En une décennie, les arnaques sur internet ont fait des milliers de victimes. Dans son rapport annuel publié en juin dernier, l’AMF révélait avoir ajouté 1 200 sites ou entités sur sa liste noire en 2020. Profitant de la crise et du confinement, les escrocs subtiliseraient en moyenne 40 000 euros à chacune de leurs victimes.
Les méthodes employées sont toujours plus perfides. Pendant le confinement, on a vu apparaitre des arnaques sur des fausses cagnottes pour les soignants, de faux livrets d’épargne (pour siphonner la collecte massive du Livret A) ou encore de faux placements dans les crypto-monnaies.
Le faux parking, un best-seller en 2020
La chargée de la protection des épargnants à l’AMF, Claire Castanet, affirme aussi qu’une escroquerie sur des pseudo-investissements dans des parking d’aéroports a fait “beaucoup de mal” aux français. Face à l’ampleur des dégâts, Vinci Concessions et Bouygues Immobilier ont été contraints de publier des communiqués sur leurs sites officiels respectifs pour avertir le public sur ces arnaques.
Dans son message d’avertissement, le groupe Bouygues incite les clients à consulter les supports officiels : “nous vous recommandons, lorsque vous êtes démarchés pour l’achat d’un produit BOUYGUES IMMOBILIER, de vérifier avant de vous engager contractuellement, que les biens proposés sont présentés de façon détaillée sur le site bouygues-immobilier.com ou en contactant Bouygues Immobilier au 01 55 18 7000 (Prix d’un appel local)”.

Au quotidien, l’Autorité des Marchés Financiers fait un immense travail de pédagogie pour sensibiliser les français à ces risques. Mais que ce soit dans les paiements en ligne ou dans les placements financiers, le risque zéro n’existe pas. Il faut donc connaitre les bonnes démarches à adopter si vous êtes victime d’une fraude.
Contacter l’AMF ou la police
Naturellement, les victimes d’escroqueries aux placements financiers se tournent vers l’AMF pour obtenir de l’aide. Seulement, cette dernière n’est compétente que si les intermédiaires financiers ont l’autorisation de commercialiser les produits en France. De même, votre propre banque ne pourra vous aider. Dans le cas de plateformes frauduleuses non enregistrées auprès de l’ACPR, il faudra donc solliciter les autorités judiciaires compétentes.
La première chose à faire est de remplir une pré-plainte directement sur le site www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr. Vous devrez ensuite vous rendre dans un commissariat de police ou dans une gendarmerie à proximité pour déposer votre plainte. Autre alternative, vous pouvez envoyer votre dossier au tribunal judiciaire par recommandé avec un accusé de réception. Pour vous accompagner, ce service gratuit vous permet de générer le courrier de dépôt de plainte.
Si vous êtes perdu, voici où obtenir de l’aide :
- Info Escroqueries : 0 805 805 817
- SOS Victimes : 01 41 83 42 08
- DGCCRF (répression des fraudes) : 3939
- Signal Spam : www.signal-spam.fr
- Portail officiel de signalement : www.internet-signalement.gouv.fr
Constituer son dossier
Sur le site service-public.fr, vous pouvez trouver tous les détails pour constituer un dossier en vue d’un dépôt de plainte. Parmi les éléments à intégrer au dossier, il faudra préciser la manière dont vous êtes entré en contact avec la plateforme, le nom de domaine du site, les coordonnées éventuelles de votre interlocuteur, la somme investie (avec capture d’écran des opérations bancaires) et tout document qui pourrait être utile à l’instruction (échange de mails, captures d’écran…).
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