Suivez-nous

Sciences

Une startup française propulse un satellite grâce à une technologie jamais vue auparavant

Une entreprise française vient d’effectuer un premier lancement qui servira de test pour cette technologie inédite.

Il y a

  

le

 
thrustme
© ThrustMe

Lorsque l’on parle de missions spatiales, on évoque souvent la NASA, la JAXA, ou quelques entreprises privées comme SpaceX ou BlueOrigin. Il est rare que la France soit mise à l’honneur dans ce secteur. Pour une fois, la startup ThrustMe nous prouve le contraire. Ane Aaneslan, la fondatrice de la startup, est chercheuse au CNRS. Les 7 employés de ThrustMe sont eux hébergés à Polytechnique. Cette startup est donc française, et a été propulsée par l’incubateur parisien spécialisé dans la science et la technologie : Agoranov.

ThrustMe est basée à Paris-Saclay, la Silicon Valley française, qui compte plus de 60 000 étudiants, et 10 500 enseignants-chercheurs. Depuis le début du projet en 2006, de nombreuses entreprises ont choisi de s’installer dans ce pôle scientifique et technologique, à l’image du CNRS, CEA, l’Université Paris-Saclay, l’École polytechnique, l’Institut d’optique Graduate School, CentraleSupélec, HEC Paris, Technocentre Renault et pour très bientôt AgroParisTech.

ThrustMe décolle.

Revenons à ThrustMe. La jeune pousse française vient d’envoyer dans l’espace son premier moteur électrique destiné à propulser des minisatellites. Ce lancement n’a pas eu lieu dans un champ en banlieue parisienne, mais à Taiyuan, en Chine. La mission était dirigée par l’entreprise aérospatiale SpaceTy. Une belle mise en situation réelle pour la société française qui en 2017 levait 2 millions d’euros pour mener à bien ses projets.

Par ailleurs, il est important de préciser que ce lancement n’a rien de commun, il s’agit d’une première mondiale. Ce moteur n’a rien de conventionnel, il n’utilise pas de gaz neutre comme du xénon, mais plutôt de l’iode. L’iode a l’avantage d’être moins rare, donc moins cher que le xénon, mais surtout plus facile à stocker. Ane Aaneslan, explique que le xénon n’existe que sous forme gazeuse et doit donc être stocké dans « des réservoirs à haute pression complexes et sensibles ». L’iode peut être conservé sous forme solide, ce qui permet de rendre les moteurs plus compacts et moins sensibles.

Par exemple, le moteur utilisé par la société chinoise SpaceTy lors de ce lancement tenait dans le creux de la main. Dans un entretien accordé au CNRS, Ane Aaneslan explique que cette mission avec SpaceTy doit permettre à ThrustMe d’effectuer des « tests complets du système de propulsion électrique, y compris des manœuvres orbitales, pendant plusieurs mois ». Afin de continuer à développer ce moteur ultra compact, pour un jour le commercialiser, ThrustMe peut compter sur le soutien sans faille de l’ESA et du CNES. À terme, ThrustMe compte aider à propulser des centaines de minisatellites afin de concevoir des constellations artificielles, comme le fait actuellement SpaceX avec son projet Starlink.

1 commentaire

1 Commentaire

  1. Jo

    12 novembre 2020 at 15 h 40 min

    Mais pourquoi donc choisir la Chine???
    Cette dictature est en train de nous bouffer tout cru!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les bons plans

Dernières news

Newsletter 🍋 Inscrivez-vous à la newsletter tout juste sortie du four, rien que pour vous

Les meilleurs forfaits

Les tests