoir tous les droits (lecture + écriture) comme avoir de la lecture seule sur le dossier.

La création d’un conteneur Docker et d’une machine virtuelle

La partie Docker et VM (machine virtuelle) est pour moi le vrai plus d’unRaid, en plus des fonctions NAS abordées précédemment.

Le dashboard d'unRaid avec les dossiers partagés, conteneurs et machines virtuelles

Le dashboard d’unRaid avec les dossiers partagés, conteneurs et machines virtuelles © Presse-citron.net

Tout d’abord, concernant Docker, c’est un formidable outil pour jouer avec un nombre illimité ou presque de services. Dans mon cas, j’ai installé un service duplicati (gestion des sauvegardes vers le cloud), EmbyServer (outil de gestion et de partage de votre bibliothèque multimédia) et code-server (l’éditeur VS Code disponible dans un simple navigateur Internet).

La liste des conteneurs Docker

La liste des conteneurs Docker © Presse-citron.net

La création d'un conteneur Docker

La création d’un conteneur Docker © Presse-citron.net

J’aurais pu installer aussi GitLab, Home Assistant, NextCloud ou plein d’autres services encore. Toutes ses applications sont disponibles et installables en quelques clics grâce au plugin Community Applications.

Si on ne connait pas le fonctionnement de Docker, on peut être un peu perdu, mais le plugin Community Applications simplifie assez bien l’installation d’un service Docker comme celui code-server. Il suffit parfois de renseigner le port public de votre service, le dossier où les fichiers du service seront enregistrés sur le NAS et le mot de passe pour accéder au service.

Concernant la création d’une machine virtuelle, c’est assez simple aussi. La première chose est de récupérer l’image disque .iso du système que vous souhaitez virtualiser, et l’enregistrer dans le dossier partagé « isos ». Ça peut être Linux comme Windows. Dans mon cas, j’ai installé Debian 10 et Windows 10.

La liste des machines virtuelles

La liste des machines virtuelles © Presse-citron.net

La création de la machine virtuelle Windows 10

La création de la machine virtuelle Windows 10 © Presse-citron.net

Pour créer une machine virtuelle (VM) de Windows 10, j’ai utilisé les paramètres par défaut et j’ai modifié les réglages CPUs logiques (j’en ai choisi que 2), la mémoire RAM initiale et maximale, le BIOS SeaBIOS, l’image ISO du système souhaité et bien sûr la taille du vDisk (30G). Une fois la VM créée, on peut y accéder en cliquant sur son icône et le sous-menu apparaît avec l’option « Accès distant VNC ». Ça permet de faire l’installation de Windows 10 et d’y accéder ensuite sans avoir un client VNC sur son ordinateur.

L'accès VNC de la machine virtuelle sous Windows 10 avec unRaid

L’accès VNC de la machine virtuelle sous Windows 10 avec unRaid © Presse-citron.net

Pour rappel : le VNC permet de prendre le contrôle à distance d’un ordinateur. C’est bien pratique pour une machine virtuelle comme un « vrai » ordinateur à l’autre bout du globe.


Voilà tout pour cette deuxième partie du projet NAS. Dans une semaine, vous pourrez retrouver la troisième et sans doute dernière partie qui sera consacrée aux performances, à la consommation électrique et conclusion sur le projet.

<< Consulter la première partie du tutoriel

Consulter la troisième partie du tutoriel >>

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